Consoles-Fan
18/01/2018

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Hundred Swords
97, 98, 99, 100 !
Le compte y est !

Smilebit, une des nombreuses

Sans épée, on n’a pas l’air malin !

Hundred Swords est un war game médiéval en temps réel. On se retrouve en plein héroïc fantasy avec des capes, des épées, des armures, des montures qui semblent sorties tout droit de Panzer Dragoon et bien entendu de nombreux sortilèges (sinon où serait le plaisir ?)
Le jeu est extrêmement tactique. Les premières parties peuvent s’apparenter à un tutorial et c’est tant mieux car il y a pas mal de choses à apprendre. Lorsque les véritables missions (aussi nombreuses que variées) commenceront, vous devrez gérer un grand nombre de paramètres en même temps.

Sans maîtrise, la puissance n’est rien !

Toute la finesse de Hundred Swords repose sur le fait qu’il est nécessaire de ne pas se lancer tête baissée mais d’attendre un peu pour accumuler des hommes et avoir à sa disposition une force de frappe suffisante afin de couper court à tout problème d’embuscade. Dans ce jeu, il ne faudra pas compter sur la chance et s’assurer la victoire en envoyant une véritable armée "rouleau compresseur" n’est pas un luxe ! Cependant, il ne faut pas trop traîner non plus car les ressources s’épuisent et sans ressources, il n’y a plus moyen de reconstituer son armée, on se dirige donc tout droit vers un afaiblissement qui aura bien entendu un effet boule de neige et qui courra tout droit à votre perte !

Donc sans ressources, pas de puissance de frappe et sans puissance de frappe, pas de ressources. Un cercle fermé qui peut être vicieux mais qu’il faudra transformer à tout prix en cercle vertueux !

Il sera aussi nécessaire de bien gérer ses lieutenants. Des hommes esseulés sont moins efficaces mais se battent malgré tout. Si leur lieutenant périt au combat, pensez à le faire ressuciter au plus vite via le quartier général ou déterminer un autre commandeur qui prendra en charge, en plus de son armée, le groupe orphelin.
Ressusciter un lieutenant, ça coûte cher ! Aussi il sera pertinent de créer des points de ravitaillement à certains endroits stratégiques du jeu afin de soigner les blessés et de se reconstituer une armée valable. Chaque lieutenant peut commander un nombre limité d’hommes à la fois mais ils peuvent remplacer les pertes dues au combat à condition que les ressources soient disponibles.

Money ! Money ! Money !

Les ressources sont elles aussi gérées en temps réel ! Il faudra établir des constructions et des machines. Cela prendra du temps. les hommes sont naturellement paresseux et il faudra une surveillance militaire (ce qui vous mobilisera une armée mine de rien) pour que le travail avance. Une fois la machine lancée, les richesses seront extraites régulièrement tant qu’elles ne s’épuisent pas. Une fois épuisées, vous n’aurez plus de rentrer et vos armées s’épuiseront au fur et à mesure des combats. La déroute n’est plus très loin. Sauf si vous avez envahit des camps ennemis et que vous avez démolit leurs machines pour les remplacer par les vôtres. Les premières exploitations peuvent se tarrir, vous avez alors encore de quoi tenir grâce à vos conquêtes. Veillez donc à ce que la balance richesse/perte penche du bon côté !

Bien entendu tout cela se passe en même temps et l’ennemi ne vous laissera pas en paix, il est lui aussi très intéressé par vos richesses personelles ou pour récupérer ses territoires. Il n’hésitera donc pas un seul instant à vous tendre une embuscade ! Aussi il faudra laisser suffisemment de surveillance ou de force de dissuasion tout en continuant les conquêtes et la surveillance de la construction. Je ne vous raconte pas la gestion de fous et il n’est pas impossible d’être pris de revers si on n’y prend garde : il y a tant de chemin et de situations possibles qu’il faudra prendre possession d’emplacements stratégiques afin d’être efficace.

I am confused

Pendant les combats, il arrive que lorsque trop d’hommes sont réunis au même endroit, ce soit un petit peu la confusion générale, On observe alors des goulets d’étranglement. Il est alors difficile de lancer une attaque rapide puisque tout le monde se marche un petit peu sur les pieds. Faites attention à ce genre de situation car votre armée est particulièrement vulnérable dans la confusion. Il est donc parfois préférable d’opérer plusieurs vagues d’attaques. Tout dépend en fait de la situation et du nombre d’ennemis à attaquer. Envoyez par exemple une grosse vague malgré tout si l’ennemi est en surnombre sinon la première vague ne fera pas long feu.

Les attaques en grand nombre sont donc aussi très efficaces car l’ennemi attaque parfois en petit nombre. L’issue de la victoire est alors certaine. Cependant il faut veiller à reconstituer en arrière-garde des armées toutes neuves afin d’assurer la relève.

Ne sous-estimez pas les archers !

Prendre l’ennemi en sandwich est une tactique très efficace mais celle que je préfère est celle des archers. Les archers sont faibles au corps à corps mais ils constituent une excellente protection. Placez les de front ou en altitude. L’ennemi n’a pas encore eu le temps de vous atteindre que le voilà affaibli par une pluie de flèche. Parfois des armées peu nombreuses sont décimées par les archers sans que l’ennemi n’ait pu vous toucher une seule fois ! Utilisez également vos archers pour prendre l’ennemi de revers. Il est possible de les positionner à des endroits inacessibles pour l’ennemi. Les flèches s’abattront malgré tout sur l’ennemi sans qu’il puisse riposter. Les archers constituent donc une excellente force de frappe à distance.

Vos hommes chevauchent des montures ou sont à pied. Bien évidemment, ce paramètre est également à prendre en compte puisque cela a pour conséquence que les armées ne se déplacent pas à la même vitesse. Il faudra aussi penser à éviter qu’une armée en bloque une autre. Dans la panique générale, vous empêcheriez par exemple une garnison à cheval de secourir d’urgence une autre garnison en mauvaise position. On peut aussi imaginer que lors d’une attaque, les montures soient bloquées par un embouteillage de soldats, cela conduirait par exemple à la diminution de moitié de votre puissance de frappe que vous aviez prévue sur le champs de bataille (l’autre moitié se chamaillant avec les petits soldats). Les pertes dans les rangs alliés pourraient alors être très importantes. Ce serait dommageable.

En cas de danger ou de confusion générale, il y a toujours moyen via le bouton Y de voyager d’un lieutenant à l’autre. Les lieutenants sont les seuls à pouvoir utiliser des magies. Ce bouton raccourci permet donc d’avoir acces relativement rapidement aux magies qui s’imposent si un déblayage urgent devient nécessaire pour renverser la vapeur.

Une réalisation légère mais suffisante

Techniquement, je n’ai qu’un seul regret. Le brouillard est utilisé à outrance dans ce jeu, ce qui a malheureusment pour conséquence de créer encore plus de confusion qu’il n’en faudrait. Le plan général est alors très utile pour se diriger. Je ne comprends pas vraiment la présence d’un tel brouillard car même s’il est vrai que le jeu gère sans ramer une grande quantité de soldats simultanéments, les décors sont tout ce qu’il y a de plus banal, répétitif et sans détails particuliers. On pleurerait presque à l’apparition d’un arbre. J’exagère à peine.

Mais ne crachons pas dans la soupe, les meilleurs jeux ne sont pas toujours les plus beaux (Bomberman quand tu nous tiens...) et tout compte fait la réalisation globale du soft est très correcte. En fait, on pourrait même dire que pour ce type de jeu, la réalisation est vraiment excellente. Regardez par exemple Command and Conquer et ses sprites minuscules. Non, vraiment, Hundred Swords n’a pas de quoi rougir.

Simple et efficace

Je dirais presque : tant mieux si les décors sont simples, il y aura moyen de se concenter sur le jeu et de la concentration, il en faudra : une erreur et c’est le début de la chute. Il est alors très difficile de remonter la barre.

Le scénario du jeu est plutôt horrible : empâlements et mises à mort de sang froid sont au programme. La représentation graphique des personnages est fine mais plutôt spéciale. Je dois même avouer qu’au premier abord, le design character ne me plaisait même pas du tout mais avec le temps certains personnages sont devenus attachants.

Leur finesse graphique permet la présence de nombreux détails. Notons la qualité des expressions des personnages qui, lors des phases de digital comics, partagent avec nous leurs sentiments sans aucune pudeur.

La musique est merveileuse, à chaque fois elle correspond parfaitement à l’action et renforce le scénario. Certains passages au piano sont somptueux et plein de mélancolie. Hundred Swords est un jeu captivant tant il y a de choses à penser à la fois. Au début on est un peu perdu, on est à la recherche des options du jeu mais une fois découvertes, un très grand jeu s’offre à nous.

Graphismes : 75%
Vides, sans richesse apparente ni surprise. Présence d’un brouillard disgracieux.

Animation : 70%
Hundred Swords jouit d’une animation d’excellente facture...

Jouabilité : 85%
Parfois un peu confuse, il faudra apprendre au début à utiliser le jeu et à comprendre les différentes icônes mais une fois tout cela maîtrisé, le maniement est d’une simplicité enfantine. .

Bande Son : 86%
Des musiques médiévalo-militairo-glorieuses rythmées par des roulements de tambours.

Intérêt : 94%
La durée de vie est très bonne car il y a un grand nombre de missions qui se suivent mais ne se ressemblent pas. La routine n’a pas le temps de s’installer. Un excellent investissement sur Dreamcast ! Hundred Swords vous propose plusieurs jeux dans le jeu car au bout d’un moment, vous reprenez tout de zéro avec d’autres personnages. C’est un peu comme si pour le même prix vous aviez déjà Hundred Swords 2. Ils ont pas été mesquins sur ce coup-là !

Note Globale : 90%
Formidable : empressez-vous d’acheter ce jeu !


NOTE : 09/10