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Test Drive Unlimited

Dragsters et déventages auto/moto

mardi 1er janvier 2008, par Teiseken

Quand Atari nous sort un Test Drive, il faut s’attendre à tout. Ici, next-gen oblige, Atari a décidé de taper un très grand coup ! Ouch, ça fait mal !

Test Drive Unlimited, c’est d’abord un travail de fond titanesque avec une île entière pour nous tout seul (ou presque) et des modèles de voiture et motos de marques prestigieuses. Cependant pour goûter aux joies de la moto, il va falloir cravacher sur les objectifs. TDU ne fait pas vraiment dans la dentelle quant à la difficulté. Si vos déplacements sont assez libres, vous êtes bridés dans votre progression. Il faut gagner pour débloquer le droit d’accéder à de nouvelles étapes, de nouveaux types de véhicules,... Les premières heures sont enchanteresques avec un déroulement scénarisé, la personnalisation vestimentaire de votre personnage, l’achat de maisons, la location de voitures,... On voit aussi que le nombre d’épreuves de conduites différentes est très satisfaisant. Il existe notamment des missions de convoyeur, coursier, vitesse, auto-stoppeur,... Tout ça avec une carte toujours accessible qui répertorie à l’aide d’icones les endroits les plus follement appréciés des pilotes en herbe. Autre point positif, la réalisation n’avait pas trop à rougir à l’époque où il était sorti. Niveau musique c’est acceptable sans être l’extase intégrale quant à la sélection des titres. En revanche, on donnera un bon point pour la qualité de reproduction sonore des moteurs : couplez ça à des vues particulièrement adaptées (voir son aileron arrière en se retournant depuis l’intérieur de l’auto : c’est le top ! (sans parler des superbes vues intérieur avec le tableau de bord) et vous serez facilement émerveillés. Au départ, vous adorerez airer dans cette île caradisiaque. Mais très vite entre les qualités visuelles et artistiques que vous lui trouverez, vous allez percevoir que le moteur graphique a quelques faiblesses. Les rendus des paysages sont ternis par quelques effets d’escalier et vous allez trouver que beaucoup de décors se ressemblent car il n’y a pas de grosses différences climatiques ou de végétation de part et d’autre de l’île. Ce sont surtout les textures et la modélisation des végétaux qui manque de variété. Par contre le relief varie fréquemment. Ce qui fait la particularité du jeu, c’est qu’on joue sur une carte ouverte. C’est une carte à la GTA si on veut : elle se charge en directe live et ses limites géographiques sont fort éloignées les unes des autres. Sur la route, il y a la circulation avec laquelle il faut composer : attention aux crashs et aux policiers qui vous feront perdre un temps précieux. Sinon une chose fort agréable qu’on remarque d’entrée de jeu, c’est la fermeté des suspensions de toutes ces merveilles mécaniques. On ressent cela surtout quand on sort de la route pour passer sur l’herbe du bas côté (bordure goudronnée). Ces sensations sont reproduites avec succès. Pour résumer, TDU est un titre d’envergure mais qui manque de variété au niveau visuel : l’île paradisiaque l’est dans sa globalité et il n’y a pas de région à part pour contraster fortement. L’intérêt des divers épreuves et courses ne m’a pas tenu assez en haleine sur la longueur. Il faut dire qu’aujourd’hui malgré des spécificités propres au titre, TDU souffre de la comparaison avec PGR4 ou Forza 2 (qualité des contours des véhicules par ex). En environnement ouvert, j’ai également préféré largement le Need For Speed Most Wanted d’EA. Cela dit, si vous aimez les jeux de caisses et que vous avez les dernières pointures et quelques classiques, avec TDU vous pouvez tenter votre chance sans prendre trop de risques.

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