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BioShock

Ni Rois ou Dieux.

mercredi 12 septembre 2007, par Van Fanel

Avant la d

Le jeu démarre exactement comme dans la démo, le héros se retrouve en plein milieu de l’océan suite au crash de son avion. Il réussi à remonter à la surface et trouve près des débris en flamme un phare se dressant au milieu de nulle part. Ce bâtiment semble être la seule échappatoire à cette catastrophe. Vous (oui, c’est vous le héros) rentrez donc dans le phare, la pièce s’illumine d’un coup vous laissant découvrir un ascenseur. N’écoutant que votre courage, vous décidez de prendre cet ascenseur. Ce dernier vous mène à Rapture, il s’agit d’une cité sous-marine créée par un certain Andrew Ryan dans laquelle chacun récolte les fruits de son labeur sans se soucier de l’éthique, de la foi ou de la morale. Ce qui est inventé par l’homme revient à l’homme sans contraintes ni interdits. Cependant, vous allez vite vous rendre compte que Rapture n’est pas vraiment le paradis que Ryan avait promis. La cité est en pleine perdition et semble être habitée par des êtres qui ont perdu une grande partie de leur humanité. Bref, à vous d’en savoir plus et de surtout sortir votre petit popotin de cet enfer.

BioShock appartient à la grande famille des FPS, mais celui-ci arrive à tirer son épingle du jeu grâce notamment à une approche différente du gameplay et grâce à une aventure solo longue et intrigante. En plus des armes traditionnelles telles que le revolver, le fusil à pompe, la mitraillette ou le lance grenade, le soft propose une multitude de pouvoirs afin de varier les plaisirs et surtout pour aborder différemment les situations rencontrées.

Les pouvoirs sont acquis par l’intermédiaire de plasmides (sortes de substances fluorescentes) dont la particularité est de modifier le patrimoine génétique de son utilisateur. Il existe deux types de plasmides, ceux d’acquisition de capacités et ceux d’amélioration et de soutien. Les premiers permettent d’obtenir les pouvoirs de télékinésie, de décharges électriques, de rage, de combustion,... Tandis que les seconds, eux, améliorent la résistance aux attaques enflammées, ralentissent la détection des caméras de surveillance ou permettent de récupérer plus de vie avec les objets de soins et ainsi de suite.

Bon, maintenant, il est grand temps d’expliquer comment fonctionne le tout. La gâchette de droite permet d’utiliser les armes habituelles, alors que celle de gauche actionne les pouvoirs. Le passage de l’un à l’autre est vraiment aisé. Le choix des armes se fait par l’intermédiaire de RB, soit par défilement (simple pression sur la touche concernée), soit par sélection (pression prolongée sur le bouton ouvrant une arborescence pour choisir directement l’arme souhaitée). Pour le choix des pouvoirs, il suffit d’effectuer la même procédure mais avec LB cette fois. Ce système un peu particulier est au final très ergonomique.

Comme pour les armes, l’utilisation des pouvoirs nécessite des « munitions », celles-ci se présentent sous la forme de seringues que vous vous injectez pour recharger votre barre d’Eve (la barre bleue en dessous de la barre de vie). Chaque pression de la gâchette de gauche fait diminuer la jauge et selon le pouvoir, celle-ci se vide plus ou moins vite. Contrairement aux armes, le nombre de plasmides transportables est limité à six maximum par catégorie. Ce qui est un peu embêtant car il y en a bien plus que six pour chaque catégorie. Donc, vous allez devoir choisir précautionneusement les plasmides qui correspondent le mieux à votre style de jeu. Cette limitation peut paraître contraignante mais avec un peu de pratique vous constaterez que ce n’est pas le cas.

A côté de la récolte des plasmides, il est impératif que vous partiez à la recherche d’Adam. Ce patrimoine génétique est essentiel à votre progression dans le jeu car il permet d’obtenir de nouveaux plasmides mais aussi d’augmenter vos capacités comme par exemple rallonger votre barre de vie. Le seul moyen de trouver de l’Adam est de moissonner (excusez le terme barbare) une petite sœur. Celle-ci se ballade dans les différents niveaux dans le but de récolter le fameux Adam sur les différents cadavres. Le seul souci, c’est que la fillette est toujours accompagnée d’un protecteur. Ce dernier est une sorte de mastodonte en scaphandrier lourdement armé dont la mission est d’assurer à tout prix la protection des gamines. Une fois le protecteur (ou Monsieur B pour les intimes) annihilé et l’Adam récolté, il est grand temps pour vous de faire quelques emplettes aux bornes dédiées.

L’argent est un élément très présent dans la cité sous-marine de Rapture. En effet, vous trouverez facilement de l’argent comme des munitions dans les différents lieux de la cité mais aussi en fouillant minutieusement tous les éléments du décor (poubelles, coffres, bureaux, cadavres,...). Mais en plus de ces fouilles, les développeurs ont eu la bonne idée d’ajouter plusieurs types de bornes pour obtenir toutes sortes d‘objets ou de capacités. Je ne vais pas toutes vous les énumérer mais sachez que vous pourrez, par exemple, acheter des munitions, acquérir ou améliorer des plasmides, inventer des objets, recharger votre barre de vie,... Ce n’est pas tout car il est possible de pirater toutes ces bornes ainsi que les mécanismes de sécurité. Le piratage se présente sous la forme d’un mini-jeu ressemblant à l’antique « Pipe Dream » et lorsque ce jeu est réussi, vous pouvez alors obtenir des réductions de prix, de nouveaux objets ou carrément une tourelle volante. Vraiment chouette comme idée !

Maintenant, il est grand temps d’aborder le sujet qui fâche : les défauts du jeu. Malheureusement, ils sont bien présents et je me dois de vous en parler car j’ai fortement l’impression que certains les oublient. En effet, bien que l’aventure soit longue, celle-ci est affreusement linéaire. Le côté jeu d’aventure très développé (par exemple, pour ouvrir une porte, je dois faire une bombe électromagnétique mais pour cela, il me faut de la nitro, plus des câbles, plus...) m’a semblé un peu abusé, car j’ai eu la furieuse impression que la durée de vie était rallongée de manière artificielle. Donc au final, le jeu est long surtout grâce aux nombreux allers-retours imposés par le scénario. A côté de cela, il est vraiment dommage que les pouvoirs ne soient finalement pas plus développés que ça (essayez de tuer un protecteur rien qu’avec vos capacités spéciales et vous allez comprendre votre douleur) alors que dans « Second Sight », par exemple, il y a moins de pouvoirs mais ceux-ci sont beaucoup plus efficaces. Mais ce n’est pas tout, car un concept à la base fort sympathique vient détruire tout le challenge du jeu. Celui-ci part du principe que chaque action accomplie ou entamée est gardée en mémoire (si vous enlevez la moitié de la vie d’un ennemi et que vous mourrez, lors de votre retour en jeu le méchant conserve les dégâts infligés auparavant). L’idée est plutôt bonne à la base mais perd tout intérêt avec la présence de check point ou vita-chambre. A partir de là, le jeu ne présente plus aucun challenge car il suffit de recommencer autant de fois qu’il faut le passage concerné pour le réussir car à chaque « résurrection », le joueur récupère au minimum la moitié de sa barre de vie (trois ou quatre régénérations pour tuer un protecteur sans perdre une seule trousse de soins). Et comme les vita-chambre sont plutôt nombreuses, le jeu en devient affreusement facile. Pour terminer cette valse de critiques, Bioshock est exempt de mode multi, c’est vraiment dommage surtout que le jeu tourne sur Xbox 360.

En conclusion, le titre est véritablement de qualité mais le « hype » tournant autour de celui-ci ne me paraît pas justifié. Je sais que certains ne seront pas du tout d’accord avec moi mais dites-vous bien que le soft contient quelques défauts venant malheureusement gâcher le plaisir de jeu. Attention, le jeu n’est pas décevant mais c’est loin d’être le Graal.

Graphisme : 09/10
- Comme le titre utilise l’Unreal Engine 3, il est clair que la réalisation est tout à fait digne d’une nextgen. Le jeu est beau, les monstres sont très bien modélisés, les textures sont splendides et les effets de lumière ainsi que les effets d’eau déchirent tout. Un grand festival pour les yeux !

Maniabilité : 07/10
- Un FPS ne sort son véritable potentiel qu’avec le couple claviers/souris. Le passage à la manette se fait donc au détriment de l’ergonomie et de la précision. Cependant, le soft gagne un viseur et un système de choix d’armes et de pouvoirs finalement pas trop mal pensé. Bien mais pas top.

Bande son : 09/10
- S’il y a bien un point sur lequel le titre est inattaquable, c’est au niveau de son ambiance sonore. Celle-ci est oppressante à souhait et immerge parfaitement le joueur dans ce contexte glauque et malsain. De plus, le doublage en français est pour une fois d’une excellente qualité et c’est avec un réel plaisir qu’on se laisse bercer par la voix des doubleurs. La musique, quant à elle, n’est pas transcendante mais peu importe.

Note finale : 08/10
- En définitive, BioShock est vraiment un très bon jeu. Mais ce ne n’est pas non plus la tuerie annoncée par beaucoup de sites spécialisés. Quelques défauts comme la linéarité de l’aventure ou le manque de challenge causé par la « technique de la résurrection » viennent ternir ce beau tableau. De plus, il est assurément dommage qu’il n’y ait pas de mode multi. Malgré tout, l’expérience proposée est véritablement de qualité.

P.-S.


- Titre : BioShock
- Editeur : 2K Games
- Date de sortie : 31/08/2007
- Machine : Xbox 360

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