Consoles-Fan
22/06/2018

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Metroid Prime
Je l’aimais trop...
... dans le m

Metroid n’est pas exactement un FPS, du moins, il ne se joue pas tout

Dans Metroid Prime, on ne peut pas se déplacer et viser en même temps avec la deuxième analogique comme on a un peu tendance à voir sur la plupart des FPS sur consoles. Vous devez donc vous arrêtez pour pouvoir ajuster votre tir. Pour se faire il vous faut maintenir le bouton R enfoncé. Heureusement, lorsque vous croisez un ennemi, le bouton L vous permet de rester locké sur lui et de le mitrailler tout en tournant autour de lui, à la manière d’un Zelda 64.

Quand le meilleur côtoie le pire

Les décors de Metroid Prime qui semble provenir de civilisations disparues sont magnifiques, stylés et animés, le framerate est parfait. Les environnements sont énormes ! Cependant, il faut checker de nombreux points dans le jeu, histoire de loader par la même occasion la suite du décor. Aussi l’aventure est hachée au couteau. On est toujours occupé à bien checker les décors pour vois si l’on a rien oublié. J’imagine que c’est un élément qui plaira à certains joueurs, moi le premier, mais ici, ça ne m’a pas du tout plu, car on checke finalement toujours le même style d’élément qui nous révèle bien peu de choses véritablement intéressantes ou qui nous permet de continuer l’aventure. Déjà que celle-ci n’est pas véritablement trépidante, avec des ennemis ni combatifs, ni nombreux. Seuls les boss présentent un véritable intérêt, tout le reste du niveau consiste essentiellement à retrouver son chemin, checker les décors (d’une manière pas très orthodoxe d’un point de vue du gameplay : il faut d’abord déclencher avec la croix le viseur d’analyse, puis décrypter avec le bouton L et éventuellement enclencher avec le bouton A… Mais d’une manière générale on cafouille un peu avant de maîtriser parfaitement le gameplay. Il faut dire que celui-ci est non conventionnel pour un FPS. Il utilise énormément les boutons R et L pour modifier l’influence du stick analogique. Le bouton L vous permettra par exemple de straffer et de locker un ennemi alors que le bouton R vous permettra d’ajuster votre tir come vous le souhaitez tout en restant immobile. Tout cela est un peu lourd car fort répété. Le plan tout en 3D transparente est assez peu clair…

Même si le jeu est techniquement très abouti, on peut noter quelques défauts tellement élémentaires que l’on peut se demander comment cela peut encore être possible sur Gamecube. Les impacts des balles sur les murs sont assez mal gérés, parfois il n’apparaît que le quart d’un impact. D’autres détails pas très fins comme de la broussaille est mis étonnement en avant, bonjour les gros pixels pas nets. Les autres jeux ont probablement aussi ce genre de petits défauts techniques, mais on s’arrange d’habitude pour ne pas les mettre en avant-plan. D’un autre côté, je n’ai plus grand chose à reprocher à Metroid Prime, le constat n’est donc pas vraiment mauvais : on a quand même droit à de très beaux reflets sur l’amure de Samus, de nombreux effets de lumière, d’eau, de transparence et de particules… Les décors sont assez anguleux et les textures synthétiques, mais cela donne justement à Metroid son ambiance assez particulière, on a vraiment l’impression de se retrouver dans un monde inconnu mais dont on aurait gardé enfoui en soi quelques repères !

Et puis il faut bien avouer qu’à certains moments de la partie, les programmeurs se sont réveillés en nous offrant des contre-la-montre endiablés à forte concentration de suspens ! En réalité, Metroid Prime n’est pas un véritable FPS, ce n’est pas un défouloir, c’est plutôt un jeu d’aventure à la première personne, avec des lourdeurs qu’il n’a visiblement pas été possible d’éviter. Il est vrai que Metroid Prime est plus beau qu’il n’est véritablement intéressant, mais le jeu se révèle tout de même suffisement captivant que pour être pris dans l’engrenage. Metroid Prime m’a donc laissé perplexe. Je me suis vraiment retrouvé face à un jeu très engageant sous certains aspects et très énervant sous d’autres, extrêmement bien réalisé dans son ensemble, mais terni par des défauts impardonnables de nos jours. Cependant, la mise en scène admirable, le bon niveau de qualité générale et l’intérêt de Metroid prend tout de même le dessus. Ah oui, une dernière chose, si vous n’étiez pas un fan de la version Superfamicom, ce qui était mon cas, intéressez-vous tout de même de près à cette version car elle pourrait tout de même vous séduire.

Graphismes : 87%
Le visuel d’ensemble est souvent très agréable, mais des petits détails pas très ordonnés, des caméras mal placées mettant en évidence des petits défauts viennent gâcher le beau tableau. Dommage, c’était presque parfait.

Animation : 94%
Metroid Prime est ultrafluide. De quoi faire baver les consoles concurrentes.

Jouabilité : 90%
Le gameplay de Metroid est particulier, différent et donc intéressant ! Il se laisse maîtriser rapidement.

Bande Son : 87%
La bande-son de haute qualité saura vous mettre la pression quand il le faut et vous plongera dans les abîmes du bonheur auditif.

Intérêt : 80%
Metroid Prime devra se trouver son public. Il ne plairera clairement pas à ceux qui attendent de l’action pure et dure. Les amateurs de labyrinthes seront comblés !

Note Globale : 84%
J’étais très méfiant car je n’avais pas vraiment accroché à la version Supernes. Ce nouvel opus sur Gamecube m’a fait changer d’avis sur la série.


NOTE : 08/10