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Resistance : Fall of Man

Quand FPS et anachronisme...

vendredi 26 octobre 2007, par Shitan

Sony peut dire merci

Des aliens en 1950

Le monde sort éprouvé de la Seconde Guerre Mondiale. Déjà, les deux blocs, Ouest et Est commencent leur course à l’armement. En U.R.S.S., un programme secret prend forme. Brusquement, le pays décide de fermer toutes ses frontières, ce qui provoque une certaine tension internationale. Peu après, l’Europe comprend pourquoi : les Chimères lancent une attaque massive. En quelques mois, c’est tout le Vieux Continent qui est rasé. L’Angleterre résiste un peu, mais tombe à son tour. Afin d’aider leurs anciens alliés, les Etats-Unis lance une opération massive pour contrer cette menace grandissante. Un seul homme, Nathan Hale, sergent de l’armée américaine, et mystérieusement résistant au virus chimérien, va devoir sauver le monde.

Comme souvent dans un F.P.S., la trame globale ne vole pas bien faut. Elle reste néanmoins suffisamment accrocheuse pour être appréciée, surtout que la majorité des cinématiques se passent sous forme de photos noires & blanc, donnant au tout un air d’ « archives de guerre » commentées.

Halo-Life²

Ce sous-titre un brin étrange résume pourtant assez bien ce qu’est Resistance : un pot-pourri des meilleurs FPS disponibles sur console et PC. Commençons par l’aspect Half-Life du jeu. A l’instar de celui-ci, le FPS d’Insomniac se complet dans un level-design extrêmement limité, réservant 85 % d’intérieur pour 15 % d’extérieur. Rien de grave me direz-vous, d’autres titres comme FEAR font passer le premier ratio à 99 %. Cependant, dans le cas présent, force est de constater que les intérieurs se ressemblent et se succèdent sans discontinuer, avec très peu d’originalité. On enchaîne les salles avec une seule entrée et sortie la plupart du temps, et peu de liberté est laissée au joueur pour découvrir le décor. On a constamment l’impression d’évoluer dans un environnement immense, on nous montre certains décors grandioses, mais impossible de s’écarter du minuscule chemin prévu. Rageant. Notons toutefois quelques plaines vraiment vastes qui vous réservent des batailles d’envergures.

Le côté HALO du titre se remarque immédiatement dans la barre de défense. Celle-ci est représentée par quatre quarts. Chaque tir encaissé la fait chuter, et vous mourrez une fois le point zéro atteint. Afin d’éviter que le joueur ne succombe trop rapidement, les développeurs ont permis au dernier quart entamé de se recharger une fois à l’abri. Problème : ce système se révèle complètement inefficace, puisque le titre est tellement intense dans son action qu’il vous oblige à prendre des risques et à avancer sous une pluie de balles pour pouvoir progresser. On se retrouve donc très rapidement à un quart de vie, et l’on doit souvent faire de longs aller-retour pour aller chercher de la vie. Le pire étant que quelques points de contrôles sont situés en plein milieu de l’action, tant et si bien que vous mourrez quasiment au moment votre avatar virtuel refait surface. Frustrant au possible.

Il faut chercher l’originalité du soft du côté des armes présentes. Et là, c’est un sans-faute. Elles sont toutes intéressantes, uniques et se révèlent véritablement jouissives à l’emploi. En outre, elles disposent toutes d’une fonction de tir annexe : grenade sur le fusil de base, marqueur sur une autre, double tir sur le fusil à pompe, etc. Je vous laisse la surprise de les découvrir tant elles sont réussies.

Enfin, les plus acharnés d’entre vous pourront en découdre via le mode online du titre, jouable jusqu’à quarante simultanément sans un pet de lag. Impressionnant. Le tout reste cependant un poil trop bourrin pour devenir vraiment passionnant, et les maps sont un peu trop petites. Ce mode de jeu saura néanmoins prolonger relativement la durée de vie du jeu.

Abordons la dernière partie de cette critique, qui se concentrera sur l’aspect graphique et sonore du titre.

Sympa, ton jeu X-BOX !

La première fois que l’on voit le jeu, on a du mal à croire que le jeu tourne sur la si puissante PlayStation 3. Les couleurs sont ternes, la modélisation des ennemis est moyenne, les décors n’arrachent pas les rétines. On sent bien que le jeu a été développé sur un kit peu avancé. C’est d’autant plus flagrant car plus on avance dans le jeu, plus celui-ci devient joli (notamment les intérieurs chimériens). Dommage.

Au niveau sonore, c’est du tout bon. Les bruitages nous plongent pleinement au cœur de l’action, et les musiques se chargent de donner un véritable souffle épique à certaines scènes. Du bon boulot, et un excellent aperçu des capacités sonores de la dernière-née de Sony.

Un jeu en demi-teinte

La faible expérience d’Insomniac dans le domaine aura finalement été préjudiciable à Resistance. A vouloir trop pomper sur la concurrence, le soft peine à se trouver une véritable identité, ce qui se révèle frustrant quand on sait qu’il dispose d’indéniables qualités au rang duquel figure son arsenal de qualité. Gageons que les développeurs sauront tirer des leçons de leurs erreurs et que le futur second épisode sera un prétendant au titre de licence-phare du F.P.S. sur PlayStation 3.

P.-S.


- D

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