Consoles-Fan
22/10/2018

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Red Faction
Ne rougis pas, non, ne rougis pas...
Tu as, tu as toujours de beaux yeux.

Red Faction, c’est un peu Germinal revisit

L’histoire de Red Faction débute par une mutinerie qui tourne plutôt mal et fait de très nombreuses victimes dans les deux camps. Vous vous retrouvez au sein de cette mutinerie de gré ou de force mais si vous semblez un peu perdu au début. Vous vous retrouvez allié au camp des mineurs un peu par défaut, puisque vous en êtes un, mais réalisez bien vite l’ampleur de l’inhumanité qui pèse sur cette exploitation minière.

T’as ton permis ?

Vous récupèrerez rapidement une arme, puis un autre et finirez par attraper une collectionnite aigue, on se demande même comment vous faites pour tout transporter sur vous. Et pourtant, il va falloir être agile pour saboter la mine. C’est ainsi que vous utiliserez des véhicules amphibies, volants ou terrestres afin de vous adonner à quelques séances de blast. Ces passages restent malgré tout moins intéressants que lorsque vous êtes à pieds et uniquement vêtu de votre combinaison rouge de mineur.

Comme l’action ne se relâche jamais, on a toujours tendance à vouloir avancer, progresser, afin de découvrir la suite. Puis, on se fait piéger, on tombe dans un précipice ou dans un guet-apens. On meurt… Et on se rend compte qu’on n’a pas sauvegardé… Car Les nombreux loadings parsemés sur tout le jeu ne chargent que la suite du jeu, ils ne font ni office de point de sauvegarde, ni de chek-point (là c’est quand même vache). En gros, il faudra que vous pensiez de temps en temps à sauvegarder. C’est dommageable car finalement cela vous force un peu à sortir de l’excellence ambiance de ce titre.

La réalisation de Red Faction est faiblarde. Et pour cause, Red Faction accuse le poids de l’âge. Le brouillard est très présent et les explosions sont mal découpées tout en étant pas vraiment très impressionnantes…Spéciale dédicace au mapping complètement nul des tags en français dans le texte : c’est fait en deux minutes avec Photoshop (sans doute par un stagiaire). Quand au contenu des messages subliminaux, ils semblent avoir été proféré par un gosse de 5 ans. « Vilains, vous irez en enfer » et autres « Ouh ils sont méchants » ont de quoi interloquer le joueur. Les dialogues sont tout ce qu’il y a de plus inexpressif. Il manque donc de crédibilité. J’ai relevé le passage où un des personnages (je ne vous dirai pas qui pour ne pas spoiler) transformé en torche humaine vous parle sans exprimer la souffrance.

Faible mais bon

Red Faction a en fait énormément de défauts mais c’est son intérêt qui le sauve. Red Faction est un dédale mais on ne s’y perd pas trop souvent : il suffit de vous diriger vers les ennemis qui vous montrent sans le vouloir le chemin à emprunter. Si vous vous retrouvez bloqué, ne perdez pas à l’esprit que vous voulez détruire les murs à grands coups de lance-missiles ou de mines télécommandées. Il y a de toute manière toujours un indice pour vous mettre sur la bonne voix. THQ n’a pas donc attendu le second épisode pour nous proposer des décors presque entièrement destructibles, ce qui rajoute une dimension très intéressante au jeu même si elle ne se révèle pas aussi tactique que dans le second opus. Mais pour l’époque, c’était déjà très bien !

Mon grand tord a finalement été de découvrir Red Faction dans le désordre, mais malgré cela, j’ai trouvé assez de force pour terminer le premier épisode qui est tout de même largement moins joli que son successeur. L’intérêt était en tous cas déjà présent, aussi, je vous conseille d’y jouer dans l’ordre et de ne pas faire comme moi. Apprécier le second épisode et vouloir découvrir ce qu’il se cachait à la base de cette insurrections des mineurs en se plongeant ensuite dans le premier, ce n’est vraiment qu’une sortie de secours.

Graphismes : 63%
Les décors sont très basiques mais destructibles.

Animation : 65%
Pour ce niveau de réalisation, du 60 images/seconde aurait été un minimum.

Jouabilité : %
Red Faction offre un gameplay intéressant mais il reste assez bourrin. Un peu plus de finesse aurait été appréciable par exemple pour les séances de snipe.

Bande Son : 60%
Des dialogues baclés sur une bande originale satisfaisante.

Intérêt : 72%
Red Faction offre une histoire intéressante mais possède quelques petits défauts de gameplay que le second opus gomme, en plus de l’amélioration technique qu’il apporte.

Note Globale : 66%
Red Faction est un jeu sympathique à se procurer de préférence d’occasion. Une série à posséder, très certainement.


NOTE : 06/10