Consoles-Fan
21/02/2018

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Final Fantasy Tactics Advance
La reconciliation de Nintendo et Square
La cerise sur le g

Symbole d’une r

Marche

Mignon tout plein

Que ce soit sur Gamecube ou avec cet opus GBA, Square-Enix semble adopter sur les machines Nintendo un design résolument plus enfantin renouant en quelque sorte avec l’époque des 16 bits. Bien loin donc des thèmes plus « matures » de Final Fantasy Tactics sur PSX, l’introduction du jeu nous narre le quotidien de 4 enfants qui suite à la lecture d’un livre magique se voient projetés dans l’univers de leur jeu préféré, celui de Final Fantasy. Prenant le contrôle de Marche, un jeune garçon soucieux de rétablir l’ordre des choses et de revenir dans le vrai monde, le joueur se retrouve embarqué à la tête d’un clan enchaînant les quêtes pour se faire un nom.

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Introduction
Nos h

Question design rien à redire : c’est indéniablement du grand art. Les 5 races de personnages, les ennemis ou encore les décors, tout ce beau monde est fort attachant et détaillé jusqu’à l’extrême dans le cas des intérieurs que l’on ne croise d’ailleurs que trop rarement dans le jeu. Square ne faillit donc pas à sa réputation pour nous offrir un rendu graphique de grande qualité même si l’on aurait aimé peut être un peu plus de grandiloquence au niveau des divers sorts voir même la possibilité de rotation autour de la zone de combat afin de ne pas être gêné de temps à autre par certains éléments graphiques.

L’animation bien qu’un peu minimaliste des fois est tout ce qu’il y a de plus correct sauf lorsqu’un grand nombre de personnages sont à l’écran où alors de temps à autre des ralentissement se font sentir. Mais pour un jeu au tour par tour ce genre de détail reste pour le moins insignifiant…

Le tout est d’ailleurs accompagné de musiques véritablement magiques mais format cartouche oblige, la diversité n’est pas vraiment à l’ordre du jour et arrivé à un certain point de l’aventure la tendance est donc plutôt à la monotonie à force.

Tactique ?

L’architecture du jeu tourne principalement autour du la carte d’Ivalice, simple ville dans le monde d’origine de notre héros mais véritable contrée une fois dans le monde de Final Fantasy. Composée essentiellement d’espaces vides en début de partie, cette carte se remplit au fur et à mesure des missions accomplis permettant au joueur de placer où bon lui semble les nouvelles zones. Pas de déroulement classique ici donc où l’on se ballade en ville pour questionner les habitants, les deux endroits essentiels étant dans chaque ville le magasin et la taverne où on s’engage pour divers missions déposées par les habitants de ce monde. A cet effet on note tout particulièrement 2 grands types de missions : celles demandant de vous séparer de l’un des membres de votre clan pendant plusieurs tours dont l’intérêt en toute franchise n’est pas bien grand à part gagner de l’argent et des objets et les missions vous demandant de gagner un combat. L’intrigue se déroule ainsi principalement lors de ses dernières, constituant l’essentiel du jeu.

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Combat
L’interface lors d’un affrontement

Mais avant d’aborder à proprement parler la question du système de combat, il est important de mettre en avant quelques défaillances liées à l’interface du jeu. En effet malgré l’expérience du développeur en la matière, les erreurs de ce côté sont nombreuses et des plus gênantes sur un jeu nécessitant de si nombreuses heures de jeu pour être complété. On remarque tout d’abord qu’il est impossible de voir en quoi l’achat d’un nouvel équipement modifie les caractéristiques de vos personnages. Pas d’autre solution donc de faire un nombre incessant d’aller retour entre l’inventaire et les objets en vente tout en mémorisant à la volée les caractéristiques. Il en est d’ailleurs exactement de même pour équiper vos personnages, et s’il est vrai que l’agacement est au fil des heures remplacé par divers techniques afin d’optimiser vos personnages, il n’est pas normal pour autant que ce soit au joueur de se coltiner ce casse tête cérébral supplémentaire. L’interface n’étant par ailleurs pas des plus pratiques, attendez vous donc à passer de nombreuses heures au final à naviguer dans tous les menus du jeu.

En ce qui concerne la variété des personnages aucun soucis à se faire par contre : les 5 races et les innombrables classes de personnages conférant au jeu une profondeur indéniable. Le joueur de RPG acharné prendra donc son pied afin d’obtenir toutes les classes de personnages possibles, surtout que certaines d’entre elles sont propres à une race en particulier. L’apprentissage de toutes les techniques du jeu et des magies passe par un système de points distribués en fin de mission indépendant de l’expérience des personnages. Une chose bien particulière est à noter par contre : toutes ces techniques sont liées à votre équipement ce qui apporte une dimension un peu différente à la gestion de celui ci. Ainsi il n’est pas rare que pour disposer de certaines d’entre elles on soit contraint d’utiliser une armure ou une arme de faible puissance le temps d’apprendre la compétence en question. La lenteur et les sacrifices inhérents à ce système sont donc à déplorer et on en aurait préféré un autre utilisant tout simplement l’expérience et un arbre de compétences. Mais tout n’est pas si noir de ce côté car celui ci justifie ainsi la présence des missions vous demandant de vous séparer pendant quelques jours d’un de vos personnage. Il est donc possible d’envoyer vos personnages en mission individuelle tout en leur permettant d’acquérir de nouvelles compétences. Mais si sur le papier ceci semble un point fort, c’est une toute autre affaire une fois le jeu en main. On se sépare à vrai dire assez rarement de ses personnages les plus développés si ce n’est pour obtenir d’autres classes de personnages et la plupart du temps on accepte de nouveaux membres dans le clan dans la seule fin de s’en servir pour ces missions secondaires.

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Magie
Les magies peuvent

Question originalité, c’est du côté des combats que le jeu est tout particulièrement remarquable. Si le déroulement est tout ce qu’il y a de plus classique pour un T-RPG à première vue il n’en est en fait rien grâce à l’ajout d’un système de lois. Ainsi à chaque début de combat, un juge de la contrée d’Ivalice chevauchant un chocobo apparaît afin de faire respecter celles ci. Chaque jour signifie de nouvelles lois, et celles ci sont pour le moins variées allant des moins contraignantes interdisant de porter certaines armes ou de faire un sort donné à des lois interdisant d’utiliser votre arme tout court où tous les types de magies, ce qui se révèle vite être un petit casse tête pour le joueur mal équipé. Selon la gravité de la faute on peut donc se retrouver avec un personnage récoltant d’un carton jaune (un deuxième et c’est un rouge, comme au foot) ou d’un rouge ce qui signifie un petit séjour en prison ou un game over si c’est le personnage principal qui en écope. Mais plus loin dans la partie, ce système ne joue plus nécessairement en votre défaveur avec l’apparition de cartes à ramasser puis à échanger qui ont la capacité d’annuler certaines lois ou d’en ajouter d’autres. Si leur utilisation n’est pas indispensable, elles peuvent tout de même devenir un avantage conséquent lors de certaines batailles pour peu qu’on dispose entre ses mains des bonnes cartes.

Notons aussi au passage que la durée des combats est bien en dessous de ceux de Tactics Ogre ce qui n’est pas un mal pour un jeu sur console portable, et qu’on garde néanmoins tout l’aspect stratégique d’un bon T-RPG. Il est clair et net par contre que certaines classes de personnage ne sont pas vraiment utiles et qu’une fois les rouages du jeu assimilés, vous n’aurez pas le moindre problème pour progresser. Mais cette relative facilité est largement compensée par la durée de vie du jeu qui saura satisfaire les plus friands en RPG d’entre vous.

Conclusion

Il est donc en somme relativement difficile de déconseiller Final Fantasy Tactics Advance aux amateurs de T-RPG qui n’ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent depuis Tactics Ogre et dans l’attente hypothétique d’un Fire Emblem en Europe. De nombreux problèmes pour le moins élémentaires viennent néanmoins gâcher un peu le plaisir et si en définitive il est possible de ne pas y prêter attention après quelques heures de jeu, leur multitude empêche de toute évidence de faire de ce jeu un achat indispensable pour le joueur moyen.

Graphismes : 9/10

Design et technique irréprochable dans la lignée des RPGs de Square.

Animation : 8/10

Minimaliste mais efficace… De rares ralentissements mais ne pénalisant pas vraiment le jeu.

Son : 8/10

D’excellentes compositions mais un manque de variété trop important.

Jouabilité : 7/10

De nombreux problèmes d’interface viennent gâcher le plaisir.

Note finale : 8/10

Un achat à considérer en fonction de votre soif de RPG.

Hajoben


NOTE : 08/10