Consoles-Fan
20/01/2018

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Ikaruga
Icare ?
Ou gars ?

Ikaruga est un shoot vertical avec des d

Quelques années auparavant, Treasure avait déjà propose un concept presque analogue sur Segasaturn avec Silhouette Mirage, basé également sur une dualité de couleurs. Ce principe a été repris avec Ikaruga dont le vaisseau tire en blanc (avec des dégradés bleus) où en noir (avec des dégradés rouges). Les dégradés sont juste là pour faire joli et pour souligner la chaleur des décors organiques.

Mais revenons-en au principe.

Lorsque votre vaisseau est blanc, vos tirs blancs sont bancs. Ils sont plus efficaces pour détruire des ennemis noirs qui vous balancent des tirs noirs auxquels vous êtes sensibles. A l’inverse, vous pouvez absorber les tirs blancs pour faire gonfler une barre d’énergie qui vous permettra de balancer un gros tir pas si destructeur que cela. Ainsi, si vous avez bien tout compris, envoyer des tirs blancs sur un ennemi blanc vous demander plus d’acharnement que si vous utilisiez votre tir noir mais vous fera prendre moins de risque puisque ses tirs seront totalement inoffensifs pour vous : vous ne ferez que les absorber. A présent, vous pouvez relire ce paragraphe en remplaçant les mots « blanc » par « noir » et inversément. Voilà, j’espère que vous avez compris le principe.

Techniquement, vous voilà invulnérable puisqu’à moins d’une grosse bourde de votre part, il suffit de vous transformer en blanc face à des ennemis blancs ou en noir face à des ennemis noirs pour ne jamais être inquiété. Sauf que, vous pensez bien, toute la finesse réside dans le fait qu’il y a la plupart du temps les deux sortes d’ennemis et de tirs à l’écran et que ce sont vos choix à mi-chemin entre le réflexe et la stratégie (lorsqu’on commence à connaître un peu le déroulement du jeu) qui vont vous positionner dans des zones à plus ou moins grands risques, avec une plus ou moins grande efficacité de tir. A vous de juger quelle est la proportion des couleurs présentes à l’écran.

Un seul bouton vous sert de tir, un autre vous permet de changer la couleur de votre vaisseau, tel un simple switch. A noter l’absence de grosse bombe auto-nettoyante d’écran qui aurait pu être très utile tant la difficulté d’Ikaruga est élevée.

Bienvenue à l’opéra

Les ennemis entament leur chorégraphie comme un rituel, chacun prend sa place. Chaque mouvement est précis afin d’obtenir un tableau équilibré. Seul votre vaisseau tente de nuire à ce bel équilibre en vous déplaçant anarchiquement et en détruisant la belle construction. C’est clair : jouer à Ikaruga, ça fait du bien.

Ikaruga était attendu comme la suite de Radiant Silvergun. J’ai pour ma part un peu de mal à le considérer comme tel. D’ailleurs, si on ne me l’avait pas dit, je n’aurais sans doute pas fait le rapprochement si ce n’est par la forme des vaisseaux, car pour le reste, Treasure a choisi une ambiance plus sérieuse, plus cyber, moins pastelles et a abandonné les héros japanisants de Radiant Silvergun. De plus, les gameplays sont, nous l’avons vu, très différents. Et je dois même dire que Radiant Silvergun m’a fait meilleure impression qu’Ikaruga. Radiant Silvergun m’a plus impressionné sur Segasaturn même si Ikaruga est bien entendu plus beau, mais Ikaruga ne surplombe pas la ludothèque de la Dreamcast d’aussi haut que n’a pu le faire Radiant Silvergun sur Segasaturn. Oh, il n’y a pas non plus que la technique qui fait pencher la balance. Je me souviens m’être plus amusé sur Radiant Silvergun qui était plus axé shoot pur et dur sans prise de tête des couleurs qui est pourtant un excellent concept et qui a le mérite d’être différent ! La succession de boss dans Radiant Silvergun était aussi très agréable, ces derniers étaient aussi plus recherchés. Avec Ikaruga, Trasure s’est clairement positionné avec une originalité plus marquée sur le gameplay en tant que tel.

N’allez cependant pas dire ce que je n’ai pas dit, Ikaruga est un incontournable que vous possédiez une Dreamcast ou une Gamecube que vous soyez passionné ou non de shoot-them-up. Jouez à Ikaruga : ça fait du bien !

Graphismes : 94%
Des décors de toute beauté avec des effets de lumière et de transparence "pince-moi je rêve"

Animation : 92%
Superfluide avec quelques mouvements de caméra pour une mise-en-scène classieuse.

Jouabilité : 93%
Voilà un shoot qui sort du commun et qui propose un principe de gameplay très intéressant.

Bande Son : 90%
Une musique qui fait corps avec le reste du jeu ! Il y a une synchronisation entre les notes et l’action qui vous étonnera.

Intérêt : 94%
La difficulté d’Ikaruga et ses modes de jeu vous promettent de longues parties d’acharnement.

Note Globale : 93%
La Dreamcast ne cesse pas de nous étonner en nous proposant un des meilleurs shoots de sa génération ! Deluxe !


NOTE : 09/10