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Time and Eternity

Deux héroïnes...

mardi 30 juillet 2013, par Hellfire

Au pays des J-RPG, on côtoie le meilleur comme le pire. Il reste désormais à savoir dans quelle catégorie ranger ce Time and Eternity qui semblait prometteur... Une fois la manette en main, les promesses s’envolent ? la réponse ici et maintenant... Pas dans une éternité.

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Once Upon a Time in schizophrenia...

La princesse Toki s’apprête à se marier avec Drake. Pas de bol, des assassins débarquent et trucide le pauvre jeune homme tentant de protéger sa belle. Drake entrevoit alors Toki se transformer en une autre jeune femme... Alors il se pose des questions. Normal quoi. A ce moment précis, la princesse est transportée 6 mois auparavant dans la peau de Towa. Towa, c’est un peu l’inverse de Toki, Son double mais en version rock. deux âmes dans un seul et même corps à peu de choses près (et quel corps !!). Drake quand à lui n’est donc pas mort mais il aurait peut-être du car il a été transformé en un petit dragon bleu hyper énervant ! Votre but sera donc de découvrir le pourquoi de cette tentative d’assassinat et donc l’empêcher et ce, à plusieurs reprises.

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Fight against boredom...

Vous allez donc parcourir ce monde en fonçant droit sur vos objectifs sans même prendre la peine de lire ce que cela va vous apporter. Les combats sont aléatoires avec ennemis invisibles (oui ça existe encore !!!). On se fout alors sur la quiche en temps réel en alternant magie, arme à distance et coups spéciaux de mêlée. Chaque montée de level fait alterner Toki et Towa. Rassurez-vous (ou pas) ça ne change pas grand chose. Leurs skills sont très proches. Dommage. Il suffira donc de bourriner et de surveiller l’alternance des coups de votre ennemi pour lui mettre la misère.

Drake vous assiste en crachant des boules de feu par exemple. Cool pour un dragon. Ne soyons pas mauvaise langue, il lui arrivera de se transformer en "vrai" dragon

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Lost in translation...

Pour encore parler de Drake , et c’est bien le seul point amusant du jeu, il est un cœur d’artichaut et cède facilement au charme de Towa et pas Toki, ça future vraie femme. Ce qui apporte des dialogues plutôt savoureux mais en de trop rares occasions. dans la forme, les phases de blabla se résument à une succession de plans fixes avec des animations réduites à leur strictes minimum. Si seulement il y a avait une vraie écriture derrière. Au secours ! On est alors obligé de se faire une raison et de zapper les dialogues aussi vite que possible et ça aussi c’est long...

Vous "visiterez" parfois des villes. Enfin quand je dis visiter, j’entends par là que vous irez choisir votre destination sur la map de la ville et c’est tout. Vous ne pourrez jamais explorer une ville. Étonnant non ?? Les développeurs n’ont tout simplement pas pris la peine de modéliser des villes ! On croit rêver. Même dans les jeux Pokémon Gameboy, y’a des villes !!!

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Graphismes : 5/10

Le mélange 2D/3D est donne un rendu peu satisfaisant. En clair les décors sont moches durant les combat, les phases dites d’exploration et aussi le reste du temps d’ailleurs. Les personnages sont mignons mais manquent cruellement de détails. Les cinématiques et la modélisation de certains ennemis/persos sauvent le jeu du naufrage artistique. N’est pas Ghibli qui veut.

Gameplay : 4.5/10

C’est lent et mou durant les combats et les développeurs de imageepoch vont même jusqu’à saboter le système d’esquive avec un personnage qui réagit bien tardivement. La dualité de l’héroïne n’est que peu exploitée ; Les dialogues inintéressants au possible durent des plombes et le tout en anglais s’il vous plaît.

Bande-son : 5.5/10

Quelques bons morceaux, des bruitages honnêtes. Cependant les voix japonaises sont stressantes et surjouées.

Durée de vie : 6.5/10

Honorable. Encore faut-il avoir envie d’aller au bout. la carte vous mâche le boulot dans la mesure où elle indique les trésors. L’exploration pour les nuls en somme. Les quêtes annexes et principale sont ennuyeuses et c’est peu dire malheureusement.

Conclusion : 5/10

Time and Eternity échoue techniquement, artistiquement et l’intérêt qui aurait pu éventuellement sortir le projet par le haut (chaque chapitre nous fait revenir au point de départ) ne parvient guère à nous concerner quant au sort des personnages tous aussi agaçants les uns que les autres. Le manque d’enjeu n’arrange rien. Il y a beaucoup mieux dans le genre J-RPG et sans trop chercher. A éviter ou alors à réserver aux purs fans de donzelles en mini tenues et de non exploration.

P.-S.

Editeur : NIS America

Développeur : imageepoch

Type : Jeu de Rôle

Multijoueurs : non

Sortie France : 28 juin 2013

Langue : do you speak english ?

Classification : Déconseillé aux moins de 12 ans

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