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Pikmin

Cr

lundi 4 août 2003, par Davy1

Je me rappelle, la premi

Un univers à part entière


Crénomdidiou, avoir le jeu entre les mains, c’est tout de même bien différent. Tout d’abord, l’aspect faiblard des graphismes, je l’ai rangé de côté. En fait, Pikmin est un jeu calme, certes, mais très riche graphiquement. Les textures sont magnifiques mais il est vrai qu’on ne peut pas encore parler de suprématie, une suprématie qui serait capable de nous faire rouler par terre en nous tenant la tête et en bavant ; mais il faut reconnaître que Pikmin est plaisant à regarder. De plus, les ombres des feuilles qui bougent discrètement donnent un bel effet et montrent une fois de plus que Pikmin est bien plus détaillé qu’on ne le croit. Par exemple, les feuillages bougent lorsqu’on les traverse : ça ne sert strictement à rien, c’est juste pour faire joli. Ici aussi, peu de jeux en 3D montrent ce genre d’interactivité dans les décors.

Pikmin est un jeu à nuits blanches. Aaah ça, il nous a bien piégé Myamoto ! A force de nous en montrer suffisamment mais sans rendre tout accessible, on a envie de continuer parce qu’on sait ce qu’il faudra faire même si l’on n’en a pas encore la possibilité. Du coup, on reste scotché devant l’écran pendant des heures, car à chaque fois que l’on progresse on découvre des nouveaux endroits inaccessibles qui nous titillent l’esprit.

L’esclavagisme des temps modernes


Le but du jeu est de reconstituer votre vaisseau qui est entré en collision avec une météorite. Les pièces de votre engin sont disséminées un peu partout, et, loi de Murphy oblige, si possible dans les endroits les plus improbables, incongrus et inaccessibles ! Vous envoyez donc vos Pikmins afin qu’ils accomplissent plusieurs tâches et qu’ils vous rapportent les pièces de votre vaisseau. Mais un Pikmin est souvent dissipé et qu’il a parfois envie de prendre ses propres initiatives, par exemple aller nager quand on n’a jamais appris - les Pikmins ont des pensées parfois suicidaires, mais il faut dire que vous les submerger de boulot. Bref, vous pouvez heureusement les rappeler à l’ordre avec votre sifflet !

Respectez le timing

Il vous faut absolument terminer Pikmin en 30 jours virtuels. Pour ma part, ce timing m’énerve : j’aime découvrir un jeu calmement et le visiter de fond en comble. Déjà sur Zelda Majora’s Mask, le timing des 3 jours m’avait éreinté... Dans le cas contraire, vous n’aurez pas réussi votre mission, à savoir reconstruire votre fusée en retrouvant tous les composants de cette dernière dans les décors. Pour se faire, les Pikmins, des petites bestioles jaunes, rouges et bleues, vont vous y aider. Elles sont bêtes et elles vous obéissent (considérez cela comme une preuve de leur bêtise). Chaque Pikmin possède des caractéristiques différentes, certains sont plus aptes à combattre, d’autres à construire, d’autres encore savent nager... Un système de jeu qui rappelle ces fameux softs où vous pouvez diriger différents personnages ayant chacun leur spécialité (les Pikmins rouges sont d’excellents guerriers, les Pikmins jaunes sont les ouvriers et les Pikmins bleus peuvent se promener dans l’eau sans se noyer) qui vous permettent de progresser dans l’aventure. Qui a dit Lost Viking ?

Plus récemment, Floigan Brothers sur Dreamcast offrait au joueur le même genre d’aventure avec des aptitudes à récupérer afin que l’aventure évolue. On parle bien ici d’aventure plutôt que d’un Real Time Strategy comme on a souvent tendance à classer Pikmin. En effet, les combats sont loin d’être stratégiques, ils sont d’ailleurs plutôt anecdotiques. La seule stratégie que je peux reconnaître à Pikmin est la gestion des Pikmins, afin de leur faire faire des tâches en même temps un petit peu partout sur la carte pour gagner du temps. Mais ne pensez pas que vos ressources de Pikmin sont infinies. Vous pouvez en emmener 100 avec vous, les autres devant rester dans leur vaisseau spatial en forme de fleur. Ils pourront être récupérés en cours de partie si certains de vos Pikmins se font tuer ou se noient (ils sont bêêêêtes). Vous devez donc effectuer toute une série de tâches pendant la journée, comme vous débarrasser de vos ennemis (ce qui vous rapporte des nouveaux Pikmin tout frais : rapportez son cadavre à votre base), détruire des murs, construire des ponts...

Tu te brosses les dents et au lit

Lorsque le soir tombe, récupérez vite tous vos pikmins où vous les avez laissé. Certains se sont peut-être égarés ! Ramenez-les au campement avant que le gong final ne retentisse. Ceux que vous ne ramènerez pas seront dévorés par les créatures de la nuit. Brrr ! Les autres rentrent dans leur vaisseau : au lit ! Et sans allumer la lumière sous ses draps pour lire des bandes dessinées !

Un Pikmin, c’est comme le bon vin

Lorsque vos Pikmins ramènent des pièces numérotées que vous pouvez trouver dans les décors ou tout simplement en combattant des ennemis, ces même Pikmins peuvent les ramener à la base. Loin de moi l’idée de vous raconter la vie sexuelle des Pikmins mais sachez que le vaisseau fleur l’absorbera et rejettera en échange des petites graines qui se planteront automatiquement dans le sol autour du vaisseau. Vos Pikmins germeront rapidement, mais ne les arrachez pas trop vite ! Laissez mûrir vos Pikmins, ainsi deviendront-ils plus évolués et plus résistants. Si vous les arrachez trop tôt, ils n’évolueront plus, à moins que vous ne les nourrissiez avec des espèces de bulles liquides (du jus de Spéculoos vraisemblablement) que vous pouvez récupérer auprès de drôles de bestioles volantes ou dans les fourrages.

Combattre vos ennemis vous rapporte donc des Pikmins : il est intéressant de se constituer une petite réserve, mais il est inutile de dresser une véritable armée de Pikmin sachant que vous êtes limité à l’utilisation de 100 Pikmins à la fois. Passer son temps à combattre vous ferait passer à côté de votre mission principale !

Pikmin n’est donc pas aussi révolutionnaire qu’on a bien voulu nous le dire, et le principe d’acquérir de nouvelles aptitudes est un principe maintes fois visité dans le monde des jeux vidéo. Seul son monde particulier, reposant et lilliputien, semble réellement original. De plus, Pikmin n’est pas vraiment très long mais à l’heure actuelle il est malvenu de faire le difficile sur Gamecube étant donné le peu de jeux encore proposés. Aussi, Pikmin saura certainement convenir aux amateurs de jeux calmes ; mais une fois terminé, je doute qu’on y revienne.

Graphismes : 73%
Les personnages sont très simplifiés mais les décors sont agréables, reposants et plutôt détaillés. Le jeu inclut de superbes effets de transparence.

Animation : 78%
La gamecube gère en plus de votre personnage 100 Pikmins sans jamais faiblir, même s’il est vrai qu’il s’agit 100 fois du même individu avec juste 3 variations de couleur. Le jeu tourne en 30 images par seconde et semble parfois crachoter. Certaines animations sont trop sèches et mal décomposées, en particulier lorsque les Pikmins s’affairent à la tâche.

Jouabilité : 84%
La maniabilité est simplifiée à l’extrême, rendant le jeu non seulement extrêmement jouable mais aussi très instinctif. On regrettera cependant parfois le comportement énervant de certains Pikmins désobéissants.

Bande Son : 90%
Sans être une oeuvre d’art, la musique reposante, amusante et symphonique est réellement dépaysante et colle parfaitement au jeu.

Intérêt : 90%
Pikmin est plus un univers qu’un véritable nouveau concept mais il se révèle rapidement attachant et vous tiendra éveillé la nuit, trop peu de nuits...

Note Globale : 85%
Pikmin est un jeu rafraîchissant et attendrissant mais qui peut vous prendre un peu la tête à cause de son côté "top chrono" et du QI au ras des pâquerettes (c’est le cas de le dire) de certains Pikmins.

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