Consoles-Fan
19/04/2018

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Plaisir de maîtrise

Le changement d’équipe n’a pas réussi à mettre à mal la réputation du gameplay de F-Zero. Les règles de F-Zero sont sévères. Les parcours aux courbes parfaites sont truffés de pièges tels des zones de ralentissement, des zones de verglas, des mines et des ouvertures de piste bien placées dans les tournants. Un virage mal négocié et vous quittez la piste. Devant des règles de jeu aussi carrées, il fallait donc bien laisser un peu de liberté au joueur qui doit déjà gérer le défilement ultrarapide des circuits. Les routes sont donc bien larges et les véhicules plutôt petits afin que les petites erreurs de pilotage ne soient pas trop sévèrement punies. F-Zero, tout en restant jouable, vous permettra ainsi de vivre des expériences de vitesse vertigineuse. Cependant, le pilotage a malgré tout son importance car si des petites erreurs ne vous élimineront pas forcément, il vous faudra emprunter les trajectoires optimales et utiliser votre boost efficacement pour arriver en première position. Le boost partage avec votre carrosserie une même jauge. Donc, cette jauge diminue lorsque vous vous cognez ou lorsque vous utilisez votre boost. La gestion de ce risque dans F-Zero est complètement jouissive puisqu’au plus vous utiliserez votre boost, au plus vous aurez de chance de ne pas finir la course à cause d’une collision qui vous enlèverait votre dernier pixel de vie. Des tremplins mal négociés ou l’absence de bordure sur la piste risquent de vous être fatal. Vous pouvez vous diriger dans les airs, mais prenez garde à ne jamais rater le tronçon suivant sous peine de devoir recommencer la course suite à l’explosion de votre vaisseau. Le nombre de vaisseaux disponibles au sein d’un même championnat est limité, alors ne vous faites pas prendre de court ! Vous pouvez donc vous la jouer relax en n’utilisant pas votre boost et ainsi ne pas craindre la perte de votre vaisseau, mais il est évident que le résultat final s’en fera ressentir. Notez cependant que le boost n’est activé qu’après un tour de piste. Des zones vous permettent de vous recharger, et des zones d’accélération sur le sol vous permettent d’obtenir quelques secondes de propulsion bienvenues.

Plaisir des yeux

Sans aucun doute le plus beau jeu de la Gamecube, j’ai envie de dire que c’est aussi le plus beau jeu auquel j’ai joué jusqu’à aujourd’hui. Du moins, esthétiquement parlant. Les lignes sont simples mais l’architecture des circuits est absolument incroyable. Sega a donné à F-Zero ce qui lui manquait jusqu’à présent : une véritable personnalité. Cette fois-ci, les décors sont surthématisés : de la forêt au casino en passant par le monde des flammes et de l’eau : tout y est superbe. Les décors ont un niveau de détail hallucinant, ils sont vivants. Jouer à F-Zero sur un grand écran est un plaisir trop rare. Les circuits tortueux certainement inspirés de montagnes russes vous proposent de découvrir les décors dans de nombreux angles de vue renversants. Sega a choisi les plus belles couleurs du monde pour nous pondre ce F-Zero chaleureux. Les effets de transparence sont légions, les effets d’eau et de lumière sont à tomber par terre. F-Zero est tout simplement effrayant car quand on se rend compte de ce qu’il y a techniquement moyen de faire aujourd’hui, on en finit presque par regretter tout le reste de sa ludothèque.

Plaisir décoiffant

Mais le plus dingue avec F-Zero est sans doute la sensation de vitesse hallucinante accentuée par les nombreux éléments graphiques qui viennent frôler votre écran et par les lignes de vitesse façon BD que l’on retrouvait déjà dans Automodellista et que Sega a récupéré pour son monde « Fire Field ». Ce monde est particulièrement impressionnant avec ses gerbes de feu qui viennent enrober la piste de toute part.

Chaque monde possède propose en fait plusieurs tracés. L’occasion pour Sega de limiter la variété des décors ? Que nenni ! Les décors sont nombreux et ont été tellement soignés que d’un tracé à l’autre, vous découvrirez de nombreux passages inédits avec l’ambiance particulière qui l’accompagne. Les circuits sont incroyablement classieux et les structures de leurs tracés sont époustouflantes. Vous parcourrez ainsi des pistes planes ou relevées, l’intérieur ou l’extérieur de tubes. Vous vous envolerez aussi bien souvent, alors ne perdez pas le fil sur les camelbacks, virages inclinés, spirales et hélices !

Plaisir des oreilles

On retrouve quelques thèmes de F-Zero avec plaisir avec un soupçon de musique électronique. Du grand bonheur à déguster en même temps que les images qui défilent devant vous à vive allure ! Rarement un jeu et son univers ont été aussi harmonieux et cohérents !

Sega, le distributeur de claque, a vraiment tout déchiré avec F-Zero GX. On aura beaucoup de mal à jouer à d’autres jeux après avoir goûté à F-Zero mais c’est la dure loi du métier. Sega est le maître absolu de l’Arcade et quand il crée, on ne peut que rester sans voix devant le spectacle. La grande classe impose le respect, mais avec F-Zero GX, nous en sommes au stade de la domination sans appel.

Graphismes : 99%
F-Zero est une tuerie graphique. Sans doute, le jeu le plus esthétique jamais réalisé (à part Sakura Wars : oui, je sais, on se refait pas)

Animation : 99%
C’est bien simple, F-Zero est le jeu le plus rapide au monde bénéficiant d’un framerate de 60 images/seconde. Un exploit pour un tel degré de réalisation.

Jouabilité : 95%
F-Zero pourrait même se jouer avec le pad dans le dos sans aucun souci.

Bande Son : 88%
Les grands classiques de F-Zero remixés.

Intérêt : 96%
Avec sa difficulté graduelle, F-Zero vous clouera dans votre fauteuil tant l’esprit de compétition et de dépassement de soi sont présents. Le plaisir de jouer a rarement atteint un tel niveau. Amusement Vision porte vraiment bien son nom !

Note Globale : 96%
F-Zero est la grosse claque vidéoludique du moment. Ne pas l’acheter est un affront aux dieux du jeu vidéo ;)


NOTE : 09/10