Consoles-Fan
19/01/2018

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Tom Clancy’s Ghost Recon : Island Thunder
Quand il rit c’est Tom Clancy
Kaki Kaki Kaki Chulo

Ghost Recon revient et cette fois-ci il prend comme lieu d’encrage Cuba, le plus petit producteur de cacao au monde.

Ce nouveau Ghost Recon s’inscrit vraiment dans la lignée de son prédécesseur. Ceux qui connaissent reprendront donc rapidement leurs marques vis-à-vis du gameplay : cliquer sur l’analogique de gauche pour ouvrir des portes ou celle de droite pour zoomer, utiliser la croix directionnelle pour vous accroupir ou vous allonger (pas le temps de dormir cependant), tirer avec la gachette, racharger son arme, permuter de soldats ou d’armes avec les autres boutons. Il y en a deux par soldat. C’est peu mais cela rajoute évidemment un aspect stratégique intéressant : veillez à ne pas trop exposer vos soldats-clé sans quoi la mission risquerait d’être mise à mal. En effet, chaque soldat possède sa spécialisation et si vous n’avez plus de soldats sachant manier le bazooka dans votre bataillon, il va être vraiment difficile, même imposible de se débarrasser des blindés ! Ceci est donc une cause possible d’échec de mission. Aussi, lors du briefing, il vous est possible de former l’équipe que vous désirez parmi les hommes disponibles. Ceux qui n’aiment pas tellement tout ce chipotage peuvent choisir une équipe par défaut et commencer immédiatement le jeu. Ghost Recon s’adapte bien à tous les profils de joueur. Ghost Recon ressemble comme deux gouttes d’eau à son prédécesseur même s’il propose bien évidemment des univers différents mais aussi de nouveaux types de véhicules ennemis. Toujours basé sur le principe d’infiltration, Ghost Recon ravira les snipers en herbe et rebutera les bourrins qui se feront décimer avant d’avoir eu le temps de dire ouf. Ghost Recon nous met donc la pression car si vous observez l’ennemi de loin afin de le surprendre au moment propice, lui aussi vous observe, et ce sentiment d’insécurité se ressent fortement. Aussi, jouer les héros ou prendre un peu trop de risque peut s’avérer fatal pour vous, mais aussi mettre en danger le reste de l’équipe et le bon aboutissement de la mission. Placez donc vos hommes intelligemment pour prendre l’ennemi en tenaille par exemple. Plus fin stratège vous êtes, plus facilement vous percerez les lignes ennemies.

Les décors possèdent des reliefs très intéressants qu’il faudra exploiter à votre avantage, sinon c’est l’ennemi qui le fera. Sa découverte se fait suivant divers angles puisque vous pouvez vous incarnez en chacun des membres de l’équipe au cours de la mission. C’est vraiment très utile pour bien observer l’environnement. Le fait de jouer avec deux équipes qui peuvent se séparer permet aussi de coincer quelques ennemis récalcitrants en tenaille.

Les environnements sont d’habitude assez rigides dans ce genre de jeu. Il y a peu de surprises. Mais dans Ghost Recon : Island Thunder, n’importe qui peut vous arriver dans le dos, peut vous foncer dessus avec son véhicule ! Les positions des ennemis sont bien pensées pour vous piéger tout en gardant un aspect réaliste. J’ai cependant remarqué qu’il y avait moins d’ennemis lachés dans la nature que dans l’épisode précédent. Beaucoup vous attendent à présent à l’intérieur de bâtiments. Il est donc plus difficile de les appréhender. Le temps d’ajustement du tir est plus que jamais réduit, ce qui génère un certain stresse car si vous ratez votre cible, elle ne vous ratera sans doute pas !

Vous serez tour à tour preneur d’assaut et assiégé. L’un des stages consiste à défendre un bureau de vote contre des révolutionnaires désireux de faire capoter les élections. Ce stage est assez passionnant car vous devez à la fois délivrer des otages dans la ville tout en laissant une équipe dans le bureau de vote afin de défendre les électeurs.

Ghost Recon : Island Thunder utilise un moteur analogue au précédent opus. De ce fait, il n’y a pas de grande surprise graphique ni de réalisation ultraimpressionnante si ce n’est le fait que votre machine doit être capable d’afficher en temps réel le champs de vision de n’importe quel soldat et que les territoires parcourus sont gigantesques. Le framerate est moyen et peut gêner quelques fois la visée, surtout dans les phases d’action qui se déclenchent généralement lorsque vous avez manqué de discrétion ! Les phases d’infiltration ne poseront jamais de problèmes puisque vous avez tout le temps qu’il faut pour bien ajuster votre tir.

Ghost Recon : Island Thunder est deux fois plus court qu’un jeu classique. Pas besoin de le bouder pour autant car il est aussi deux fois moins cher et il est surtout compatible XBox Live. De quoi rattraper largement une campagne solo éphémère.

Graphismes : 62%
Ghost Recon est analogue à l’épisode précédent. Les textures ne sont pas très détaillées mais les stages sont énormes.

Animation : 67%
En 30 images/seconde, Ghost Recon ne se détache pas de la concurrence.

Jouabilité : 74%
Le gameplay est lui aussi analogue à l’ancien épisode mais l’intelligence artificielle, le placement des hommes et quelques nouveaux véhicules vous forcent à réagir autrement.

Bande Son : 81%
La bande-son est à nouveau très travaillée avec un réalisme générateur de stress.

Intérêt : 82%
Un jeu court mais pas cher. Attention, le mode XBox Live peut vous priver de nombreuses heures de sommeil. N’hésitez pas à consulter un médecin si les effets secondaires persistent.

Note Globale : 74%
Un bon produit qui se range logiquement dans la lignée de son prédécesseur. Si vous avez aimé le précédent, ce titre est fait pour vous.


NOTE : 07/10