Consoles-Fan
19/04/2018

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Marionette Company
Comment
C’est un jeu de Pierre Bachelet ?

Marionette Company vient se rajouter

Ca ne nous rajeunit pas tout ça !

Microcabin Corporation : voilà un nom qui devrait rappeler des souvenirs aux vieux joueurs (comme moââââ) qui marchent presque avec une canne (euh non ça va là). En tous cas j’ai toujours une pensée émue lorsqu’on parle de Microcabin, les responsables sur Pc Engine d’une de mes meilleures expériences vidéoludiques : Fray In Magical Adventure. Alors si Microcabin développe en Dreamcast, moi j’achète tête baissée. Pour vous donner une idée comme je suis fan de ce petit groupuscule de programmeurs japonais, je m’étais inscrit sur leur site et quelques semaines plus tard je recevais une lettre du Japon avec ma carte de membre Microcabin. Ils sont motivés chez Microcabin !
Enfin, c’est pas tout ça, attardons-nous à présent sur Marionette Company, premier du nom. Côté scénario, c’est plutôt obscur. Vous allez faire connaissance de demoiselles androïdes souvent mises à nu ou à feraille si vous préférez puisque c’est bien de cela dont il s’agit. C’est plutôt malsain comme ambiance : jugez par vous même : vous allez découvrir un robot (usagé ?) demoiselle mise (volontairement ?) en position du foetus dans une caisse et dont on s’est clairement débarrassé. Bon bien sûr, c’est un robot, mais à l’aspect humain et on se demande parfois jusqu’où le mauvais goût pourra aller car tout cela fait un peu "femme-objet dont on n’avait plus besoin et qui encombrait ou qui avait un défaut de fabrication et que l’on a mis au rebus."
Heureusement, vous êtes une âme charitable et vous allez récupérer ce robot en piteux état pour lui redonner une nouvelle vie grâce à vos talents d’électromécanicien ! Ca fait un peu l’homme qui valait 3 milliards et demi (eeeeh oui : l’inflation !) de dollars tout ça ! Vous pourrez même donner un nom à votre protégée et vous vivrez des folles aventures que je vous laisse découvrir.

Ainsi font, font, font...

Techniquement le jeu est assez joli en haute résolution et satisfaira l’amateur de digital comics bien qu’on puisse une fois de plus se plaindre du manque d’animation en général. Un petit dessin animé d’introduction, pas bien long est tout de même présent et mérite donc d’être signalé. La progression dans le jeu ne posera aucun problème mais il est à noter que le nombre de choix possibles parfois important a tendance à ralentir la progression du jeu et donne parfois l’impression au joueur de se traîner carrément.
Le jeu offre par contre une interface un peu austère et va peut-être même dérouter certains joueurs. Mis à part ça, le jeu ne pose pas de problèmes majeurs et la progression se fera sans encombres particulières. Marionette Company est donc un jeu sympa malgré les impressions du début et qui s’inscrit dans le groupe des digital comics beaux mais qui n’offrent pas grand chose de plus, voyons voir si la suite a su apporter quelques innovations.

Graphismes : 73%
Joli et classique, le design character n’est cependant pas extraordinaire.

Animation : —%
Cela n’a pas d’importance mais l’arrivée des menus pendant les parties n’est pas des plus fluides.

Jouabilité : —%
Une jouabilité très simple mais le déroulement de l’aventure est parfois un peu lent.

Bande Son : 76%
Une bande-son assez "boîte à musique" avec des voix de personnage attachantes.

Intérêt : 60%
Dans l’ensemble, Marionette Company est un jeu froid dans lequel il est difficile de rentrer.

Note Globale : 66%
L’empathie envers les personnages est laborieuse et outre ses qualités indéniables dans la réalisation, il manque sans doute une âme à Marionette Company (ce qui est sommes toutes assez logique)


NOTE : 06/10