Consoles-Fan
26/02/2018

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Indiana Jones et la tombe de l’empereur
L’aventurier tombe dans le gouffre...

Lorsque le premier Tomb Raider a vu le jour en 1996 il a imm

Donc après de nombreuses apparitions sur nos machines de jeu préférées, les plus marquantes étant sur Snes et PC, le professeur Jones nous revient dans de nouvelles aventures sur PS2. Le titre est l’adaptation de la version sortie précédemment sur X-Box et PC et est développé par l’équipe de "The collective". Ces derniers s’étant déjà illustrés avec leur adaptation plutôt réussie de Buffy, tout les espoirs concernant ce titre étaient permis, et pourtant ? Un scénario dans l’esprit

Le tombeau de l’empereur prend place en 1935 et lancera Indy en quête d’une relique chinoise qui permet de contrôler l’esprit humain. Une fois n’est pas coutume le célèbre archéologue ne sera pas le seul à partir à l’aventure puisque les nazis seront eux aussi de la partie. Le titre vous fera voyager de Prague à Istanbul en passant par Hong Kong et encore bien d’autres lieux tels une forteresse placée sur une île. Pad en main

Les connaisseurs de Buffy n’auront aucun mal à reconnaître les développeurs derrière ce titre et ce dès les premiers pas dans le jeu. En effet les graphismes et l’animation en sont si proches que l’on en vient à se demander si nous ne sommes pas en face du même jeu déguisé. Mais passons ces à priori et jetons-nous corps et âme dans l’aventure. Le jeu débute dans la cité perdue du Ceylan et vous laisse découvrir les diverses actions que vous pourrez effectuer. Courir, sauter, s’aggriper, nager, tirer ou frapper ; le professeur Jones dispose d’une panoplie de mouvements des plus complètes, vous offrant de nombreuses perspectives. Le jeu laisse (probablement trop !) la part belle au côté plateforme et les niveaux s’enchaîneront avec linéarité. Bien que les mouvements à votre disposition soient d’une grande variété les différents levels se résument bien souvent à une succession de plateforme, ponctuée par quelques combats et puzzles sans réelle saveur.

La panoplie des coups à votre disposition sera d’ailleurs plus que confortable puisqu’en plus de vos poings, vous aurez à disposition de nombreuses armes (machette, pistolet ou votre fouet) ainsi que de nombreux objets tels les chaises ou même des pelles. Une mention spéciale doit néanmoins être accordée au fouet, tantôt objet tantôt arme ; avec cette seconde utilisation, celui-ci se révélera diablement efficace ; en effet il vous servira aussi bien à désarmer vos adversaires qu’à les attirer à vous pour les achever avec vos poings. Une autre possibilité vous sera offerte en basculant en vue à la première personne pour les tirs de précision, mais cette faculté devra être utilisée avec parcimonie surtout en milieu hostile.

Bon effectivement les commandes sont nombreuses mais ces dernières sont loin de répondre correctement aux sollicitations de vos petits doigts ; enchaîner un saut avec un jet de fouet pour traverser un précipice, relève du miracle dans les premières minutes et même si l’habitude arrangera un peu l’ensemble, force est de constater que le père Indy ne semble pas toujours en accord avec vous. Malheureusement c’est un gros point noir pour ce type de jeu puisque la dextérité est une des clefs de la réussite.

Côté animation le bilan n’est pas vraiment plus élogieux, et il ne sera pas nécessaire d’aller très en avant dans le titre pour le découvrir. Le syndrome parkinson semble assaillir votre écran dès que vous serez confronté à plusieurs adversaires, à savoir que l’écran se mettra à tressaillir dans tous les sens. Indiana quant à lui se déplace avec aisance et ses courses sont d’une grande fluidité, mais là encore la joie sera de courte durée puisqu’à votre premier saut la stupéfaction de la décomposition des mouvements sera tellement importante que vous risquez probablement de suivre mon exemple et de vous retrouver au fond d’un gouffre. La caméra n’est pas épargnée elle non plus et vous serez constamment amené à la recentrer à l’aide du stick analogique droit pour mieux appréhender chacune des difficultés car si vous la laissez agir seule, entre autre durant les combats, celle-ci vous révélera la face cachée de certains murs que vous n’auriez jamais du voir.

Encore un peu ?

Je sens que les fans de l’archéologue m’en veulent déjà mais je peux vous assurer que ce n’est pas de gaîté de coeur que je dépeins devant vous ce tableau si peu élogieux étant moi-même adepte de la série de Lucas.

Heureusement le plan sonore et les graphismes sont de bien meilleurs niveaux et relèvent un peu l’ensemble.

En effet, visuellement le jeu est plutôt joli, les textures sont assez fines et détaillées et leur grande variété contribuera à l’immersion dans chaque lieu visité. Indy, quant à lui, est bien modélisé et vous n’aurez aucun mal à reconnaître l’acteur qui incarne notre héros ; les ennemis eux aussi sont plutôt bien réalisés et vous pourrez aisément le constater puisque la variété n’est, une fois encore, pas de mise. Il arrive quelquefois que certaines textures disparaissent ou que des enchevêtrements de polygones surviennent, mais rien qui n’ait été vu dans un autre titre et surtout qui ne vienne encore entacher le gameplay.

Enfin pour conclure avec l’aspect technique, le son lui ne souffre pas des défauts du reste. Les musiques sont issues directement des films et vous n’aurez aucun mal à reconnaître les très célèbres thèmes de John Williams (également compositeur des musiques de la saga Star Wars). La voie de Indy est celle du doubleur de Harrison Ford en France et dès les premiers mots du professeur Jones vous sentirez des frissons vous parcourir. Les bruitages, bien que très communs, sont bien réalisés mais certains, comme le souffle du héros, auront une certaine tendance à vous agacer.

Voilà le plan technique et le background général traités et vous savez donc désormais que la réalisation est loin d’être à la hauteur de ce que mérite une telle licence, alors la question restant en suspens et celle concernant l’intérêt du titre ; celui-ci réussira-t-il à relever le niveau du plan technique et ainsi sauver ce jeu de la noyade ? Finalement l’intérêt peut-il suffire ?

Comme je vous l’ai dit précédemment, dès le début du jeu et grâce notamment aux musiques et à la voix du héros vous n’aurez aucun mal à endosser la peau d’Indiana Jones. Les premières missions servent plus de mise en bouche et de terrain de jeu vous permettant d’apprendre et de vous habituer à la jouabilité, et vous en aurez bien besoin ! Seulement même si par la suite les niveaux se font de plus en plus difficiles, leur variété et la linéarité du tout conduira rapidement à une certaine lassitude. Le jeu dispose tout de même d’un bon niveau de difficulté, allongé artificiellement par la maniabilité qui vous conduira bien souvent à recommencer un niveau dû à un passage délicat.

Il reste néanmoins un goût bien amer à ce titre surtout lorsque l’on constate que ce sont les défauts techniques qui gâchent ce qui aurait aisément pu devenir un blockbuster avec une réalisation à la hauteur. Car finalement une fois bien immergé dans le jeu vous vous sentez vraiment comme l’aventurier dont vous avez suivi les aventures sur grand écran. Certains levels, bien qu’originaux en comparaison de l’ensemble, sont là principalement pour renforcer l’ambiance et la nostalgie, notamment celui dans lequel une boule énorme vous poursuivra dans un couloir plus qu’étroit.

Alors mon sentiment vis-à-vis de ce jeu est tout d’abord un fort rejet tant l’impression est grande que les développeurs ont encore une fois cédé à la facilité en s’appuyant sur une licence prestigieuse. Qui plus est lorsque l’on sait que la version X-Box a bénéficié d’un soin bien plus important, alors serait-ce dû à un manque d’optimisation du produit au support ?

Quoi qu’il en soit le résultat est là et je me demande comment Lucas, si méticuleux et protectionniste avec ses bébés, peut encore laisser de tels titres voir le jour.

Tout ceci est vraiment dommage.

Graphismes : 80%

Plutôt bon, ils contribuent à l’immersion.

Animation : 64%

Alors là on a la crème du genre avec en vrac, ralentissement, enchevêtrement de polygones, saut d’écran, animations du perso lors de certains mouvements catastrophique.

Jouabilité : 68%

Là encore les éloges ne sont pas de mise et même si après de nombreuses heures vous réussirez à vous en sortir, devoir recommencer un niveau du début à cause d’un saut raté restera plus que stressant !

Son : 85%

Bonne voix, bonne musique (de Williams) du tout bon.

Intérêt

Bien que l’ambiance soit présente, la technique vient gâcher un tableau qui aurait pu être élogieux. Si vous pouvez faire abstraction de l’animation, vous accoutumer à la maniabilité, nul doute que vous finirez par prendre votre pied. Si par contre à chaque saut raté vous piquez une crise de nerf et éteignez votre console alors passez votre chemin car la frustration risque de vous assaillir dès les premières minutes.

Shenrone


NOTE : 04/10