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Resident Evil : Extinction

The worst adaptation

jeudi 25 octobre 2007, par NGN

Que vous fassiez attention

Un bon début, une suite minable et un troisième volet tout simplement pourri

Tout commença avec Resident Evil, un film se basant sur une licence bien connue des joueurs. Certains ont été déçus par cette adaptation et cela se comprend, en effet le film n’a presque rien en commun avec le jeu vidéo du même nom. Mais c’est ce « presque » qui fait toute la différence, puisque cela conçoit qu’il y a eu un alliage fort étonnant entre du connu et du totalement nouveau. Bref, on a eu droit à un film de zombies avec un scénario relativement convaincant, des grosses armes, des méchants qui giclent de partout et avec en prime tout un background inspiré sinon pas calqué du jeu vidéo portant le même nom. Avec autant de bonnes choses, on oublierait presque les quelques rares erreurs de cadrage que comportent le long métrage.

Puis, on a eu droit à un deuxième film qui lui est beaucoup moins inspiré et ce même s’il met en scène une Jill Valentine superbe. Un film qui est lent, mal filmé, trop sombre, très pauvre au niveau du scénario et qui met même en scène des monstres réalisés avec de la pâte à modeler. A jeter aux oubliettes.

Puis, il y a eu ce fameux troisième volet. Il reste à ce jour une des pires daubes du cinéma. Commençons par le scénario. En fait, comme vous le savez, un terrible virus s’est propagé dans le monde et tous ceux qui rentrent en contact avec ce premier se transforment en zombies ; mais la particularité du film se situe dans le fait que la terre elle-même a été contaminée (délaissement de la population, etc.). Le plus drôle dans l’histoire, c’est que le projet se veut vraiment être « intéressant » et qu’au final il met presque au second plan les zombies et leur destruction pour se concentrer sur un débâcle d’absurdités. Cette focalisation malvenue sur le scénario a pour conséquence directe de réduire les scènes d’actions du film. Si on peut pardonner un final expéditif, on ne peut omettre le fait qu’il n’y ait que deux (en comptant large) autres scènes d’action. Et comme, en plus, le tout est gâché à coup de super pouvoirs qui n’ont strictement rien à faire là, on ne peut qu’être dépité devant le résultat à l’écran.

Avec tout ça j’aurais été surpris si le jeu d’acteur avait été intéressant, mais comme il ne l’est pas, il n’y a aucun besoin de s’y attarder des heures et des heures. En même temps ce n’est aucunement la faute des acteurs si le résultat est si mitigé, c’est plutôt le script qui est en tord. On a l’impression constante de se retrouver en plein milieu d’un film où le prévisible et le caricaturale se partagent la part du gâteau. Entre le mordu qui cache son infection jusqu’à la fin et le héros qui meurt pour sa belle dulcinée, on ne sait plus vraiment où se mettre. Même Claire Redflield n’arrive pas à rattraper le niveau et ce n’est certainement pas ce cher Wesker de pacotille qui y arrivera.

Un des seuls points positifs du film -sinon le seul-, c’est la beauté de l’image. Les plans s’enchaînent avec une facilité déconcertante et le suivi des personnages est d’une fluidité à toute épreuve. Les décors proposés, bien que très banals, rendent extrêmement bien à l’écran et on s’étonne encore du sentiment « d’oppression » ressenti malgré la forte luminosité présente. Les effets spéciaux, quant à eux, sont bien fignolés et les zombies ressemblent enfin à ce que j’ose appeler des monstres. Au placard donc les « Nemesis » réalisés en patte à modeler. La bande-son se permet d’être d’un niveau acceptable mais, en soi et vu la qualité globale du film, c’est presque une bénédiction.

La licence Resident Evil est décidément bien morte au cinéma et ce n’est pas le dénouement de la fin du troisième volet qui me contredira. En plus, ce sont certains acteurs de talent qui en payent le prix et qui se donnent une très mauvaise image en participant à ce genre de film bâclé.

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