Consoles-Fan
27/05/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

2945 articles en ligne

 
Tokyo Bus Annai
Une simulation de bus ??!!!
Ce site teste vraiment n’importe quoi !

Aujourd’hui nous allons parler d’un autre jeu typiquement japonais que certains qualifient de jeu

Tokyo Bus Annai est l’équivalent de Tokyo Bus Guide sorti sur Dreamcast en 1999. A l’époque le jeu n’avait pas emballé les foules à cause de sa réalisation un petit peu légère et son manque de fun général. N’y ayant pas personnellement joué je ne peux pas faire de comparaison avec cette mouture Ps2 sortie il y’a déjà un petit moment et disponible dans la collection « Super Lite » (l’équivalent de nos Platinum). Le jeu démarre de façon très sobre, et les menus donnent vraiment l’impression d’un jeu à petit budget. On se retrouve donc face à une couleur de fond pas terrible et un menu tout en anglais très clair mais décidément pas accueillant. Il se découpe en plusieurs options différentes que sont le mode Story, Free Run, Guide Map, Option, Mini Game, Challenge.

Avant de commencer, il convient de faire un tour dans le menu des options, pour passer en revue les différentes fonctionnalités. Outre le fait de pouvoir régler le son, sauvegarder et charger une partie, il est possible de faire différents réglages concernant la sévérité de l’ordinateur ainsi que de la présence d’une aide au pilotage. Et lorsque l’on voit la difficulté du soft, on se dit que ce n’est pas de trop. Parmi les modes de jeu, le Story sera celui qui vous occupera le plus longtemps et consiste à vivre la vie d’un chauffeur de bus en prenant et déposant des passagers à des arrêts précis et à rouler en respectant le code de la route. Le mode Free Run est finalement extrêmement similaire au mode Story, excepté le fait que lorsque vous conduisez vous ne gagnez aucun point d’expérience ni bonus. Le mode Guide Map, vous permet de visionner l’ensemble du pseudo Tokyo que vous parcourrez en bus et donne comme dans Densha de GO ! Des informations sur les différents quartiers. Ce mode vraiment limité n’apporte pas grand chose à l’ensemble à moins d’avoir très envie de connaître la belle histoire de la Zone Industrielle de la ville par exemple. Les Mini Games sont accessibles uniquement par téléchargement d’un programme sur la Memory Card et je suppose qu’il faut une connexion Internet pour l’obtenir. Enfin, le mode Challenge vous permet de relever des défis à bord de bus de différents pays du monde. Là encore, bien que l’idée soit amusante, les défis ne sont pas très folichons et on s’ennuie assez rapidement. Je démarre donc une partie dans le mode Story et un chauffeur de bus modélisé en 3D (très moche) me donne quelques conseils. Une fois cela fait on prend place dans le bus, nos passagers montent les uns après les autres, certains discutent et une forte appréhension me gagne soudain... Quelques secondes plus tard, je tombe dans la troisième dimension, lorsque je dois quitter mon arrêt de bus. Graphiquement, ce jeu est une horreur, c’est bien simple il remporte probablement haut la main, le titre du jeu le plus moche qui m’est été donné de voir sur une 128 bits (et je crois en avoir vu un certain nombre). C’est proprement effarant que des programmeurs osent sortir des jeux techniquement aussi peu aboutis. Les passagers ne sont que de simples textures plaquées, le bus est un simple rectangle sur roues peint aux couleurs de Tokyo enfin les décors sont tout simplement à pleurer. C’est bien simple, on est censé conduire à travers Tokyo et on à l’impression de traverser un paysage de Légo. Les rues sont vides et les maisons ressemblent à celles de Paperboy sur Nes, la 3d en plus. Bref ce jeu est un scandale d’un point de vue technique et même les premiers jeux Psone sont plus aboutis. Néanmoins, il est tout à fait possible de faire abstraction des graphismes, si le jeu s’avère très jouable et très amusant et qu’il propose un challenge intéressant à relever. Je mets donc le bus en route et là surprise ! L’accélération se fait avec R1 tandis que le frein s’actionne avec L1. Les quatre boutons principaux servant aux clignotants droit et gauche, aux différentes vues et enfin le dernier indiquant l’itinéraire aux passagers. Après tout cette configuration n’est pas plus stupide qu’une autre et on s’y habitue finalement assez vite. Je quitte donc mon stationnement et là les ennuis commencent... Le dosage accélération et freinage est proprement hors du commun (dans le mauvais sens du terme bien évidemment) et je dois avouer que j’ai bien du mal à le décrire. En fait accélérer consiste à appuyer le R1 jusqu’à atteindre les 50 km/h, ensuite si vous lâchez le bouton le bus ne perdra pas de vitesse et il faudra appuyer sur le frein pour en perdre. Le bus est lui aussi d’une maniabilité assez déconcertante mais on fini après de multiples efforts par trouver les bonnes trajectoires dans les virages. En effet, chaque faux pas est pénalisé et parvenir au premier arrêt de bus sans encombre relève de l’exploit. Arrivé au premier croisement, je m’arrête pour laisser passer les voitures. Lorsque vient mon tour de m’engager, je passe et là, Stupeur ! Une voiture est restée coincée au croisement et vient de me rentrer dedans. Ce sont des choses qui arrivent et je m’apprête donc à faire marche arrière mais les programmeurs ne l’ont pas incluse dans le maniement du bus. Et pour couronner le tout, la voiture tente de me pousser pour avancer révélant du même coup l’IA, prodigieuse incluse dans le jeu. La partie est bloquée et se termine par un Game Over. Cette situation surréaliste se retrouve malheureusement à de nombreuses reprises et il vous faudra finalement une détermination hors du commun pour finir un parcours complet et débloquer tous les bonus. A cela il convient d’ajouter une musique et des bruitages assez déplorables ainsi qu’une animation environnementale quasi inexistante (malgré le trafic et deux ou trois piétons). Finalement, j’ai du après plusieurs tentatives plus passionnantes les unes que les autres, me rendre à l’évidence : ce jeu est profondément ennuyeux, malgré toute la bonne volonté que l’on puisse mettre.

Graphismes : 3.0/10

Des textures pauvres, des décors vides et dénués de vie, font de Tokyo Bus Annai l’un des jeux les plus moche de la Ps2.

Son : 5.0/10

Les bruitages de la circulation et du bus sont quelconques et la musique est parfaitement impersonnelle.

Jouabilité : 3.5/10

La conduite du bus est pour le moins « originale », ceci ajouté à une intelligence artificielle quasi inexistante rend les trajets en bus particulièrement éprouvants.

Animation : 4.5/10

Sans intérêt particulier, les environnements sont désespérément vides et les petits événements vidéos à l’intérieur du bus ne sont pas non plus d’excellente facture.

Intérêt : 4.0/10

A moins d’être d’un naturel diaboliquement patient ou encore de venir de Namek, ce jeu passera après quelques heures de jeu directement de votre Ps2 à votre placard pour y prendre la poussière pour longtemps.


NOTE : 03/10