Consoles-Fan
19/04/2018

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Spawn : In The Demon’s Hand
Diabolique
Les mains en l’air !

Il faut en g

Graphisme et jouabilité sont dans un bateau, jouabilité tombe à l’eau, qui est-ce qui reste ?

Spawn brille essentiellement par la qualité de ses graphismes et la finesse de son mapping. Les stages ne sont pas énormes mais certains d’entre eux sont annexés par de petites pièces afin de former un minuscule labyrinthe et ainsi reconstituer une ambiance "doom-like". Une idée fort sympathique mais en fin de compte peu exploitée. Le jeu consiste à affronter stage après stage un Boss, accompagné par quelques sbires ridiculement faibles. On se retrouve donc à un jeu comparable à Power Stone pour ce qui est du déroulement. Seulement voilà, le principe de caméra de Power Stone n’a pas été repris... (note de Shiryu :il n’y a pas que les caméras qui n’ont pas été reprises :-) )

Pour rappel, la caméra englobait l’ensemble du stage et les mouvements de caméra étaient discrets. Ici, c’est exactement l’inverse, la caméra bouge dans tous les sens, elle tente tant bien que mal de suivre votre personnage mais n’y arrive pas la plupart du temps. Bien évidemment, cette situation est insoutenable et nuit gravement à la jouabilité ! Les personnages sont en fait tout à fait maniables mais c’est cette gestion pourrie de la caméra qui gâche tout le plaisir.

Quand faut y aller, faut y aller...

Soyons courageux et fermons les yeux sur les mouvements fantaisistes de la caméra... Lors de l’affrontement du boss, vous pouvez utiliser plusieurs armes qui varient en fonction du personnage choisi. Et là le bourrinage commence. Vous frappez le boss, le boss vous frappe et il est quasiment impossible d’éviter ses coups. Les coups sont immédiats et instantanés, presque impossibles à anticiper. En fin de compte, le jeu se limite à tirer le plus possible sur le boss avant qu’il ne vous tue. A chaque fois que vous mourrez, vous perdez quelques secondes en guise de pénalité. Vous reviendrez affronter le boss autant de fois qu’il le faudra à condition de ne pas être pris par le temps.

Spawn m’a donc beaucoup déçu, surtout qu’avec une réalisation très aboutie et une intro qui claque, le jeu semblait avoir les qualités requises pour devenir un hit, mais la gestion des caméras ( j’entends encore la voix de Shiryu qui résonne dans la torpeur de la nuit :"rhââââââ ces caméras !" -Note de shiryu : heu non rien :)-) est tellement déplorable que l’on arrive à des situations désagréables comme par exemple ne pas voir l’intégralité du stage et donc ne pas se rendre compte des positions de l’ennemi et se faire tirer lâchement dans le dos. Même le mode multi-joueur se déroule dans la confusion la plus totale et pour avoir essayé le jeu à 4 , je peux vous dire que c’était aussi passionnant qu’un récital de Guy Béart. Si vous avez de l’argent à gaspiller, vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire.

Graphismes : 92%
Les graphismes de Spawn sont plutôt glauques mais c’est la la licence qui veut ça. A l’arrivée on obtient des mondes très détaillés et une grande qualité dans le mapping.

Animation : 91%
Le jeu est parfaitement fluide, la réalisation est impeccable. Du grand travail d’artiste.

Jouabilité : 40%
Tout le monde aura compris que 90% du budget a été consacré à la gestion des caméras ;). Rappelons malgré tout que les personnages répondent parfaitement au pad. On peut néanmoins se demander pourquoi les programmeurs n’ont pas intégré un système de lock qui n’aurait pu qu’améliorer la jouabilité.

Bande Son : 78%
Du hard-rock de supermarché.

Intérêt : 43%
Malgré sa bonne réalisation, Spawn finit par lasser à cause de ses problèmes de jouabilité.

Note Globale : 47%
Spawn est un jeu frustrant, bourrin et même pas défoulant.


NOTE : 04/10