Consoles-Fan
20/05/2018

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Blue Stinger
Le survival horror avec un gout de kitch
L’horreur survit

Blue stinger avait, aux premi

Une once d’originalité...

L’histoire prend naissance au berceau de la vie sur la planète avec l’éradication des dinosaures par une météorite. Quelques millénaires plus tard et après que les humains aient investi l’île de cette explosion originelle, une seconde comète vient heurter notre belle terre au même endroit. Eliot un jeune garde côte en prospection se retrouve bien vite happé par l’événement malgré lui et devient le héros de cette aventure. Donc comme vous pouvez le constater le scénario, bien que faisant preuve d’un peu plus de profondeur que bien des concurrents, ne sera pas non plus le moteur d’achat de ce titre. Non Blue Stinger a d’autres qualités qui lui sont propres et qui en font un jeu attachant à bien des égards, alors levons le voile.

Cette entrée en matière est assez étrange mais a néanmoins le mérite de vous immerger immédiatement dans le titre. Un style éprouvé

Le jeu repose essentiellement sur l’exploration et à ce titre vous devrez parcourir cette île de fond en comble. Mais la variété des lieux ne nuira nullement au plaisir, des premiers pas dans la ville avec sa multitude de magasins, vos pas vous amèneront bien vite à traverser quelques buildings abritant les pontes de l’île, pour finir par vous emmener dans le centre de recherche.

Au cours de ces phases vous devrez chercher de nombreuses cartes magnétiques vous ouvrant l’accès à de nouvelles zones...

Bon une fois encore Blue stinger ne révolutionne pas les bases établies par les Resident Evil, mais en reprend tout simplement les grandes lignes le tout dans une ambiance moins pesante. Mais alors qu’a-t-il pour lui ?

Tout d’abord un charme visuel qui lui est propre et qui contribue à lui octroyer encore à ce jour un petit côté kitch que ne peuvent se vanter d’avoir les dernières productions de capcom sur GC. En effet les deux héros sont très loin d’adopter un style réaliste, ils sont finalement plus proches d’un dessin animé aux textures propres et nettes vous offrant néanmoins un bon niveau de détail. S’en suit le design, mais là il en va du goût de chacun, certains comme moi adorerons combattre avec Eliot des monstres issus d’un croisement entre un zombie et un 4X4 alors que d’autres trouverons cela hors de propos. Il faut toutefois signaler le travail de climax dans le souci de détail apporté aux divers environnements et plus particulièrement dans les parties commerçantes de la ville.

Ces dernières contribuent grandement à l’ambiance, le cataclysme vous aillant conduit à cette aventure se produit à l’approche de Noël, puisque certaines zones sont envahies de décorations pour l’événement.

L’ambiance s’en trouve ainsi radicalement changée est la frayeur pourra rapidement laisser place à un ton beaucoup plus enjoué.

Mais encore...

L’animation également sert au mieux le titre, car si une certaine rigidité de l’ensemble des personnages et à signaler, la variété des mouvements et des postures rendent néanmoins le tout beaucoup plus vivant.

Voir Eliot ou Dog alterner de l’arme lourde type bazooka à une arme blanche changera radicalement l’attitude de nos héros et chacun de leurs mouvements par la même. L’impression de puissance émanant de chacune des armes vous procurera un plaisir indicible à chaque impact avec votre adversaire et bien souvent l’argent que ceux-ci laisseront échapper après leur mort ne sera qu’un prétexte à réitérer la chose.

L’ensemble du titre conserve la majorité du temps une bonne fluidité, quelques ralentissements sont toutefois à déplorer lors de certaines explosions ou dans des confrontations avec des adversaires de taille imposante. L’un des points de frustration le plus important du jeu concerne, comme bien souvent dans les jeux en 3D, les caméras et leur positionnement. Celles-ci réagissent souvent de façon capricieuse et les angles de vues choisis, bien que très cinématographiques, ne sont pas toujours des plus judicieux. A vous alors de recadrer l’action, mais cela ne se fera que rarement sans heurs, assailli de toute part vous trouverez rarement la position la plus adéquate.

Moment choisi :

"Le passage de fin de jeu où vous devrez traverser des poutres alors que les caméras n’ont de cesse d’enchaîner les travelling, aboutira à une crise de nerf." Passé la caméra capricieuse, le reste du gameplay reste brillant. Les persos répondent plutôt bien et changer d’arme à la volée ne pose pas de problème. Les commandes s’enrichissent au fur et à mesure de votre progression. Vos persos évolueront et Dog, par exemple, en changeant de tee-shirt acquérra de nouveau coups au corps à corps.

Enfin du classique mais bien mis en œuvre. Du bonheur pour les oreilles

Pour en finir sur l’aspect technique du jeu, le son est, n’ayons pas peur des mots, formidable. Oui, j’adore vraiment les musiques que nous a créé Climax pour son titre, peut être est ce motivé par le ton festif de certaines, mais je ne peux compter le nombre d’heures passées à traîner dans les magasins de la ville à casser du monstre juste pour le plaisir.

Les bruitages sont quant à eux très classiques et viennent compléter avec brio cet aspect du titre.

Je me demande si la B O du jeu est trouvable ?

Un petit mot pour conclure

J’ai repris Blue stinger, après l’avoir mis de côté bien trop longtemps à mon goût. Néanmoins il fait partie de ces jeux pour lesquels dès les premières minutes la magie ressurgit et les souvenirs avec. Ce titre est amplis de bonheur, peut être est ce tout simplement à l’époque à laquelle j’avais fait l’acquisition de ce dernier en japonais, il n’en reste pas moins que le plaisir est intact.

Alors si vous reprenez le jeu aujourd’hui un coup de vieux technique est tout de même a déplorer, mais le parti pris visuel de climax de l’époque et son ton visuel moins réaliste que ses concurrents contribue aussi à lui conserver ce petit côté unique.

J’ai recemment appris que la version Euro du titre avait connu quelques améliorations de caméras, voici encore une bonne occasion qui m’est offerte de redécouvrir le titre.

En bref une dreamcast sans blue stinger me parait tenir de l’hérésie, un must have tout simplement. Graphismes : 91%

Un style un peu a part mais qui vieillit bien, aujourd’hui encore je le trouve vraiment beau.

Animation:85%

Rien d’extraordinaire mais le minimum nécessaire.

Sons : 95%

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mais si l’on fait abstraction des bruitages très classiques, les musiques sont quant à elles formidables

Gameplay : 82%

Hormis quelques caméras capricieuses et angles de vue trop audacieux, l’ensemble demeure plus que correct

Interet : 91%

Blue Stinger n’a pas vraiment vieilli sont ambiance unique travail pour lui...

Donc je vais de nouveau le ranger et je le ressortirai dans cinq ans.

Du grand Climax

Shenrone


NOTE : 09/10