Consoles-Fan

Accueil du site > RPG > Mass Effect > Mass Effect

Mass Effect

Vers l’infini...

mercredi 26 mars 2008, par Shitan

Voil

Futur proche

La guerre du premier contact a pris fin. L’humanité a découvert l’existence d’autres races extraterrestres après avoir trouvé des ruines d’une très ancienne civilisation sur Mars. Depuis, la civilisation humaine a fait un bond sans précédent d’un point de vue technologique. Les autres populations vivant à chaque coin de la galaxie ont cependant des doutes quand à votre arrivée à la Citadelle, le centre névralgique de l’espace Concilien, une fédération de systèmes régentée par le Conseil, l’autorité suprême. Vous incarnez le commandant Shepard, un humaine ayant été choisi par l’ambassadeur humain et l’armée pour être son symbole auprès du Conseil. Vous vous préparez donc à être évalué pour entrer parmi les Spectres, l’unité spéciale d’intervention de la Citadelle. Mais les choses ne vont pas se dérouler exactement comme prévu et vous allez vous retrouver entrainer dans une course contre la montre afin d’empêcher une catastrophe à l’échelle galactique...

Il est assez difficile de se faire une idée de la qualité du scénario de Mass Effect à partir de ce seul résumé. L’intrigue met un certain temps à se mettre en place, mais elle réserve suffisamment de surprises pour satisfaire pleinement le joueur. De plus, elle constitue une base au fantastique background créé par Bioware. Pas moins de quatre ans de travail ont été nécessaire afin de mettre sur pieds un univers entiers avec ses races, son histoire, ses planètes, ses systèmes, ses entreprises, j’en passe et des meilleurs. Il en résulte une impression de maturité et une cohérence jamais atteinte dans un jeu vidéo. C’est bien simple, on a là un équivalent à Star Wars. Et ne croyez pas que cette somme d’informations soit rébarbative, au contraire, puisqu’elle se distille naturellement dans les conversations et que vous aurez la joie de découvrir dans le menu principal un codex qui vous expliquera, via une voix (pour les informations principales tout du moins), tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les forces en présences, sur les différents lieux, j’en passe et des meilleurs. Chapeau à Bioware pour avoir réussi ce tour de force.

Passons maintenant au système de jeu. Mass Effect est un RPG. Ce qui implique des combats, une montée en expérience progressive, et un choix à opérer au niveau des compétences. Au tout début de l’aventure, vous êtes amené à définir votre classe de personnage, chacune ayant des avantages et des inconvénients au niveau de l’armement, des compétences électroniques ou des pouvoirs biotiques (les magies du jeu, pour simplifier). Une fois votre choix fait, il vous sera impossible de revenir en arrière, soyez prévenu.

Pour ceux qui craignaient des combats aléatoires, au tour par tour ou non dynamiques, rassurez-vous, les affrontements de Mass Effect tiennent plus du jeu d’action à la Gears of War qu’aux batailles d’un Final Fantasy. En effet, vous vous déplacez en vue à la troisième personne, et dès que vous sortez votre arme, vous passez en vue « caméra au-dessus de l’épaule » pour plus de précision. Il devient alors très aisé de coller une raclée à vos opposants, d’autant plus que des raccourcis très pratiques existent pour indiquer à vos alliées des positions de repli, quel ennemi attaquer, le moment de se battre en retraite, etc. On a vraiment l’impression de commander son escouade et d’agir clairement en fonction de l’évolution de la situation. Pas de panique non plus si votre équipement n’est pas approprié, vous pouvez à tout moment mettre le jeu en pause par une simple pression sur RB ou LB et activer une sorte de roue, vous laissant choisir votre magie ou l’armement adéquat.

La montée en expérience, quant à elle, se fait de manière très naturelle. Ici, point de level-up à outrance pendant plusieurs heures dans une zone peuplée de monstres surpuissants. Non, dans Mass Effect, tout est prétexte à gagner de l’expérience. Le simple fait de discuter avec des personnes, d’ouvrir des coffres ou encore d’observer le décor vous fait gagner des points. Bien sûr, vous en obtenez aussi en dézinguant à tout va. Mais la possibilité de laisser la liberté aux joueurs de choisir par quel biais ils préfèrent que se fasse l’évolution de leur équipe est une excellent idée à mettre au crédit des développeurs. De plus, la répartition des points se fait facilement entre toutes vos capacités, et il est possible de revenir en arrière en cas de mauvais choix.

Enfin, le dernier point à aborder concerne les missions annexes et le contenu téléchargeable. Vous avez sans doute lu ici et là que Mass Effect avait une durée de vie un peu faiblarde. J’aimerais apporter quelques corrections à cette affirmation. Tout d’abord, le compteur de jeu est complètement bugué. En effet, ce dernier ne prend en compte que les phases où votre personnage bouge. Exit donc les cinématiques, et surtout, les dialogues. Un choix étrange de la part de Bioware. Deuxièmement, les quêtes annexes sont à faire absolument. Bien qu’un peu répétitive dans la construction des environnements visités, elles vous permettent d’approfondir de manière importante l’extraordinaire background évoqué plus haut. Attendez-vous également à une grande variété dans les tâches à accomplir, et qui change en fonction des dialogues avec les personnages secondaires. Soyez plutôt conciliant, et vous pourrez régler la situation sans tirer le moindre coup de feu ou soyez totalement pragmatique, et cherchez à atteindre votre objectif par tous les moyens, même les plus expéditifs. Au final, ces quêtes secondaires sont donc totalement indispensables pour apprécier Mass Effect ainsi que le travail des développeurs à sa juste valeur, et elles augmentent considérablement la durée de vie, qui frôle la quarantaine d’heures.

Quand au contenu téléchargeable, il est paru le 11 mars dernier sur le XBOX Live pour 400 points, soit un peu plus de 4 €. Intitulé Turbulences à 900 000 pieds (Bring Down The Sky en VO), il est impératif d’avoir une sauvegarde en cours de partie pour en profiter. Au programme, 1 h 30 de gameplay (compteur de jeu) qui vous emmènera directement sur un astéroïde à la rencontre d’une race simplement évoquée dans le jeu original, les Butariens. A vous de déjouer la crise qui met en jeu la vie de millions d’individus. Très rythmée, cette mission complète à merveille l’aventure principale et permet de prolonger l’expérience avec délice.

Terminons avec l’aspect technique et sonore du soft.

Le debugage, c’est bien

Je ne sais pas trop ce qui s’est passé chez Bioware lors du contrôle qualité du jeu, mais le résultat est vraiment en demi-teinte. Les graphismes sont la plupart du temps sublimes, avec une direction artistique de haute volée et les animations faciales lors des dialogues vous décrochent la mâchoire. Le problème est que tout ça se paye avec un frame-rate des plus asthmatiques, oscillant en permanence entre 30 images par seconde et 60 images par seconde, sans jamais se fixer. Ajoutez à cela des loadings intempestifs, des pop-ups de textures (elles se chargent en retard), quelques bugs qui obligent à avancer accroupi sous peine de rester coincé sur une dalle, et on obtient un bilan très mitigé. Cependant, cela ne doit pas vous décourager de faire le jeu, qui propose tout de même des décors absolument époustouflants par moment.

Au niveau sonore, il faut saluer la performance des ingénieurs du son, qui sont arrivés à un niveau de qualité rarement atteint. Le tout couplé à une bande-son éclectique d’une excellente qualité, on obtient un résultat très flatteur pour nos sens auditifs.

Un jeu qui fera date

Malgré ses quelques défauts techniques parfois agaçants, Mass Effect est clairement un jeu culte. Ambitieux, proposant pour la première fois un vrai space-opera digne de ce nom sur console, prenant de par son univers travaillé jusque dans les moindres détails, il s’impose sans aucune difficulté comme le meilleur jeu disponible sur XBOX360, et le meilleur RPG de cette jeune génération de console.

P.-S.


- D

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette