Consoles-Fan

Accueil du site > RPG > The Elder Scrolls > The Elder Scrolls IV : Oblivion

The Elder Scrolls IV : Oblivion

Je fais m

vendredi 8 décembre 2006, par NGN

The Elder Scrolls est une s

Oblivion est à mes yeux, un des plus grands monuments vidéoludiques jamais créés à ce jour. Il reprend en effet tout ce qui est à mes yeux est important dans un RPG et le mélange à un monde quasi parfait et surtout à une interaction assez poussée avec cet univers et ce qui l’entoure de près ou de loin. Le seul problème c’est que de parler de cette œuvre est loin d’être évident tant les informations bouillonnent dans mon esprit et que les agencer de façon plus ou moins cohérente relève de l’exploit. Cependant je vais essayer de ne pas trop divaguer et de m’en tenir à l’essentiel.

Commençons par le plus simple : l’histoire. Pour être franc, l’histoire d’Oblivion n’a rien de si extraordinaire, mais la façon dont la trame principale est narrée, rend l’expérience fabuleuse. Pour faire bref, votre paisible monde se dégrade au fur à mesure qu’une menace maléfique venu d’outre ciel se propage telle une épidémie. Cependant cette menace existe depuis des lustres et les grands dirigeants de votre nation ont toujours su canaliser le mal. Mais la mort de votre empereur fait que ce rempart de protection s’écroule et seul un descendant peut de nouveau redresser la barrière de sécurité. La faille dans cette protection est caractérisée par l’apparition de portes d’Oblivion, des sortes de portails dimensionnelles d’où nous envahissent les créatures du mal et dont il est également possible d’entrer pour éradiquer la menace. Vous entrez en jeu à ce moment, puisque vous êtes désigné comme un « héros » et votre mission est d’aider la guilde semi-secrète qui s’est préparée tant bien que mal à cette éventualité au fil du temps. Vous êtes parti pour espionner, recueillir des informations, combattre les vils serviteurs du mal pour la biais de la fermeture des portes d’Oblivion (et par la même occasion vous arrêtez leur prolifération), le tout encadré par une narration parfaite et bien évidemment très épique.

Mais ce qui rend véritablement ce Oblivion si unique et exceptionnel, c’est les apartés. A ma connaissance aucun jeu n’a jamais autant mis en avant les quêtes secondaires. D’ailleurs le terme « quêtes secondaires » est désuet quand on parle d’Oblivion. En effet, certaines guildes demandent plus de 10 heures pour être bouclées, vous vous rendez compte ? Devenir le maître de la main noire (la guilde des assassins), vous prendra autant de temps que vous en avez pris pour finir un Metal Gear par exemple. Et cela c’est sans compter « les petites histoires » que les pnj pourront vous proposer et qui selon le cas pourra vous prendre entre 30 min et 2 heures ! Vous recevez donc la possibilité de remplir votre total de jeu de façon affolante sans toutefois même frôler la trame principale. Sans omettre le fait que chacune de ces mini-épopées vous permettra d’acquérir des objets et des armes plus ou moins inédites et intéressantes selon l’action exécutée. Et le tout est surtout d’une rare diversité ! Certes quelques missions se ressemblent plus ou moins, mais bon sang l’originalité générale du soft est excise. Et encore vous pouvez décider de ne rien faire, de juste vaquer à des activités diverses, comme le vol ou l’organisation d’un vrai réseau de recel. Vous êtes maître de votre façon de jouer.

Et bien sûr pour permettre cette progression, il fallait proposer un univers. Oblivion remplit parfaitement son rôle, puisque l’aire de jeu est tout simplement immense et relativement diversifiée. Il va de soi, que si vous êtes allergiques à l’ambiance « seigneur des anneaux » et que les villes au caractère médiéval vous laissent de marbre, le jeu ne vous est peut-être pas destiné, mais pour ceux qui adorent ou qui supportent cet univers, Oblivion est un vrai bonheur. Cependant de quoi se compose l’univers de « Cyrodiil » ? Majoritairement de grandes villes aux architectures variées, de cavernes, de portes d’Oblivion, de quelques ruines abandonnées aux mains de brigands ou de vils créatures, quelques îles et passages marins et de sublimes plaines entièrement vides. Alors certes, il y a quoi tomber de haut quand on sait qu’une grosse partie du jeu, 50% je dirai, n’est qu’un vaste champ à peine rempli ici et là de tavernes et autres, mais que c’est jouissif. Franchement, se balader en sentant les brins d’herbe se plier sous son poids et en pourfendant son épée contre un loup trop prétentieux, donne un côté épique (« je suis le seul à pouvoir le faire ») prononcé à l’aventure et c’est fort agréable. Notez une géographie assez poussée, plaine et montagne se mêlent à la perfection.

Ce qui est également très plaisant dans le soft, c’est la liberté d’action qui est, on ne peut le nier, presque sans limite. Vous faites ce que vous voulez quand vous le voulez, d’ailleurs un système de « si je progresse, les ennemis progressent aussi » font que toutes les « zones » du jeu se valent ; ce qui veut dire que grosse modo il n’y aucun ordre précis à respecter hors les obligations des quêtes. Et pour ne pas ce perdre dans ce très vaste univers, un journal très complet à été créé. Ce dernier se met à jour automatiquement à chaque action importante achevée et vous permet de tenir à l’œil les quêtes finies ou entamées voire celles qui attendent d’être commencées. Ajouter à ce système fort judicieux, la possibilité de se déplacer d’un point à l’autre de la carte (à condition d’avoir déjà découvert la destination) en juste un click de souris. Sans oublier qu’ une flèche vous indique en permanence là où vous devez vous rendre, à vous de choisir si vous voulez l’utiliser ou non.

Manichéen vous dites !?

Mais pour « étoffer » le continent de Cyrodiil, il fallait le peupler et là aussi on ne peut qu’être admiratif devant le travail accompli ! En effet le nombre de PNJ dans le jeu est tout simplement affolant. Et biens sûr chacune de ces personnes virtuelles a une conscience et une personnalité propre. Et vous êtes unique aux yeux de chacun, par exemple si vous avez tué une personne d’un certain peuple, les personnes ayant vu ce meurtre ne vous apprécieront pas, mais ceux d’un autre village ne vous jugeront pas sur cet acte dont ils n’ont même pas connaissance. Notez cependant que vos actes majeurs traverseront les frontières : fermez par exemple une porte d’Oblivion, et vous serez reconnus dans les rues. Et pour gagner en affinité avec un personnage, il vous suffit de le soudoyer ou de jouer à petit jeu un peu mal foutu. D’ailleurs je m’accorde à dire (et beaucoup d’autres personnes pensent de la même façon) que les relations entre les personnages ne sont pas assez poussées, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. Il n’empêche pas pour autant que chaque personne du jeu a une vie et un programme bien ficelés et qui ne sont pas toujours immuables. Je m’explique, imaginez qu’une femme perde son mari, au lieu d’aller travailler, elle ira chercher de l’aide ; ou encore qu’une raine de principauté aille 3 fois par mois dans son village natal au lieu de rester sur son trône. Je n’ose même pas imaginer le travail monstre que cela a dû demander.

Votre personnage quant à lui, évolue d’une façon purement RPG. Plus vous combattez plus vous gagnez de l’expérience et une fois une certain sommet atteint, vous pouvez gagner un niveau (en dormant). Mais là encore le jeu est bien conçu, puisque vous évoluez seulement quand vous avez augmenter certains de vos qualités majeurs. En effet, au début du jeu, vous choisissez ou créez un personnage qui a une certaine race et donc certaines caractéristiques majeures et mineures. Vous ne prendrez pas un géant pour jouer en mode discrétion par exemple etc. Et généralement vos compétence dites mineures évoluent avec le temps, au nombre de fois que vous l’utilisez ou que vous vous améliorez tout simplement. Le système d’équipement est basique mais efficace. Là encore selon vos acquis, vous pouvez ou non vous équiper de telle ou telle arme ou armure. Ces dernières s’effilochent au fil de l’aventure mais il est bien évidemment possible de les réparer. Toutefois le système de réparation est un poil plus compliqué et onéreux en ce qui concerne les armes et armures magiques.

La jouabilité d’Oblivion est également très bien fichue. Sincèrement jouer sur Pc à un tel jeu c’est une véritable bénédiction. La souris et le clavier font si bon ménage. En effet, le nombre d’objets transportables est assez considérable, et en plein combat on aime bien changer/switcher d’armes/magies sans mettre en pause le jeu. C’est donc pour ça que le clavier et ses nombreux raccourcis faciles d’accès est largement plus appréciable qu’un paddle xbox 360 ou bientôt ps3. Qui plus est la souris et son maniement aisée est d’autant plus propice à cette vue « first personne » qui caractérise le jeu. Le gameplay du soft est quant à lui assez classique mais également très efficace. Si vous ne le savez pas, le jeu peut se jouer à la 3ème personne (à la FABLE), mais le jeu perd tout son charme avec cette vue donc je vous déconseille absolument cette façon de jouer. Et quand on joue à la « FPS », le jeu est extrêmement maniable et peu compliqué. On avance, on saute, on pare, on réalise une action etc. Cependant, je pense que le système de combat aurait gagné à être un zest plus subtil, car au final les actions de combat sont assez peu nombreuses et le maniement des armes et vraiment peu diversifié, c’est assez regrettable. Notez la présence de certaines possibilités fort amusantes comme le crochetage des serrures...

Et la partie technique

Certes le jeu est beau, assez bien animé en général et dispose de certains effets spéciaux aguichants au possible, mais diable qu’il est gourmand. Foncièrement avec ma config, j’arrive à le faire tourner, mais je n’ose même pas tenter la haute résolution et de mettre en « high » les divers effets ; en gros si je ne me contente pas du minimum je n’en suis pas loin. Je vous conseille donc d’investir dans une très bonne carte graphique (malgré mon dual core et mes 2Go de ram, ma Gforce 6600 256 mb montre ses limites). Mais là encore, même si je ne peux pas afficher ce qui ce fait de mieux, le jeu est loin mais alors très loin d’être répugnant, on peut même dire qu’il est plaisant à l’œil. Puis il faut reconnaître que les modélisations sont assez convaincantes en général et que l’univers lui-même a une certaine ampleur et majesté qui fait que le jeu est au final superbe. Le level-design des villes/villages n’est pas en reste, et on peut se permettre de dire que même si les concepteurs du jeu n’ont pas eu sur ce point une originalité à toute épreuve, ils ont cependant su retranscrir avec une justesse effroyable une ambiance moyenne-âgeuse tout simplement divine. Et puis les effets dits spéciaux sont bien rendus (l’effet de transparence est génial). Et le tout est appuyé par un moteur physique adéquat (pas besoin de prouesses pour ce genre de soft).

Et pour finir ce tableau qui est, ma foi, bien fort élogieux ; je dois vous parler de la bande son. La réponse tient en un seul nom : « Seigneur des Anneaux » ! En effet, la personne qui est derrières les musiques de cette fabuleuse trilogie est également le concepteur musical d’Oblivion. Les musiques sont donc superbes et s’adaptent comme il faut à l’action du moment. Tantôt épique, tantôt féerique, la musique passe par tous les stades pour nous faire sursauter devant un ennemi ou au contraire nous émerveiller devant un soleil couchant. En plus tous les dialogues sont doublés et le résultat est assez bon voire très bon selon les cas.

Mais avant de finir ce test, je suis obligé de passer par le point noir du jeu : ses bugs. Malheureusement j’aimerai vous dire que ça n’entrave pas le plaisir du jeu, mais ce n’est pas le cas. On a le droit à des traductions foireuses (des parties du jeu sont complètement en anglais), des personnages qui disent n’importe quoi (qui vous crient dessus pourtant ils vous aiment à 100%), des bugs graphiques, enfin un large éventail de tout ce qui peut se faire en matière de bugs. Cependant là où les joueurs Xbox 360 doivent attendre un patch officiel et ce de manière désespérée, les joueurs PC prennent les reines en main. En effet, des centaines (milliers ?) de « mods » sont disponible sur le net. Ce sont des sortes de petits patchs qui corrigent le jeu et qui vous permettent de personnaliser le soft à votre façon. Personnellement, 1 semaine après l’acquisition du jeu, j’ai installé un mod qui m’a corrigé TOUS mes problèmes de langues. Et les possibilités sont énormes, par exemple vous pouvez avoir un trousseau de clé, customiser votre cheval, avoir droit à une nouvelle race de personnages... En gros, avec cette méthode, les bugs sont atténués à plus de 90%, de quoi rendre le soft on ne plus agréable à jouer.

En conclusion je tirai qu’Oblivion possède toutes les caractéristiques nécessaires pour se démarquer des ses concurrents. Il est long (pour finir le soft à 100% comptez dans les 200 heures de jeu), il est passionnant et met à notre disposition une ribambelle de quêtes annexes et le tout est ajusté pour que tous les types de joueur s’y retrouvent. Qui plus est, le level-design est génial, l’univers de Cyrodiil est dantesque et l’ambiance moyenne-âgeuse qui y règne est tout simplement formidable. En plus le jeu est doté d’une bande son d’excellente facture et des graphismes superbes (si bien sûr, votre carte graphique le permet). Et même si le jeu est buggé, quelques mods résoudront bien vite ce problème éphémère. En somme, vous ne pouvez pas passer à côté de ce jeu !

Graphismes : 88%
Certes le jeu est superbe, mais il reste néanmoins un poil trop gourmand et ce malgré le résultat obtenu.

Animation : 79%
L’animation en général n’est pas trop mauvaise, mais n’osez même pas passer à la 3ème vue : épargnez à vos yeux ce supplice.

Jouabilité : 90%
J’aurai aimé un zest plus de possibilité au combat, mais mis à part cela, tout est parfait !

Bande son : 90%
Rien à redire en ce qui concerne les musiques et les bruitages !

Intérêt : 95%
ENORME !

Note globale : 92%
Un jeu qui n’a pas fini de tourner sur mon pc.

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette