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Cooking Mama

C’est presque bien mais ce n’est pas encore

mercredi 27 juin 2007, par NGN

J’attendais beaucoup ce petit Cooking Mama et au final je suis rest

Maïté est dans la place

Cooking Mama permet de cuisiner virtuellement quelques unes des recettes les plus connues au monde. Et la liste de plats disponibles est tout simplement ahurissante ! On démarre du vulgaire steak-frites (avec ses déclinaisons) jusqu’au plat japonais le plus atypique en passant pas la cuisson d’ « Aki Super Noodles ». Néanmoins cette liste affriolante n’est qu’un leurre qui n’arrive pas à cacher le manque d’intérêt du soft.

Chaque nouveau plat se réalise à travers diverses étapes qu’on peut qualifier de successives, et bien sûr, chaque palier doit être réalisé parfaitement pour espérer avoir un rang S au final ; ce qui en soi est totalement inutile. Généralement on doit tout d’abord couper les aliments en fines lamelles, puis les assaisonner et pour finir les mettre en place sur une jolie assiette. Néanmoins au bout de 15 minutes, montre en main, on ne fait que s’ennuyer. En effet les actions à réaliser pour préparer un plat se ressemblent toutes et manquent totalement d’originalité. C’est bien gentil de tracer des lignes sur sa DS, d’appuyer sur un bouton et même de temps en temps souffler dessus, mais c’est tellement limité que ça en devient énervant. L’idée de préparer de la nourriture avec des mini-jeux est excellente, mais il y a moyen de faire des choses bien plus amusantes que ce qu’offre cette pseudo-compilation. D’ailleurs le jeu est très mal conçu puisqu’il demande une rigueur trop importante et manque en même temps cruellement de précision. Par exemple si un mini-game requiert de malaxer une certaine mixture, si je ne suis pas au centimètre près les commandes, mon action ne sera pas validée. Au contraire quand il s’agit de découper en lamelles certains aliments, on peut y aller tel un bourrin mais les tranches resteront néanmoins fines et nettes, c’est à n’y rien comprendre.

La durée de vie du soft peut se concevoir de deux façons distinctes, d’une première que je nommerai brute et une autre que j’appellerai nette. En effet, en soi, il y a vraiment pas mal de recettes ; des rangs S en pagaille ; un mode multijoueurs jusqu’à cinq participants ; un mode « free ». Mais d’un autre côté c’est tout à fait inutile. En une à peine vingtaine de confections, le jeu a montré tout son potentiel et on a vite fait de l’oublier, sans compter que le mode multi est vraiment très anecdotique.

Graphiquement parlant, le jeu est plutôt réussi. Son petit design imprégné « manga » est vraiment bien choisi et son habillage étonne également par sa simplicité aguichante. Les plats et leur présentation sont « kawai » au possible et jamais la cuisine n’a parue si plaisante ; même l’huile de friture donne envie d’être bue. La bande son est, quant à elle, discrète et enjouée, en parfaite harmonie avec l’esthétique générale du soft en somme.

Voilà certainement le test le plus court de ma vie et dieu seul sait que c’est déjà trop de lignes consacrées à un jeu sans réelle valeur. Surfant sur la vague « jeux en vogue sur DS », Cooking Mama a su trouver son public (plus de 400 000 copies vendues quand même !), mais il ne reste pas moins le plus mauvais de sa catégorie bien loin derrière de Wario Touch ou encore Project Rub.

Graphismes : 80%
Graphismes simplistes mais le résultat reste cependant très efficace.

Animation : 50%
Tout est tellement pré-calculé et sans vie que finalement notre intervention ne se répercute que trop peu sur l’ensemble du résultat affiché à l’écran.

Jouabilité : 49%
Mal fichue !

Bande son : 72%
Une bande son bien pensée et en osmose parfaite avec l’esprit général du soft.

Intérêt : 20%
Et on ose faire payer ça 35 euros !

Note globale : 39%
Ne perdez ni votre argent ni votre temps avec ce jeu.

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