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Apocalypto

L’enfer de la jungle

mardi 30 janvier 2007, par Hellboy

Fort d’un Braveheart

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Les grands peuples peuvent aussi tomber de haut

Drame humain

Difficile d’ignorer le débat totalement à coté de la plaque instillé par La Passion du Christ lorsqu’il s’agit de parler d’Apocalypto. Pour ces deux films : des hordes de critiques et de biens pensants se sont empressés d’ostraciser le film avant même sa sortie. Si l’on comprend que le délire de curé intégriste signé "Martin Riggs" suscite des discussions, les arguments s’orientent toujours vers un mauvais procès d’intention, certes rattrapé par une récente réalité, mais qui au final ne prennent plus en compte le film pour ce qu’il est. Heureusement, cette fois-ci, les poncifs autour de la violence s’estompent au regard du film et de ses évidentes qualités. L’absence de débordements sanglants gratuits, honnis par les gangs de bobos, laisse le spectateur face à une cruauté symbolique dépeignant avec acuité des drames humains.

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La terreur de la jungle : Oeil du milieu

Le sang appelle le sang

Durant les prémisses de la chute de son empire, la civilisation maya cherche par tous les moyens à étendre sa domination. Cette expansion vise à collecter un maximum d’esclaves afin d’apaiser la colère des dieux, toujours plus assoiffés d’hémoglobine et de mises à mort brutales. Patte de Jaguar et son village, peuplant une forêt limitrophe, sont alors emportés dans un maelström de violence générer par leur voisin sanguinaire. Cependant, le film ne se résume pas à son propos de départ, il sert de socle à une œuvre épique s’attachant à dépeindre la condition humaine. Cette quatrième réalisation de Gibson trône parmi les plus aboutis du cinéaste tant dans son formalisme léché que dans son foisonnement thématique. C’est bien simple, depuis la première jusqu’à la dernière seconde, le film scotche le spectateur à son fauteuil, lui fait vivre une expérience rare et le relâche dans le monde moderne avec une marque rouge sur la joue. Très fort me direz-vous ? Eh bien oui. Mel Gibson figure au panthéon des rarissimes cinéastes complets pensant une œuvre à partir du support qu’il exploite, c’est-à-dire ici l’image. Trop souvent et de plus en plus, le cinéma perd son essence à cause du renoncement total à fabriquer des mises en scènes purement cinégéniques (les trois quart de la production actuelle). S’il est complexe de rendre immersif une jungle à des occidentaux, il est encore plus difficile de caractériser des personnages de manière à rendre universelle leurs attitudes afin de s’identifier un minimum. Apocalypto casse les barrières des stéréotypes culturels habituels pour rendre ses personnages, son histoire et ses questionnements pertinents. Les choix de cadre, de découpage, de montage et d’esthétique créent des icônes fortes (les personnages sont identifiables immédiatement : pas besoin de textes pompeux ou de sous entendus lourdingues) et des raisonnements puissants (attachement humain aux liens du sang à travers les séquences scindées entre Patte de Jaguar et ses proches ; et utilisation de la cité Maya telle qu’une parabole sur les dangers d’une foi obscurantiste et aliénante). Au final, une œuvre éthérée qui en appelle autant au cœur qu’à la raison. Viscérale et envoûtant.

P.-S.

R

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1 Message

  • > Apocalypto

    10 mars 2007 04:06, par goldon
    Mister Hellboy je te conseil d’aller voir un livre d’histoire au plus vite pour te rendre compte que la civilation maya representait dans apocalypto n’a rien

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