Consoles-Fan
17/01/2018

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Charlie’s Angels
Good morning Angels
Faites gaffe, Kojak est dans le coin !

"Il

Les développeurs de Charlie’s Angels (Neko Entertainment - une boîte française contrairement à ce que le nom laisse croire) ont eu la bonne idée de ne pas reprendre le scénario du film (cette fois-ci il est question de la disparition de la statue de la liberté !) , ainsi même s’il n’y a pas de grandes cachotteries derrière le fait d’essayer de profiter de la sortie du film pour vendre quelques exemplaires de plus, Charlie’s Angels n’est pas juste une pâle copie du film qui ne vous apprend finalement rien de plus. Par contre on reconnaît bien le caractère de chacune des demoiselles ainsi que leurs petites manies.

Sois belle et tais-toi

Présenté sous la forme d’un beat them up pur et dur scénarisé, Charlie’s Angels vous mettra tour à tour dans les bras de demoiselles au physique avantageux. Aussi que vous préfériez le type asiatique, la blonde platine ou les rondeurs plus affirmées, vous serez servi tour à tour puisque vous incarnerez les sosies polygonaux de Lucy Liu (Alex), Cameron Diaz (Nathalie) ou Drew Barrymore (Dylan). L’interaction entre les personnages est inexistante… Même si le jeu vous permet de zapper à tout instant entre chaque ange, il vous forcera à le faire pour les besoins du scénario (par exemple lorsqu’un des anges se retrouve bloqué par la grille d’entrée, il faut attendre qu’un autre ange trouve l’ordinateur qui gère le système de sécurité). Nul besoin donc de se creuser la cervelle : laissez-vous guider ! Vous changez donc de peau juste pour le plaisir des yeux puisque les tenues de ces dernières sont la plupart du temps immettables en plein ville ;) En plus des décors sommaires, on regrettera la présence d’un aliasing mêlé à un effet flou constant… Les demoiselles parcourent les décors tel des pantins en distribuant ci et là quelques claques, en ramassant divers items pour récupérer de la vie ou en récupérant tant bien que mal les armes des ennemis. Le plus drôle reste sans doute la gestion des sauts incroyablement vieillotte qui vous emmène dans les airs dans le plus pur irrespect des lois de la gravité. Ah pardon, c’était pour pouvoir effectuer quelques coups en l’air à la Matrix ? Hum ! Ces longs envols provoquent évidemment une certaine lenteur au niveau de l’enchaînement des coups qui n’est déjà pas extrêmement performant.

Un sentiment de liberté égal à zéro

Plus le loin dans le jeu, l’ajout de nouveaux coups et de combos rajoutent un léger intérêt mais le résultat reste plus que discutable. Motion blur à l’appui, vous ralentirez l’action puisqu’il paraît que c’est fort à la mode en ce moment de courir plus vite que des pantins désarticulés qui tentent d’attraper des mouches. Le comportement physique des éléments est lamentable, la gestion des caméras est complètement foireuse. Les décors sont divisés en plusieurs arènes virtuelles collées côté à côté qui vous empêche de progresser tant que vous n’avez pas éliminé tous les ennemis : cela donne la sensation désagréable de se frotter sans arrêt contre des murs invisibles et qui finissent par disparaître lorsque tous les méchants ont mordu la poussière. Ces derniers sont complètement stupides, une table ou une chaise les empêcheront de vous rejoindre pour autant qu’ils soient sur leur chemin… Reste finalement une bande-son potable dans l’esprit de la série et des cinématiques passables mais dont le doublage en français mièvre donne juste envie d’éteindre sa console.

Je coupe le courant

Envie de frôler le ridicule ? Posez votre manette et laissez la demoiselle vous présenter la chorégraphie du dernier ballet Béjart ! Rajoutez à cela des blagues d’une niaiserie épouvantable et un effet Matrix complètement foireux lorsque vous appuyez sur le bouton R1 et vous obtenez le jeu le plus insignifiant de cette année. Ces derniers temps, les jeux à licence avaient bénéficié d’efforts tous particuliers puisqu’ils n’étaient plus systématiquement classés parmi les daubes. Il y avait même de quoi en être déstabilisé ! Mais Charlie’s Angels renoue avec la tradition : on en serait même presque rassuré.

Graphismes : 12%
De quoi nous rappeler que les jeux Psone tournent très bien sur la PS2. Les décors sont vides, le mapping est répété et y’a même du clipping !

Animation : 45%
Tout tourne parfaitement bien, dommage que la motion capture ait été réalisée sur des pingouins.

Jouabilité : 13%
N’importe quoi. Les coups sont peu nombreux et fatalement répétitifs. Les contacts ne sont absolument pas convaincants.

Bande Son : 65%
Des musiques dans le style "espionnage".

Intérêt : 06%
3 heures de non-jeu et puis basta. Les bonus ne sont guère généreux : des trailers et des images du film : de la promotion et rien d’autre. En plus, le jeu est tellement mal pensé que j’ai pu voir la cinématique de fin sans finir le jeu : j’avais tout simplement ramassé le bon item : c’est dingue non ?

Note Globale : 18%
Charlie’s Angels est un véritable calvaire que je ne souhaite à personne.


NOTE : 01/10