Consoles-Fan
18/01/2018

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Minority Report
Tom Cruise ?
Absent, M’sieur !

Dans un futur proche, la police ma

Quand le meilleur côtoie le plus mauvais…

Commençons par le meilleur si vous le voulez bien. Il s’agit des décors. Vraiment jolis, détaillés et bourrés de textures animés, les décors se payent même le luxe d’être fortement interactif, à savoir fortement destructibles, ce qui confère au jeu un aspect violent non-négligeable.

Voilà, on y va pour le mauvais. Les personnages sont modélisés sommairement et la motion capture a du être prise à partir d’un pantin puisque les personnages sont soit désarticulés, soit très très souples, mais alors très très très souples ;). Personnellement, j’ai beau essayer, mais plier mon genou dans les deux sens, j’ai vraiment du mal, mais bon en même temps je ne suis pas contortionniste donc je parle ici un peu sans savoir ;)

Défier les lois de la physique.

Saviez-vous qu’il est possible de balancer sans élan et avec une facilité déconcertant un homme à 5 mètres de haut, juste grâce à la force de vos petits poignets. Et le plus beau, c’est qu’en retombant, l’homme ne fait presque pas de bruit, comme s’il retombait sur de la mousse. C’est comme ça à partir de maintenant en tous cas ! Alors retenez-le bien ! Je veux bien que cela peut conférer à notre héros une surpuissance que l’on pourrait accepter dans le cadre d’un jeu vidéo, mais tout cela se fait sans fracas, si discrètement que cela en devient risible, surtout que nos innocentes victimes transformés en volatil pour quelques secondes se comportent en l’air comme une sorte de chifon. L’effet pantin désarticulé est bien entendu au rendez-vous. Retomber comme cela en tous cas, ça doit faire mal. Mais non, ils se relèvent puisque leur jauge de vie n’est pas vide ! Mais où avais-je donc la tête ! Certains ennemis ont une arme. Cool, on va pouvoir leur piquer comme dans Final Fight. Quelques poings dans la figure et ils vont lâcher le morceau. Oh que nenni que non point ! Les ennemis, même morts, ne lâcheront pas leur armes et préfèreront tomber avec elle plutôt que de vous la laisser parce que sinon les programmeurs auraient du gérer cette éventualité et les budgets étaient vraisemblablement bouclés !

Les coups et combos simples s’enchaînent très facilement et se font dans une mollesse sonore ici aussi incroyable. De plus la réaction des ennemis face aux coups est fortement inspirée de la petite histoire du grand n’importe quoi ! Une fois à terre, violence gratuite oblige, il vous est possible de donner des coups de pieds dans le ventre ou encore de saisir violemment votre mannequin, pardon votre adversaire et de le balancer dans le décor, ou, plus amusant, sur d’autres crash test dummies. Les bagarres sont donc d’un grotesque innommable. Et vous savez la meilleure ? Tout ce ridicule finit par être amusant. On se prend au jeu, sans jamais rentrer dedans. On se demande en fat jusqu’où les programmeurs ont pu être aussi mauvais. Et la réponse arrive très rapidement. Car lors des séances de tir, ils ont eu la bonne idée d’abuser d’effets spéciaux de lumière et de flou artistique. Mais votre écran se remplit alors de ses fameux effets et vous ne distinguer plus rien. Waouw, quelle bonne idée ! Encore plus fort, l’intelligence artificielle de vos coéquipiers est proche de zéro. Et dire qu’ils sont sensés nous protéger ! Ils vous tirent carrément dessus si vous avez le malheur de vous trouver entre eux et un ennemi. Votre jauge de vie se prend alors pour David Copperfield : elle disparaît en un clin d’œil !

La caméra est gérée n’importe comment, on ne voit jamais où l’on va s’il faut tourner sans arrête dans des couloirs tant elle est en retard. Pour les tires, un système de lock automatique est prévu. Vous pensez être sauvé pour autant. Vous vous trompez car vous continuez à locker les ennemis morts, les survivants ont ainsi tout le loisir de vous tirer dans le dos !

Les missions se suivent et se ressemblent malgré les semblants de changement que les programmeurs ont voulu apporter dans le gameplay comme par exemple le pilotage (aisé) d’un jetpack. Mais rien n’y fait, l’endormissement est proche.

Au lieu de montrer via une cut scène un switch à actionner, le personnage tourne automatiquement la tête vers ce genre de détail. Si vous manquez d’attention, vous le raterez donc. Mais pour une fois qu’on ne nous mâche pas trop le boulot, je trouve ça plutôt une bonne nouvelle. Maintenant, n’allez pas croire que Minority Report est pour autant un jeu d’aventure. C’est juste un beat-them-up évolué ! Alors on arrête tout de suite de se prendre la tête et on cogne sec, c’est clair ?

Il est vrai que trouver de bons points dans Minority Report reste assez compliqué alors essayez d’éviter ce jeu si possible, car même les fans seront déçus puisque le scénario ne fait que s’inspirer du film. Le personnage principal se retrouve ne tous cas dans la même situation d’accusation de pré-meurtre que Tom Cruise mais à part ça…

Graphismes : 56%
Les décors sont assez impressionnants mais la modélisation des personnages reste trop sommaire.

Animation : 45%
L’animation globale est sèche, mais c’est surtout la Motion Capture qui est ici un désastre.

Jouabilité : 53%
Irréelle et maîtrisable.

Bande Son : 70%
Une musique syma qui reprend quelques thèmes du film.

Intérêt : 22%
Face à d’autres Beat-them-up, Minority Report fait vraiment pitié, préférez-lui Bloodrayne ou Buffy !

Note Globale : 38%
Vous avez trop d’argent ?


NOTE : 03/10