Consoles-Fan
21/02/2018

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Need For Speed : Underground
Vas-y Jacky c’est bon !
Vas-y Jacky c’est bon, bon, bon...

Que d’appr


On ne peut pas dire que jusque là, la série Need For Speed a brillé pour son originalité, EA surfant sur une mécanique bien rodée sortait régulièrement sur tous les supports possibles des titres plus ou moins identiques les uns aux autres, qui n’étaient ni inoubliables ni mauvais. Ici, le studio opère un demi-tour (c’est le cas de le dire) à 180° et exploite un nouveau "sport" à la mode, le tuning. Cette activité, s’est révélée au grand public grâce aux deux films Fast and Furious. Néanmoins, la série Need For Speed, si elle se veut plus jeune, ne s’éloigne pas non plus de son concept de départ, qui était d’avaler des kilomètres de bitume le pied collé à l’accélérateur.

Même si le but du jeu n’est pas d’incarner, l’espace de quelques heures un beauf amoureux de sa voiture, le concept de NFSU tourne inévitablement autour de cette enrichissante activité qu’est l’accessoirisation de son véhicule. Par conséquent, si vous n’êtes pas familier de ce genre de passe temps, NFSU va pouvoir pallier à votre ignorance en vous faisant découvrir toutes les "subtilités" du tuning(queeeeeelle merveille !!!!). Le terme Underground, implique également l’abandon des courses auxquelles les autres épisodes nous avaient habitué. On dit donc au revoir aux routes de montagnes, aux grandes plaines désertiques ou encore au routes de bord de mer et on accueille des tracés en zone industrielle, au centre ville et sur l’autoroute. Je vois déjà que les "poètes" sont déçus... Eh oui, malheureusement ici, il n’est pas question de faire dans la dentelle. Ce jeu est fait pour les hommes, les vrais, pour ceux qui... bref vous m’avez compris. D’un autre côté, en intitulant son nouvel opus "Underground", EA a plus ou moins menti sur la marchandise. En effet, ce terme a quand même une connotation d’illicite et je me voyais déjà m’encanailler à bord de ma super Golf GTI jaune poussin poursuivi par des hordes de policiers. Malheureusement, les programmeurs ont décidé de retirer ce mode qui faisait le charme de la série, celui de la course poursuite avec les forces de l’ordre. Quelle honte ! ce titre met en scène des zozos conduisant des voitures gonflées à la Nitro et traversant la ville à toute allure et Sarkozy n’est même pas présent dans le jeu. Seconde incohérence, les rodéos sauvages que l’on voit sur le périph’ ne sont pas encadrés, les types roulent sans but particulier. Ici, tout est organisé des beaux néons vous indiquent le chemin à suivre et en plus vous roulez sur un circuit fermé la plupart du temps. Initié de façon plutôt maladroite dans Midnight Club, les circuits libres ont une autre allure et renforcent l’intérêt des courses. Ici, on trouve ça et là quelques raccourcis qui font parfois perdre du temps (un comble !) et c’est tout. Côté customisation, le bilan est mitigé également. Si la "Jacky’s Touch" est bien rendue avec un nombre incroyable d’accessoires et un nombre correct de voitures (une vingtaine), le côté bidouillage est quasiment absent. On se retrouve donc devant une multitude de gadgets à débloquer au cours des 111 challenges du mode Undeground. La liste n’est pas exhaustive mais on trouve, des kits turbo, nitro, transmission... pour la partie mécanique. Et pour le côté frime, on pourra installer des vitres teintées, des autocollants, des bas de caisse, des pare chocs et comble du raffinement, des néons sous la voiture. Mais la où le bât blesse, c’est qu’il n’est pas possible de faire un seul réglage sur la voiture. Finalement, on se contente d’installer les pièces et de regarder le résultat. Voulant sûrement éviter de pondre un jeu destiné uniquement aux lecteurs de "Tuning Magazine", EA a conçu un système trop grand public qui perd rapidement de son intérêt.

Chaque nouvel évènement du mode Underground est ponctué de cinématiques de qualité correcte mais pas non plus extraordinaires, chaque challenge est introduit également par votre adversaire qui vous lance des menaces consternantes. Le travail du doublage est assez pathétique, au sens ou EA est aller pêcher toute une colonie de "mimiles" pour prêter leur voix au protagonistes. Musicalement, le jeu ne brille pas non plus par sa richesse étant donné qu’un peu plus de 20 chansons sont disponibles. Celles-ci naviguent entre le rap et le rock bien gras, rien de bien folichon ; d’autant plus que la possibilité de lire ses mp3 n’est même pas intégré. Enfin, en même temps on est passé à côté de la catastrophe quand on sait que la musique "officielle" du tuning est la makina. Techniquement, cette version Xbox est tout à fait bluffante. On retrouve de superbes effets de reflet sur la route et une ville brillant de mille feux. La modélisation des voitures est très bonne mais impressionne quand même bien moins que l’environnement. L’animation est quant à elle à couper le souffle et celà rend vraiment les courses endiablées. Des effets de déformation ont été intégrés lorsqu’on utilise de la nitro ou lors du mode Drag ce qui renforce la sensation de puissance du véhicule. En revanche on a vraiment l’impression de toujours courir sur les mêmes circuits. De ce côté là les programmeurs ne se sont pas foulés et nous resservent 50 fois le même parcours agrémenté d’un virage supplémentaire par ci par là. Inspirés très certainement par le succès de Burnout, les créateurs de Need For Speed ont inclu un trafic routier plus ou moins dense en fonction de notre progression et bien évidemment le moindre crash donnera lieu à un ralenti spectaculaire. Le dernier point noir est enfin le fait que les courses ne se déroulent que de nuit ce qui n’a pas pour effet de relancer l’intérêt de circuits déjà bien similaires...

Enfin, au niveau du gameplay, on retrouve la conduite caractéristique des Need For Speed, à savoir un pilotage plus qu’arcade qui ne nécessite à aucun moment l’utilisation du frein. Dans NFSU, on accélère sans arrêt et on se sert des rebords pour freiner. Il est bien évident que l’on a déjà vu plus abouti, mais en contrepartie cela implique que le débutant n’éprouvera aucune frustration face à des véhicules qu’il aura du mal à dompter. Au final NFSU, est un jeu très impressionnant au départ et qui colle littéralement le joueur à son siège pendant les premières courses. Passé ce délai, on découvre un jeu qui souffre d’un intérêt très peu renouvelé et d’un manque évident de recherche au niveau des challenges proposés. On fini donc par se lasser rapidement et c’est par des phases de jeu n’excédant pas la demi-heure de jeu que l’on viendra à bout du titre. Enfin, l’ambiance très macho qui se dégage du soft ne plaira pas à tout le monde et sans vouloir être élitiste je me demande si ce titre ne passionnera pas finalement que les adeptes des rodéos sauvages du samedi soir sur le périph’.

Graphismes : 8.5 / 10

Les graphismes sont très impressionnants, mais il y a un manque flagrant de recherche au niveau du tracé des circuits.

Son : 6.5 / 10

Que dire, les voitures ont des bruitages convaincants mais la bande son et les voix digitalisées ne sont franchement pas extraordinaires.

Jouabilité : 7.0 / 10

On peut difficilement faire plus simple, les véhicules répondent au doigt et à l’oeil mais les amateurs de simulation pure resteront assurément sur leur faim.

Animation : 9.0 / 10

La vitesse de défilement est époustouflante, d’autant que les décors sont plutôt chargés.

Intérêt : 5.5 / 10

J’ai bien du mal à mettre plus étant donné que ce jeu ne passionnera qu’un public restreint dont je ne fais pas partie. De plus, les challenges proposés, s’ils sont nombreux ne brillent pas par leur diversité.


NOTE : 06/10