Consoles-Fan
26/02/2018

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Crimson Skies : High Road to Revenge
Coca zoulou
vous avez mis votre h

Crimson Skies est une de ces licences de Microsoft qui a surpris sur PC par son c

Et si j’étais né en 17... ?

Une première chose à savoir sur ce jeu, c’est qu’il reprend le principe des univers alternatifs, concept que l’on retrouve plus habituellement dans les jeux japonais. L’action se déroule donc dans un passé mais dans lequel l’histoire s’est déroulée de façon différente. A vue de nez, notre histoire se déroule quelque part entre 1930 et 1950, mais dans un monde où les Etats-Unis ont éclaté en plusieurs états indépendants, où tout le monde se balade à bord d’avions à hélices, et où les pirates de l’air pullulent. Ce qui tombe bien parce que vous êtes justement un de ces pirates. Enfin peut-être plus mercenaire que pirate, mais bon la différence est négligeable.

Envole moi !

Vous allez donc vous embarquer à bord d’un joli zinc au design plus que fantaisiste (parce que bon j’ai beau ne pas être super calé en aéronautique, je l’ai bien vu que l’hélice elle est derrière au lieu d’être devant, on ne me la fait pas à moi), et zou c’est parti pour les cabrioles dans les cieux azurés. D’ailleurs pour ce qui est des acrobaties, rassurez vous, tout est fait pour éviter les prises de tête. Vous n’êtes pas dans un Flight Simulator, donc vous n’aurez pas à gérer 5000 paramètres différents pour déplacer votre gros navion : si vous poussez votre stick sur un côté, l’avion vire. Si vous le poussez vers le haut ou vers le bas, votre avion pique ou remonte. Pas besoin de régler votre vitesse au micropoil, de toute façon vous ne pouvez pas. Vous pouvez juste balancer un coup de booster pour accélérer temporairement, ou donner un coup de frein pour ralentir et virer plus sec. Simple non ?

Bon évidemment ce n’est pas avec ce genre de manoeuvres que vous allez épater la galerie. Mais là encore pas besoin de faire un stage avec la patrouille de France pour faire de jolies figures, tout est prévu : en utilisant le clic du stick droit et en le combinant au gauche, vous pouvez faire de jolies figures les doigts dans le nez. A vous les tonneaux, vrilles, chandelles et immelmanns (un immelman pour les ignares, c’est une figure qui permet de faire demi-tour. Non moi non plus je ne connaissais pas avant de jouer à ce jeu), mais attention ces manoeuvres consomment votre barre de turbo, et lorsque celle-ci est vide vous serez obligés de piloter comme un papy (même pas Boyington) le temps que votre engin reprenne son souffle.

Enfin bref vous l’aurez compris, tout a été pensé pour que le plus manchot des joueurs puisse évoluer de façon gracieuse et efficace dans les airs, même s’il n’a jamais touché à un simulateur de vol de sa vie. A vrai dire le gameplay est tellement permissif que vous pouvez vous manger quelques falaises sans trop dégrader votre engin volant. De même la seule limite à vos fantaisies acrobatiques restera votre niveau de turbo, pour le reste vous ne risquez pas le décrochage ou le calage de moteur.

Je marche seul

Nous allons parler du mode solo. Alors là, je vous entends d’ici, vous allez me dire Ouah pour ce genre de jeu on sait d’avance qu’il va être pourri le mode solo, c’est comme pour Midtown Madness tout l’intérêt est dans le multi, le reste c’est du bouche-trou !. Hé bien pas du tout (et arrêtez de parler pendant que je rédige mon test, ça me perturbe !), contrairement à tous mes soupçons, le mode solo de Crimson Skies est assez réussi et plutôt prenant.

Ce mode de jeu consiste à suivre une intrigue (assez banale il faut l’avouer) ce déroulant dans ce monde alternatif. En fait même si le jeu vous permet de participer à différentes missions, dans un schéma probablement inspiré de Gran Theft Auto, bien que leur logique et leur apparition est assez linéaire ( quand je vous disais que ce jeu n’était pas prise de tête). Pour la plupart ces missions sont de deux types très classiques : attaque d’un objectif, ou escorte d’un allié (l’un comme l’autre pouvant être un avion similaire au nôtre, un zeppelin, un bateau, un train...). Dans tous les cas tout cela finit en baston titanesque dans laquelle il vous faudra tirer tous azimuths. C’est là d’ailleurs qu’on appréciera la possibilité de descendre de son avion pour utiliser des batteries de DCA, placées au sol ou embarquées dans les zeppelins. Ces changements de positions en plein coeur de la bataille apportent une touche de stratégie et de variété, forçant le joueur à réfléchir et à adopter des stratégies un peu plus fines que le simple dogfight jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et c’est heureux d’ailleurs, parce qu’en combat aérien même, on a tendance à faire toujours la même chose.

Occasionnellement on a également l’occasion de participer à des missions un peu plus originales, à base de "va me chercher ce truc à l’autre bout de la ville sans te faire repérer" ou de "même pas cap de faire les mêmes acrobaties que moi dans le canyon !". Sur la fin, mais je ne veux pas spoiler, on se demande même si on ne s’est pas trompé de disque en lançant la partie en ayant l’impression de se retrouver dans un jeu de plateformes. Impression qu’on a déjà pu avoir plus tôt au cours du jeu en affrontant des... boss de fin de niveau ! Et ces boss se permettent d’être gigantesques, inventifs et assez amusants à dégommer. Bref, sur une base de jeu de petits navions tout simple, les développeurs ont su greffer quelques éléments traditionnels des jeux vidéo mais plutôt inattendus ici. Tout en restant en terrain connu, on est donc agréablement surpris, ça s’appelle faire du neuf avec du vieux.

Gros reproche en revanche concernant le mode solo, le jeu ne permet pas d’organiser des "escarmouches", c’est à dire d’organiser de simples bastons aériennes contre des bots. Si vous jouez seul, vous êtes condamné à suivre le mode story. A moins bien sûr que vous ne jouiez sur le live.

Alx


NOTE : 07/10