Consoles-Fan
17/01/2018

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Indiana Jones et la tombe de l’empereur
Dr Jones, I presume.
Un Indiana dans la ville

Lors de mon dernier entretien avec Bret Mogilefsky (Grim Fandango), le programmeur m’avait confi

Vous êtes donc l’ami Indy qui va vivre de nouvelles aventures trépidantes dans des univers hostiles bourrés de nazis. Les coups portés par notre aventurier en pantalon de velours sont vraiment bien rendus car on dirait vraiment Harrison Ford qui les distribue. C’est péchu et rapide mais en même temps, les mouvements amples et prononcés de chaque mouvement et les réactions des ennemis font penser aux techniques cinématographiques qui simulent une distribution de baffes. On se replonge donc assez bien dans l’esprit du film. L’intelligence artificielle des ennemis est de bon niveau, ils remontent lorsqu’ils tombent dans des trous et sont assez coriaces mais il leur arrive malheureusement encore parfois de ne plus savoir avancer à cause d’un élément du décor qu’il suffirait pourtant de contourner. Dans certains cas, il est possible qu’Indy soit sonné. Vous voilà pour quelques secondes à la merci de vos adversaires. Petit plus intéressant, les décors sont partiellement destructibles, ce qui rajoute encore plus d’intérêt aux combats. Du côté des boss, vous devrez mettre au point des techniques pour les chatouiller.

La gestion d’items me rappelle un peu celle de Buffy qui se faisait à la croix directionnelle. En appuyant vers le haut, vous sélectionnez l’item que vous utiliserez dorénavant en appuyant sur le bouton action ; en appuyant vers le bas, vous désélectionnez l’item. Le problème est que dans Indiana Jones, on vous demande de changer assez souvent, ce qui crée pas mal de temps morts. Pour compenser ce problème, les programmeurs indiquent en haut à droite de l’écran quel ustensile il serait utile d’employer. Il ne faudra donc pas vous creuser de trop dans ce jeu qui se positionne vraiment plus comme un jeu d’aventure-action avec des phases de plate-forme, de baston et de tir. Cependant, ne vous croyez pas dans un shoot-them-up, les munitions sont vraiment très limitées même si ces dernières sont très variées : fusil, arme de poing, pistolet, grenades, mitrailleuses, harpons… Le mélange des genres est en tout cas excellent et pondéré avec justesse. Ainsi, vous pourrez par exemple vous servir d’une machette pour découper des lianes qui vous obstruent le passage ou votre lasso pour agripper certains objets et franchir des précipices à la manière de Tarzan. Certains items temporaires tels que des pelles ou des bouteilles ne pourront pas être emportés dans votre sacoche. Dès que vous sélectionnez un autre objet, vous devez le déposer sur place. Si vous désirez en emporter avec vous, vous devrez donc le tenir en main, ce qui implique aussi que vous ne pourrez pas en emmener plus d’un à la fois. N’oubliez pas que si Indy peut utiliser des armes, vos ennemis le peuvent aussi et ils n’hésiteront d’ailleurs pas une minute à ramasser une arme que vous auriez laissé tomber dans la bagarre.

T’es bien poli, Indiana

Indiana Jones n’a pas toujours été une licence heureuse, surtout en ce qui concerne la maniabilité. Ceux qui ont connu l’épisode sorti sur CBS Colecovision doivent encore en avoir des cauchemars. Mais aujourd’hui, cette époque est révolue. Indy se manie tout à fait correctement et se rattrape automatiquement lors de ses sauts périlleux. Le gameplay est donc très agréable et riche. Indy a un beau panel de coups : Il frappe, saute, se raccroche aux corniches, se plaque contre les murs, nage, et utilise, nous l’avons vu plus haut, pas mal d’ustensiles., des armes… Et surtout, il boit, mais rassurez-vous chers alcooliques anonymes, il ne boit que de l’eau de sa gourde qu’il peut remplir à différents points d’eau afin de récupérer son énergie vitale. Plus tard, vous récupérerez des médikits très utiles palliant l’absence de plus en plus marquée des points de ravitaillement d’eau présentés sous la forme de fontaines. N’hésitez pas à démolir des caisses pour collecter des munitions. Le seul point noir reste la gestion un peu trop compliquée des items.

Bien observer les décors

Les programmeurs aiment vous faire voyager un peu partout (en hauteur, sous l’eau…) dans des environnements assez petits mais qui sont de véritables dédales à franchir avec des objets à récupérer. Une seule manière d’y arriver, à vous de trouver laquelle. Cette progression reste cependant assez linéaire mais le fait de repasser plusieurs fois quasiment aux mêmes endroits à de quoi perturber. Hors de question de traverser un stage à vol d’oiseau, il faudra suivre l’esprit tortueux et créatif des programmeurs qui vous forceront à parcourir de longs méandres afin d’atteindre un objectif qui se trouve juste en face de vous mais qui est inaccessible à cause de sa hauteur ou de la présence d’un ravin. Pour y arriver, vous devrez déclencher certains switchs ou découvrir de nouveaux chemins que vos aptitudes d’être humain vous permettent d’emprunter. Vous rencontrerez aussi des énigmes. Celle de l’horloge couplée à des signes astrologiques m’a beaucoup plu. Il faut penser de la manière la moins logique possible pour progresser dans ce jeu. Si vous voyez une porte, vous pouvez être presque certain qu’elle sera fermée et que vous devrez vous rabattre sur une échelle située non loin de là. Rassurez-vous, de nombreuses cut scènes vous mettront la puce à l’oreille.

Il faut cependant signaler quelques bizarreries comme l’impossibilité de monter sur des caisses alors que d’autres éléments du décor plus haut perchés sont accessibles.

Les décors sont assez jolis, bien texturés mais certains sont un peu trop anguleux. Le déplacement des personnages à l’écran est de bonne facture. Les effets spéciaux tels des effets de transparence, de reflet et autres effets de fumée et de chaleur sont nombreux. Les personnages sont très réussis en particulier au niveau des visages.

Musicalement, pas de grande surprise, les thèmes originaux ont été réorchestrés, ça se limite à ça, mais il faut avouer que l’ambiance est très sympa car j’ai eu maintes fois l’impression que l’ambiance sonore réagissait bien en fonction des actions effectuées comme si des jingles étaient lancés de temps en temps au-dessus de la bande sonore prévue par défaut. Le résultat est en tous cas très réussi car à chaque fois qu’on l’on se sort d’un pétrin pas possible, le thème glorieux d’Indiana Jones se met en route et ce, sans jamais être lourdingue.

Indiana Jones est une excellente surprise, visiblement plus sur XBox que sur PS2. Même si vous n’aimez pas Tomb Raider, vous accrocherez sur ce titre au gameplay des plus variés.

Graphismes : 81%
Indiana Jones est largement plus beau en XBox qu’en PS2 : les couleurs pastelles des décors vous feront fondre.

Animation : 70%
Certains déplacements sont débiles. Le framerate est de 30 images/seconde. Quelques problèmes de Z Buffer sont à signaler.

Jouabilité : 80%
Le timing demandé est parfois un peu trop précis, tout se joue à quelques pixels près. Mais il faut reconnaître à Indy un large panel de mouvements permettant un gameplay très élaboré.

Bande Son : 96%
Une des bande-son les plus séduisantes de l’année avec un système de tapis musical renforcé par des thèmes de temps en temps. L’effet obtenu est excellent car certains morceaux se déclenchent sans coupure, juste par superposition. On a donc l’impression que la musique est jouée en temps réel par un orchestre qui illustre les actions que vous accomplissez. Voilà en tous cas une technique qu’il faudra réexploiter.

Intérêt : 72%
L’aventure est trépidante et passionnante grâce à des niveaux vraiment très bien pensés.

Note Globale : 74%
Un jeu à licence soigné aux petits oignons, ça fait plaisir.


NOTE : 07/10