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Project Sylpheed

Inutile de vous refaire la blague du fromage blanc.

jeudi 30 août 2007, par poisoned

Difficile pour moi de tergiverser pendant des heures sur Silpheed Mega CD ou encore la plus r


Sortez vos Katana...

Comme vous avez pu le comprendre dans cette légère introduction, je ne suis pas un adepte du genre « shoots spatiaux » ou de batailles dans l’espace en générale. Avec Project Sylpheed, il était clair que j’allais être servi et mon dégoût pourrait vite prendre le dessus sur la simple envie de jouer. Project Sylpheed pourrait s’apparenter à un mix entre des jeux comme Colony Wars, Starlancer, Wing Commander, Macross ou encore Rogue Leader. Cela ne vous aide pas vraiment mais définir ce type de jeux ainsi reste plus simple pour moi en tant que newbie du genre. Pour tout de même vous plonger dans le contexte, voici un léger résumé de l’histoire.

Vous êtes en 2632 et vous dirigez Katana, un jeune pilote de 19 ans, au service du pouvoir central terrien. Avec vos chers coéquipiers, vous allez devoir faire face à l’ADAN army, une alliance de plusieurs planètes et donc de pilotes prêt à en découdre avec vous. Sans trop rentrer dans les détails, voilà à peu près le scénario du jeu. Bien évidemment, je ne vous évoquerai pas les renversements de situations, les fausses surprises du scénario auxquelles on s’attend depuis le début, etc. Bref, il n’y a rien de bien original là-dedans, mais le scénario à au moyen le mérite d’être compréhensible sans problème. Par ailleurs, tout cela vous est narré par le biais de scènes cinématiques se déroulant la plupart du temps au début de chaque chapitres. Autant vous prévenir de suite, les scénettes ne sont pas à couper le souffle et on a déjà vu bien mieux en terme de graphismes ou encore de jeu d’acteurs. Pas de quoi fouetter un chat donc, mais ça a le mérite d’exister.

Prise en main un poil prise de tête

Afin de prendre le jeu en main et de pouvoir contrôler avec succès votre vaisseau, il est fortement conseillé de passer par la phase de tutorial sous peine de se retrouver dans une mélasse dès les premiers instants de jeu. Fort heureusement, le tutorial de Project Sylpheed est bougrement bien conçu et vous apprendrez rapidement les commandes de votre « bolide » de l’espace. Votre vaisseau pourra donc s’équiper de trois armes différentes, effectuer moult mouvements comme l’accélération, la décélération, le coupage du moteur, les loopings ou réaliser d’autres figures typiquement spatiales. Tout y est et c’est l’un des points forts du jeu. Il vous faudra sûrement un temps d’adaptation pour tout assimiler mais après tout, devenir un pilote hors pair n’est pas chose aisée. Mis à part cela, vous bénéficierez aussi d’un radar assez complet pour localiser vos ennemis, vos priorités ou encore les hangars afin de ravitailler votre vaisseau. Afin d’abattre vos ennemis, il vous sera conseillé de les locker à la manière d’un Panzer Dragoon ou encore d’utiliser des rayons lorsque l’ennemi est proche de vous. En bref, tout est fait pour une parfaite immersion dans le jeu et ce n’est pas fini.

C’est lors de votre première mission que vous pourrez mettre en pratique tout ce que vous avez appris et là les choses deviennent un peu plus fastidieuse car les informations se bousculent un peu à l’écran. De plus, vos supérieurs ne manqueront pas de vous donner des objectifs et des conseils au cours de votre périple ce qui ne facilite pas toujours la lecture à l’écran. Pour les néophytes comme moi, inutile de préciser que tout comprendre relève de l’exploit. Malgré tous les bons côtés précédemment cités, on se retrouve vite avec un jeu donnant deux impressions opposées. D’un côté, on est vite enchanté par le côté réaliste du jeu en terme de gameplay. En effet, il est possible de se ravitailler, de customiser votre vaisseau après une bataille afin d’améliorer votre armement par exemple et les batailles deviennent agréables une fois que la partie technique à fait tilt dans votre cerveau. De l’autre côté, on va regretter beaucoup trop de choses pour dire que Project Sylpheed est un jeu vraiment plaisant pour les non habitués du genre.

J’étouffe dans l’espace !

La première chose à constater est que votre vaisseau est extrêmement lent. On a beau être dans l’espace et être censé filer à toute vitesse, votre navire spatial vous semblera toujours voguer comme un escargot à bout de souffle. Ce phénomène rend le jeu un peu mou du genou et ce n’est que le premier effet kiss cool. Vient ensuite l’aspect esthétique du jeu et il est clair que sur ce point on ne peut pas crier au génie. Si les vaisseaux sont plutôt bien modélisés et les explosions presque impressionnantes, on ne peut pas en dire autant des décors d’un vide intersidérales ! L’espace ne vous aura jamais paru aussi grand et vide encore une fois. On a légèrement l’impression de voler sur un wallpaper et à l’ère des next gen ça ne le fait pas vraiment. On assiste aussi à un enchaînement d’effets et de couleurs qui n’est pas toujours du meilleur goût. En effet, la surenchère de couleurs et de traînées fait à la va vite vous rendra peut être un brin malade. Cela nous amène directement au dernier constat technique qui concerne les baisses de frame rate assez hallucinantes. Pourtant on ne peut pas dire que le nombre d’objets à l’écran laisse rêveur et justifie ce problème technique. En bref, le côté artistique du titre laisse franchement à désirer à mes yeux.

Ensuite, même si le jeu est long et difficile, ce qui n’est pas spécialement pour me déplaire, la durée de vie est plus ou moins faussement allongée. Le but de chaque mission devient très vite répétitif et on passera parfois une bonne heure à parcourir un niveau tant la difficulté est abusive et les missions sont trop longues à mon goût. De plus, le découpage de celles-ci est cruellement redondant. On commence toujours sa mission par un simple objectif et finalement on se retrouve vite fait à enchaîner 3 ou 4 « sous missions » de 10 minutes chacune. Il est clairement irritant de recommencer une partie de la mission 3 ou 4 fois avant de réussir. Le palme revient tout de même aux objectifs limités dans le temps où la frustration prend le dessus.

Sans vous avoir annoncer toutes les subtilités du jeu et de son gameplay, Project Sylpheed reste malgré tout un jeu plaisant pour peu que l’on s’investisse dans l’histoire et bien entendu qu’on aime les space opera. Difficile donc pour moi de juger le jeu à sa juste valeur et c’est bien pour cela que j’ai pris du recul avant d’attribuer le verdict de la mort qui tue. Si l’on arrive à passer outre les imperfections techniques et certaines fautes de goût, il n’est pas impossible de prendre un véritable pied avec Project Sylpheed car il propose tout de même un gameplay agréable et bien fichu. Reste à savoir maintenant quel genre de joueur vous êtes. Loin d’être un mauvais jeu mais pas non plus inoubliable, Project Sylpheed cible avant tout les amateurs du genre. Les autres devront certainement passer leur chemin à cause des grosses faiblesses entachant le jeu. Pour ma part je suis à la fois agréablement surpris mais aussi déçu sur la longueur.

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