Consoles-Fan
21/02/2018

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Kabuki Warriors
Chikamatsu a dit
"L’art se situe dans la sph

Ayant particuli

Lightweight, la société qui a développée Kabuki Warriors, est déjà très familière avec les jeux de combat à l’arme blanche. Elle est à l’origine de deux des plus célèbres simulations de combat de Samurais, nommées Bushido Blade et Kengo. Bushido Blade premier du nom était une véritable simulation, une ou deux attaques suffisaient à faire dépérir l’adversaire. Puis Lightweight créa Kengo, un titre au gameplay bien plus orienté grand public que dans leurs premières créations. Malheureusement l’intérêt du jeu avait énormément pâti de cette évolution (plutôt régressive). Avec Kabuki Warriors, cette société Japonaise ne va incontestablement pas reconquérir les cœurs des fans de Bushido Blade.

Le mot Kabuki fait allusion à une posture étrange ou grotesque, mais c’est aussi plus communément un mélange de danse, d’art et de chant. Pour la petite histoire, la déesse de la gaieté nommé Ame no uzume no mikoto, exécuta une danse représentant la plantation des semences. Mais sa chorégraphie fut si ridicule qu’elle provoqua un fou rire intense chez les dieux, elle venait de faire une démonstration mémorable du Kabuki. Amaterasu Omikami, la divinité du soleil, qui vivait alors recluse au fond d’une caverne suite à un conflit fraternel, fut intriguée par toute cette agitation. Elle décida alors de sortir de son refuge et elle ramena la luminosité par la même occasion.

Le Kabuki était à la base un spectacle ou des femmes effectuaient des danses assez provocantes. Mais toute cette débauche fut rapidement interdite par les autorités de l’époque. La gente féminine fut alors remplacée par de jeunes hommes déguisés avec des parures du sexe opposé, des travestis. Ces acteurs étaient extrêmement maquillés, avec le visage entièrement couvert de fard blanc. Ils parodiaient faits et gestes de mesdames, en accentuant volontairement la sonorité de leurs voix
Puis, aussi étrange que cela puisse paraître, les demoiselles nobles de cette ère ont ensuite copiées le style vestimentaire (pourtant très artificiel) de ces comédiens, maquillage compris. Les lois du bon goût son impénétrables, même si cela reste quelque chose d’infiniment subjectif.

Kabuki Warriors nous propose donc des combats d’épées avec pour fond d’ambiance le Kabuki. Un mélange que l’on découvre des la présentation en images de synthèse, très kitch, mais néanmoins bien réalisée. Le « Tour Mode » est le plus gros morceau du jeu, il nous propose de choisir un des douze personnages est de parcourir la route de Tokaido à la recherche d’argent et de gloire. Ces protagonistes sont donc des acteurs de Kabuki, et ils devront faire escale dans de nombreuses villes pour affronter d’autres adversaires lors de joutes endiablées. A la tête d’une troupe de trois personnes, il faudra effectuer une plus belle prestation que l’équipe ennemie afin de remporter les faveurs du public et par la même occasion remporter une coquette somme d’argent. Ce butin vous permettra d’accéder à la capitale plus rapidement afin d’étendre votre gloire. Un principe intéressant qui est malheureusement terni par un gameplay incroyablement mauvais.

Il n’y a tout d’abord qu’un seul bouton d’attaque que l’on peut combiner aux flèches de directions, ce qui nous donne au final bien peu de possibilités offensives. Répondent aussi à l’appel un bouton de garde, un de saut ainsi qu’un de « roulade ». Cette dernière fonctionnalité permet de se glisser dans le dos de l’adversaire, vraiment sympathique en solitaire mais très rébarbatif en multijoueur, car les parties se résument rapidement à des compétitions de roulé-boulé (on est quasiment invulnérable en abusant de cette action). On peut aussi réaliser des projections ou encore déclencher une furie une fois la jauge de « popularité » pleine. Cette jauge se remplie en frappant l’adversaire ou en effectuant une danse railleuse. On est à des lieux d’une simulation, et même en considérant Kabuki Warriors comme un jeu d’arcade on reste sur notre faim.

Le problème, c’est que contrairement à un Bushido Blade voir à un Kengo, le jeu n’est vraiment pas amusant, le gameplay est poussif et inintéressant. On ne prend vraiment aucun plaisir à jouer. Désolant qu’on on voit que le développeur a à son actif un jeu culte du genre et que l’idée de départ était assez attirante et originale. Et ce n’est pas une réalisation époustouflante qui va venir sauver miraculeusement le titre de la noyade. Les étapes d’animation sont peu nombreuses et les protagonistes se révèlent assez raides dans leurs mouvements. Les environnements, qui ne gèrent pas le eight way run sont peu variés et de plus pas extraordinaires graphiquement. Seul les costumes de certains personnages avec effet de fourrure pourront vous chatouiller agréablement la rétine. La musique est un mélange de musique traditionnelle japonaise et de rock, une soupe que je n’apprécie pas particulièrement.

Oui Kabuki Warriors est un ratage monumental, le jeu se révèle pauvre au niveau du gameplay et surtout il n’est pas plaisant à jouer. Et je ne suis pas sévère à son égard parceque je suis un fan de Bushido Blade, il est juste, et tout simplement,...mauvais.

Vertigo


NOTE : 02/10