Consoles-Fan
21/05/2018

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Final Fantasy Tactics Advance.
Vous n’ouvrirez plus un livre
de la m

Apr

L’histoire sans fin.

Le scénario de FFTA n’est certes pas bien complexe mais il propose un univers magique et un puissant aspect mythologique. Je vais donc vous conter cette petite histoire (plutôt minuscule en fait ?)

Attention SPOILER !

Bien avant que nous n’entrions dans une ère technologique et civilisée, existait un monde fantastique dans lequel monstres côtoyaient épées et magie : l’ancien Celtia. Cette civilisation magique et typique de l’heroic fantasy (comme toujours chez SquareSoft d’ailleurs) a depuis lors sombré dans les oubliettes de l’Histoire. Or, l’ancien Celtia n’a pas disparu. Il existe une clef pour y pénétrer, scellée en une époque reculée, contrôlée par un tyran à l’intérieur d’un livre magique appelé : Le Grand Grimoire.
Sans préciser réellement quels sont ces pouvoirs, la légende dit que Le Grand Grimoire peut transformer le monde en cette ancienne terre. Malheureusement, nul n’a encore trouvé ce livre. Personne ne sait alors que le Grimoire se nomme « Final Fantasy » et qu’il prend la poussière depuis de très nombreuses années chez un antiquaire dans la ville de Saint-Ivalice.
Pourtant, un jour, un jeune garçon renfermé sur lui-même trouve l’ouvrage par hasard. Il s’appelle Mewt Randell. Tout excité par sa trouvaille il ne manque pas d’en parler à ses deux amis, March Radiuju et Ritz Malheur. Il se donnent ainsi rendez-vous chez March pour partager leur lecture avec son frère handicapé, Doned Radiuju. Les quatre enfants s’installent autour du livre et commencent à l’ouvrir. Pendant leur lecture commune Mewt fait remarquer à ses camarades qu’il aimerait bien habiter dans un monde comme celui de « Final Fantasy ». Mais personne ne se doute alors que par ces mots, leurs songes les plus fous vont se réaliser. La nuit même la ville de St-Ivalice se transforme. Les structures ancestrales remplacent les murs de béton, les cottes de mailles remplacent les blousons et il en est de même pour tout ce qui se trouve dans la ville. Saint-Ivalice devient alors Ivalice, une ancienne cité du monde de Celtia.

Fin SPOILER !

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Un moment crucial du jeu...

Un scénario absent.

Si l’introduction est alléchante on se demande vite, en avançant dans le jeu, s’il y a effectivement un scénario. S’il y a un point négatif à Final Fantasy Tactics Advance c’est bien celui là. Après une histoire aussi fantastique que celle du premier opus on est en droit de se demander (excusez moi mais ?) ce que les scénaristes ont fait avec cet épisode. Apparemment rien ? Absolument rien ne se passe. On enchaîne combat sur combat sans jamais rien faire d’autre. Vous aurez environ un petit scénario toutes les cinq heures de jeu. Je m’explique :
Après huit heures de jeu un boss sorti de nulle part fonce sur vous. Vous le battez (sans trop de mal ne vous inquiétez pas) et hop ! on a enfin droit à une progression de l’histoire. On continue d’avancer (environ trois heures) et là ô surprise ! on a droit à une nouvelle scène. Content de voir l’histoire arriver si vite (ironie bien sur ?) on croit enfin que le jeu débute, mais avant de voir un autre boss, une autre scène ou encore le scénario se poursuivre il faut encore batailler. On peut alors dire que le jeu ne tourne vraiment pas autour du scénario. Il n’y a aucun rebondissement et le script n’est qu’un prétexte.
On ne peut donc s’empêcher d’être déçu même si le soft n’en souffre pas pour autant. Square avance le fait que son produit comporte trois cent missions et une possibilité de réseau. Mais ne soyez pas déçu, ce jeu est loin d’être mauvais et nous allons voir maintenant ce qui fait la force du premier jeu de Square Enix sur la portable Nintendo.

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Attention : chute de boules de neige.

Passez boire un coup à la taverne.

En effet dans Final Fantasy Tactics Advance on peut se déplacer en direction d’une taverne. Mais loin de là l’idée d’aller s’y reposer, elle nous servira à lire les dernières rumeurs du royaume, à acheter des missions ou encore à se connecter en link. On dispose aussi d’un magasin, d’une prison et de quelques autres bâtiments dont je vous laisse découvrir la fonctionnalité.
À la fin de missions importantes (comprises dans l’histoire) on aura la possibilité de placer un lieu (montagne, village, grotte, etc) qui nous débloquera de nouvelles missions à accomplir. En plaçant ces lieux des trésors apparaîtront et on pourra alors partir à leur recherche (ne vous faites pas d’illusion ces trésors ne sont absolument pas importants dans le jeu, ce sont le plus souvent des objets basiques, ce qui est dommage ?)
La prison est un lieu moins agréable que les autres. On ne s’y rendra que pour libérer une (ou plusieurs) unité(s) exclue(s) du combat par les juges. On devra alors payer une caution pour libérer le personnage ou attendre qu’il ait fini de purger sa peine. Je tiens aussi à préciser que si votre héros (March) est envoyé en prison la partie s’arrête et vous verrez alors un joli « Game Over ».

Un juge bien sévère.

L’une des particularités de ce nouvel épisode réside dans un système de jeu qui corse les combats et les rend ainsi encore plus tactiques. Le système de jugement est en fait une convention qui comprend une vingtaine de règles régissant les batailles. Mais durant les combats Square a jugé plus utile de ne faire intervenir qu’une, deux voir trois lois à la fois (et c’est déjà bien suffisant vous le verrez). Ces règles étant, bien sur, aléatoires.
Si vous avez le malheur de transgresser une seule des lois imposées dans le combat le juge, qui est là pour faire respecter les règles, vous flanquera un carton jaune, voir un rouge dans certains cas (et oui, c’est un peu comme au football mais en mieux...). Le carton jaune laisse une deuxième chance au personnage contrairement au carton rouge qui vous exclura directement de la bataille en direction de la prison. Après cela vous devrez automatiquement vous rendre dans la prison d’Ivalice pour payer sa caution ou voir combien de temps votre personnage sera absent de votre équipe.
Dans les deux cas précédents quand vous finissez un combat vous devrez alors obligatoirement payer une amende, cette dernière évoluant au fil du jeu. Pensez donc à regarder les lois avant de commencer un combat.

Les clans et les missions.

La particularité de ce nouvel opus se situe au niveau du système de missions. En effet en allant à la taverne on peut acquérir une mission et, tel un mercenaire, on se rend à l’endroit où elle doit se dérouler. Toutes les indications sont dans l’objectif de mission que vous serez invité à lire avant de payer. Un fois cela accompli on empoche l’argent et autres items rares du jeu et on recommence.
Les missions correspondent en fait à quatre types bien distincts :
-La scénarisée : celle qui fait avancer le scénario. Une fois que vous la terminez vous débloquez souvent un nouvel endroit que vous devez placer sur la carte (à la Legend Of Mana), ce qui permet à des évènements d’avoir lieu.
-Le job : c’est une mission à laquelle vous ne participez pas. Vous choisissez un homme dans votre clan pour qu’il parte s’en occuper seul. Ces missions permettent de gagner de l’argent sans combattre ainsi que de faire gagner de l’expérience au personnage envoyé.
-La chasse : elles sont inutiles pour la progression de l’histoire mais permettent de gagner des objets de valeur et de l’argent. Ici le but est très simple : vous devez tuer tout ce qui bouge. Cela ne sert à rien hormis faire grimper vos stats et votre total de Gils.
-Les rivalités des clans. A un moment dans le jeu, vous comprendrez que vous faites partie d’un clan de mercenaires, mais que vous êtes loin d’être seul. Il vous faudra donc affronter vos ennemis potentiels soit délibérément, soit par obligation.

Votre clan prendra un niveau chaque fois que vous tuerez un petit paquet de clan adverse. Par la même occasion il augmentera ses capacités telles que l’attaque, la recherche, la forge, etc. Ces dernières vous seront utiles pour débloquer de nouvelles missions et pour augmenter la force de votre équipe.
Assez souvent dans le jeu (pratiquement après chaque combat) une nouvelle unité voudra se joindre à vous. Vous aurez alors le choix de l’accepter ou de la refuser. Je vous conseille de bien réfléchir sur ce sujet car dans FFTA toutes les unités ont une importance suffisante pour faire basculer le combat en votre faveur (ou celle de votre ennemi, cela ne dépendra que de vous ?).

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March en action...

La capacité des armes et armures.

On retrouve dans FFTAun système d’évolution de capacités similaires à celui de Final Fantasy IX, par l’équipement directement. Une arme ou une armure possède ainsi une ou plusieurs compétences. Tant que vous gardez l’arme et que vous l’utilisez elle vous rapporte des points d’expérience pour les compétences qu’elle contient.
Une fois que vous obtenez le maximum de points, vous pouvez alors changer d’arme ou d’armure. A chaque fin de combat vous obtenez des points qui vous feront augmentez la jauge d’apprentissage de la technique attribuée.

Chaque fois que vous tuerez quelqu’un, le juge vous fera cadeau d’un judge point (JP). Ce dernier servira à invoquer les Divinités que vous devrez chercher tout au long de votre périple. Ce sont en fait les protectrices des quatre races du monde d’Ivalice. Une fois que vous l’avez rencontré et que vous en êtes venu à bout, la divinité se transforme en une invocation extrêmement puissante (un peu trop à mon goût). La seule chance pour vous de pouvoir l’appeler en cours de combat est de posséder 10 JP. Ces points vous servirons aussi à utiliser des combos durant les combats. Bien sûr, plus vous posséderez de JP, plus le combo fera de dégâts.

Et pour Kupo ?

Si vous possédez une GBA SP vous serez grandement récompensé car le rendu est tout simplement magnifique. En effet SquarE Enix a pensé à intégrer trois styles de couleur de jeu. Une pour la GBA, une pour la GBA SP et une pour la télé (par l’intermédiaire du Game Boy Player).
Les graphismes font aussi partis d’un des points fort du jeu (comme tout les Final Fantasy me direz-vous). FFTA a même le mérite de se confronter au graphisme de Golden Sun
Je vous conseille fortement de vous procurer l’O.S.T du jeu car le son de la GBA (même la SP) est vraiment médiocre. Sur ce point Square s’est décarcassé pour rien car la GBA ne reflète même pas le dixième de la beauté des mélodies.
C’est ainsi que Final Fantasy Tactics garde sa place de premier dans le genre Tactical-RPG ?

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Une attaque ultime du jeu.

Les notes.

Graphismes : 9/10

Les characters design sont magnifiques et les personnages ne présentent aucun pixel apparent. Le seul jeu qui puisse lui tenir tête est sans aucun doute Golden Sun. Cela n’empêche pas que la 3D isométrique de FFTA est bien supérieure à celle de Golden Sun.

Musiques : 9/10

SquareSoft s’étant beaucoup investi dans cette partie je ne pouvais descendre la note plus bas même si le rendu sur GBA laisse à désirer. Il s’agit là des meilleures mélodies que vous pourrez entendre sur GBA.

Accessibilité : 9/10

Le livret est très complet et, pour les fainéants, le tutorial est obligatoire. C’est en fait une bataille de boules de neige qui est intégré à l’histoire et de plus qui est très fun. Même les débutants en T-RPG trouveront leurs marques ici.

Durée de vie : 10/10

Ouf ? ! Il vous en faudra du temps pour finir ce jeu à 100% (environ une centaine d’heures). Si vous allez directement en direction de la fin du jeu vous n’obtiendrez qu’une quarantaine d’heures de jeu mais si vous cherchez à accomplir les 300 missions du jeu vous en avez pour une éternité. Voici le jeu le plus long de toute l’histoire des portables.

Scénario : 8/10

Et oui, le scénario de Final Fantasy Tactics Advance n’est qu’un prétexte à une succession de combats. Il n’y a aucun grand rebondissement et votre vraie quête ne commence qu’après huit heures de jeu ? Cela n’empêche qu’il y possède un début convenable et une fin intéressante.

Présentation : 10/10

Une fois de plus Square excelle dans la présentation de ses jeux. La jaquette est tout simplement sublime ainsi que l’intro du jeu. Et attendez vous à pleurer devant l’écran d’accueil. C’est magnifique !

Psychologie des personnages : 8/10

Les héros sont niais (ce sont des gosses vous me direz ?) et peu de choses ont été travaillées sur les personnages. Mais on s’y attache tout de même très vite. Ne soyez pas surpris en voyant la forme des phrases dans les dialogues car ce ne sont que des enfants après tout ?

En général :

SquarE Enix atteint des sommets avec Final Fantasy Tactics Advance sur GBA. Aucun T-RPG ne peux se vanter d’être aussi long et aussi appliqué. Il n’y à rien à redire et si quelqu’un ose dire le contraire qu’il vienne me rendre visite ;-)
Je ne vois rien d’autre à vous dire à part qu’il faut vous procurer ce jeu à tout prix si ce n’est pas déjà fait ?

Réalisation : SquareSoft
Genre : Tactical-RPG
Disponibilité : Europe
Difficulté : Moyenne

Clad


NOTE : 09/10