Consoles-Fan
18/10/2018

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Enter The Matrix
Entre dans mon pi
Et donne moi ton fric !

Afin de recr

Si ça tombe, c’est même pas réel !

Il y a quelques années, les ralentissements dans les jeux vidéo étaient décriés dans tous les tests, sans exception. Aujourd’hui, c’est devenu synonyme de qualité. On les appelle justement aujourd’hui les effets « Matrix » ou "Bullet Time" bien qu’à l’origine on retrouvait déjà ces effets de ralenti dans la série "l’homme qui vallait trois milliards". Steve Austin, à l’époque, courrait en ralenti sur nos écrans afin de simuler une vitesse exceptionnelle. Il y avait ce côté posé qui dégageait toute une surpuissance flagrante que les cinéastes et concepteurs de jeu vidéo ont aujourd’hui récupérée et utilisée à toutes les sauces. En plus, c’est tout bénefice pour nos machines qui peuvent un peu se reposer pendant ces petits moments divins de mise en « j’me la pète » de votre personnage qui se bat comme dans un ballet Béjart tout en étant capable de vaincre les lois élémentaires de la physique.

"Admirons tous ensemble la modélisation des décors !"

Ces mises en abîme sont facilement accessibles puisqu’il suffit d’enfoncer une des deux gâchettes pour ralentir le temps et effectuer des acrobaties impressionnantes. Celles-ci sont facilement réalisables tant on est assisté dans le gameplay. Votre personnage s’abaisse par exemple automatiquement en cas de besoin et cela en est presque déconcertant car à force, on a un peu l’impression de perdre son contrôle. Ce dernier n’a d’ailleurs pas une jouabilité très innée, en particulier lorsque l’on doit reculer, le gameplay s’avère assez délicat.

"Fuyez !"

Le bug de la matrice

Ce qui frappe assez rapidement dans Enter The Mattrix, c’est la faiblesse de la réalisation. Si les personnages sont plutôt jolis (et encore au niveau des jointures des membres ça se discute, Jean-Luc), leurs déplacements sont assez abjectes, essentiellement au niveau des sauts mais aussi lorsqu’ils courrent ou doivent monter sur une échelle. Les décors parcourus sont d’une banalité à faire peur. Ils tentent de retranscrire sans succès l’ambiance du film mais ils sont tellement pauvres qu’il faut une bonne dose d’imagination pour compléter avec les films existants tout ce qui n’a pas été fait. On compte ainsi très peu de polygones et des textures tristounettes et très répétées. Bref, c’est froid, c’est pas très cohérent, c’est vide, mais au moins, c’est fluide. Reste l’interaction avec les décors, plus que déplorable et bourrée de bugs, et qui finit par renvoyer Enter The Matrix dans la classification des pov’s jeux qui se vendront tout de même bien vu le battage médiatique.

"Oui ! C’est bien moi, Cendrillon !"

Pour varier les plaisirs, les programmeurs ont pensé à rajouter des séances de poursuite en voitures pas très mémorables : c’est pas beau madame chapeau, le comportement de la voiture et de l’environnement est débile, les dérapages sont nuls et vous êtes largement assité, une fois de plus. Le seul intérêt de ces stages est de pouvoir piloter si vous avez chosi le personnage féminin (Niobe), ou de tirer sur tout ce qui bouge si vous avez choisi le personnage masculin (Ghost).

"C’est toi chat !"

Si vous aimez le film, vous serez peut-être offusqué par mes propos car il est vrai qu’il se dégage tout de même une ambiance fort proche de celui-ci. C’est appréciable, à condition d’être un fan. Mais les autres ne verront en Enter The Matrix qu’un bête jeu d’action sans grand intérêt. Les stages sont lassants, sans aucune originalité et court. Du coup, ça sauvegarde et ça charge assez souvent après des coupures brusques et innoportunes en plein dans le jeu…

Evidemment musicalement parlant c’est la grosse claque puisqu’on retrouve la bande originale du filme, mais pour ce qui est du reste, en l’occurrence les bugs de collision, les mouvements de caméra insupportables, la gestion des ombres foireuse, les ralentissements ( les vrais hein pas le bullet mode ;) ) et toutes ces petites imperfections qui ont pour don d’énerver les testeurs, Matrix s’illustre pauvrement. On a connu David Perry en meilleure forme !

Dirigez-vous plutôt vers Bloodrayne ou Buffy, bien plus convaincant mais aussi bien moins mis en avant qu’Enter The Mattrix. Et justement, cela devrait vous mettre la puce à l’oreille !

Les premières lettres des joueurs mécontents arrivent !

Graphismes : 57%
A part les personnages, y’a vraiment pas grand chose de réussi dans le jeu. Les graphismes sont ternes. OK, c’est le jeu qui veut ça, mais bon faut pas pousser bobonne dans les orties, et encore moins toute nue, sinon ça fait encore plus mal.

Animation : 17%
Si le but était d’immiter Tom Sawyer en train de courrir sur des punaises le long du Missisipi, c’est bien fichu ! Ah non, mince, c’est la version buggée !

Jouabilité : 12%
Un gameplay foireux, des caméras énervants, un comportement débile....

Bande Son : 84%
Sinon y’a le CD de Matrix en vente à la Fnac si vous voulez !

Intérêt : 18%
Enter The matrix s’est vendu plus d’un million d’exemplaire dès la première semaine, c’est rassurant pour le futur de l’industrie vidéoludique...

Note Globale : 25%
Finalement, Enter The Matrix, c’est pas si mal que ça pendant les cut scènes !


NOTE : 02/10