Consoles-Fan
19/04/2018

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Zelda : The Wind Waker
Autant en emporte le vent
Je sens que

Ouf, je l’ai enfin fini cet

Entre Zelda et Zelda, mon cœur balance…

Un monde énorme, bourré d’astuces, d’espiègleries, c’est la vie de Zelda. Mais elle rêve et elle imagine tous les soirs en s’endormant que le petit Link d’Hyrule vient lui parler doucement. Malheureusement, Link n’est pas de la partie dans cette aventure qui place pour héros un jeune garçon que j’ai nommé pour ma part Magarn. Celui-ci a tout à apprendre et son destin va faire de lui un héros. On aurait tous aimé devenir comme lui. Et la sauce prend immédiatement, on oublie bien vite Link pour se plonger dans une aventure malheureusement pas toujours passionnante.

Les dongeons sont une fois de plus bourrés d’ingéniosité et feront appel à votre imagination afin de déterminer quel item parmi un arc à flèches, un grappin, des bombes, un boomerang, des bottes métalliques et bien d’autres vous allez utiliser. Ces items étaient pour la plupart déjà présents dans l’Ocarina Of Time. Si vous y avez déjà joué, vous retrouverez donc vos marques immédiatement et c’est là tout le problème puisque vous ne devrez pas réfléchir autant pour cet épisode qui reprend en grande partie les mêmes idées même si l’histoire est bien différente. Si par contre vous n’y avez jamais joué, The Wind Waker vous paraîtra rempli d’idées. Pour moi, c’est juste un megamix reprenant pas mal de concepts (les fioles, le bouclier réfléchissant…) mais apportant tout de même quelques nouveautés qui vous pousseront à terminer le jeu. Cette fois-ci, vous ne jouez plus d’Ocarina mais vous vous servez d’une baguette afin de diriger le vent, de créer des tornades… Jusque là, Zelda est du pur bonheur. Malheureusement, les créatifs de chez Nintendo ont eu une idée originale qui se révèle pesante à en mourir.

Tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice

L’univers de cet épisode se passe sur une énorme étendue d’eau. Magarn (ouais je sais c’est bizarre) se promènera d’îles en îles afin que sa destinée soit révélée, et explorera divers donjons truffés de pièges. Et pour voyager d’un point à l’autre de la carte, il faut un temps de malade, faisant de Zelda un jeu en dent de scies avec des moments d’une force extrême et d’autres d’une platitude honteuse. Nintendo aurait-il oublié que dans jeu vidéo, il y a le mot jeu… Trop longs, trop nombreux, ces passages créent chez le joueur des périodes de somnolence…

Imaginez un peu… Il faudra à un moment ou l’autre du jeu parcourir l’ensemble des cases de la carte pour nourrir des poissons afin qu’ils vous dessinent les environs. Nourriture qui évidemment ne se trouve qu’à certains endroits du monde et que vous ne pouvez transporter qu’en quantité limitée. Vous devrez ensuite retrouver une carte qui vous révèlera l’emplacement des cartes qui vous révèleront l’endroit où se trouve un des 8 morceaux de la Triforce. Mais avant de pouvoir les lires, vous devrez aller à l’île de Tingle afin qu’il les décrypte. Oh, vous ne pourrez pas toutes les décrypter d’un coup car il demande tellement de rubis que vous n’en décrypterez que maximum deux à la fois… Il vous faudra donc aussi récupérer un maximum de rubis. Une fois les cartes décryptées vous devrez les comparer aux cartes des îles dessinées par les poissons qui vous révéleront aussi des informations pertinentes. Rien qu’à cause de problèmes de stocks limités, vous allez parcourir la mer pendant des heures et des heures. Rajoutez à cela les déplacements qui incombent à l’aventure et qui à certains moments ressemblent plus à un jeu de piste sans intérêt… La question est : êtes vous prêt à en payer le prix. Moi oui, mais j’aurais préféré ne pas devoir. Evidemment le jeu n’aurait pas été aussi long mais à quoi bon rallonger la durée d’un jeu artificiellement…

Heureusement, il reste les quêtes annexes qui permettent de nous changer les idées et surtout la base principale du titre qui reste vraiment excellente.

Zelda possède aussi d’autres lourdeurs au niveau des énigmes. Certaines résolutions sont complètement vides de sens. Vous pouvez avoir l’idée d’effectuer certaines choses mais il suffit de penser légèrement différemment des programmeurs de chez Nintendo pour rester bêtement coincé tout simplement parce que vous n’avez pas utilisé le bon item… Du côté des boss, là par contre, c’est vraiment excellent, avec des techniques de combat à découvrir afin de les annihiler. D’ailleurs, pendant tout le jeu, vous découvrirez que vos ennemis sont sensibles à certaines armes et d’autres non. Il faudra même parfois effectuer plusieurs manipulations afin de les vaincre.

J’ai particulièrement apprécié l’aspect musical du titre avec peut-être une inspiration de Rez. Lorsque Magarn frappe, il déclenche des notes de musique à chaque impact, créant une mélodie simple et percutante. Les impacts sont accompagnés de légers freezes. Sans polémiquer sur le fait que cela a été fait exprès ou non, je trouve cela raté. Et il n’y a pas que cela. Les effets sont assez foireux du point de vue de la gestion des taches lumineuses dans les décors. Mais tout cela n’est que broutille face au grand débat « Zelda et le cell-shading ». Un débat qui a fait couler beaucoup d’encre et qui semble aujourd’hui "has-been" vu le travail de qualité qu’ont fourni les programmeurs de chez Nintendo. L’univers est coloré et les personnages bénéficient d’animations impressionnantes qui mettent tout le monde d’accord sur le fait qu’on a l’impression de jouer à un véritable dessin animé. Le seul point noir reste à mon avis le framerate qui ne propose que 30 images par seconde alors qu’il n’y a pas tant de choses que cela à gérer à l’écran pour une machine de cette puissance. Enfin, pour un jeu d’aventure, c’est tout de même suffisant.

Au final, Zelda reste une référence mais il m’aura moins fait tripper que l’Ocarina Of Time. Ce Zelda est un mix de moments inoubliables et de frustrations à longue durée. Mais si vous êtes fan…

Graphismes : 72%
Pas vraiment impressionnant mais très esthétique.

Animation : 75%
Un framerate peu abouti pour le niveau de détail du jeu, par contre les personnages sont divinement animés, surtout les boss !

Jouabilité : 94%
Un excellent gameplay intuitif et complet.

Bande Son : 70%
Les tapis musicaux ne sont pas riches mais cela crée justement une certaine ambiance douceruse agréable. Certains thèmes sont récurrents.

Intérêt : 70%
Des dongeons incroyables et des traversées soporiphiques.

Note Globale : 74%
Zelda n’est pas excellent, mais il est déjà très bien. C’est déjà ça.


NOTE : 07/10