Consoles-Fan
11/12/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

3056 articles en ligne

 
Prince Of Persia : The Sands Of Time
Cette fois-ci, vous aurez droit
... pour finir le jeu !

En lib

On a beau être Prince de Perse, on peut aussi très bien être un sacré goujat maladroit. C’est en tout cas cet aspect de la personnalité du héros que les scénaristes ont souhaité mettre en avant. Le Prince est prétentieux. Le Prince ne se fie à personne et certainement pas à une femme. Les dialogues sont bien amenés et font partie intégrante de l’histoire, bien entendu, mais aussi du gameplay. Ainsi certains dialogues seront provoqués par le simple fait d’appuyer sur le bouton pause. Cela forme un tout, géré par un narrateur, le fameux Prince, qui nous raconte ses aventures comme on tourne les pages d’un livre.

Ico

Si les dialoguistes ont fait un excellent boulot, le jeu des acteurs m’a plutôt déçu dans le sens qu’il n’est que moyen. Il ressemble plus à des phrases balancées par le programme qu’un véritable dialogue interactif entre le Prince et la demoiselle qu’il rencontre et qui va le suivre pendant une bonne partie de l’aventure, comme dans Ico ! La bande-son est ultradiscrète, avec quelques légers tapis musicaux afin de laisser la place aux bruitages. Elle s’installe pendant les combats et sur les révélations scénaristiques importantes. Le générique de fin est chanté, chose assez rare dans une production occidentale !

Un autre point décevant du jeu est le niveau de framerate. Le moteur du jeu est clairement trop gourmand pour une PS2. Mais aurez-vous la volonté d’attendre jusqu’à la sortie de la version XBox qui sera certainement plus fluide ? Bien entendu, ce défaut n’est pas trop trop grave pour ce type de jeu. Après tout, ce n’est pas un jeu de course et la contrepartie est d’avoir des décors d’une qualité hallucinante, entre ombre et lumière. Les effets spéciaux sont de toute beauté, les décors sont organiques. Mais Prince Of Persia, c’est surtout un gigantesque palais cohérent, toujours comme dans Ico.

Shinobi

Le déroulement de Prince Of Persia peut être comparé à un balancier qui oscille entre action et adresse. Une pièce de combat, une pièce de plate-forme, une pièce de combat, une pièce de plate-forme, mais on ne mélange jamais, et pour cause, cela deviendrait impossible à gérer. Dans les phases de plate-forme, le Prince est capable de marcher sur les murs sur de courtes distances comme Shinobi, de s’accrocher à des pilliers, à des bordures, des barres fixes, de sauter un peu partout, d’activer des switchs, de faire l’équilibriste sur de fines poutres. A ce propos, le stick analogique a été mis à contribution pour vous permettre de gérer votre équilibre en appuyant vers la gauche lorsque le Prince se penche trop vers la droite et inversément. Le principe de Prince of Persia consiste à enchaîner rapidement (parfois même dans des limites de temps qui ne vous laissent droit à aucune erreur) en interagissant avec les décors toute une série de ces mouvements afin de franchir des espaces complexes bourrés de pièges, de piquots et de lames circulaires.

Blinx

Bien sûr, il y a moyen de souffler au bout de quelques enchaînements mais si vous faites une chute mortelle ou si votre barre d’énergie est vide, vous pouvez utiliser la dague que vous récupérerez rapidement afin de remonter le temps, comme dans Blinx. Elle fait donc office de check point mais ceux-ci ne sont pas illimités, il faut remplir votre dague avec le sable du temps libéré par les ennemis envoûtés. Des sources de sable peuvent être récupérées dans les décors. En les accumulant, vous augmenterez votre capacité de stockage de sable.

Afin de bien examiner les pièces énormes voire vertigineuses et qui sont en soi de gigantesques puzzles à en donner le tourni, vous pouvez choisir, en plus de la vue dynamique, une vue subjective et une vue panoramique, très reculée, qui laisse découvrir un univers écrasant. Les angles de caméra ne sont pas toujours très heureux, rendant parfois l’action peu claire.

Buffy

Les scènes de combat sont très acrobatiques et se terminent par la pénétration quasi cérémoniale de la dague dans la chair des ennemis comme dans Buffy. Le Prince semble maîtriser les arts martiaux. Il peut sauter au-dessus des ennemis et les frapper dans le dos en faisant un retourné qui prend appui sur la victime. Mais restez prudent, car on a beau savoir se battre, il reste difficile de gérer le surnombre. En manque de barre de vie ? Tentez de rejoindre rapidement un point d’eau afin d’en avaler quelques gorgées (n’oubliez pas de ranger votre épée lorsque vous voulez boire). De l’eau de vie donc… Alcoolique ! La dague sera ici aussi très utile pour vous donner d’autres chances de rejoindre un point de sauvegarde.

A chaque point de sauvegarde, vous découvrirez un flash en noir et blanc qui vous révèlera de manière un peu trop claire les prochains puzzles à résoudre. On peut en tous cas vraiment parler de puzzle dans certains cas mais Prince Of Persia se démarque des jeux d’aventure classiques aux énigmes à résoudre sur pavé numérique. Les programmeurs ont eu la folie des grandeurs en composant des mécanismes immenses et impressionnants.

La demoiselle qui vous accompagne va d’ailleurs vous être très utile car si d’un côté vous devrez la protéger lors des combats, vous devrez enclencher les switchs difficilement accessibles pour lui ouvrir les portes, d’un autre côté, elle arrivera à se glisser dans des ouvertures trop petites pour vous, elle actionnera alors à son tour des mécanismes afin de vous aider dans votre progression. Il se peut même que l’aide envers l’un et l’autre soit quasiment simultanée. En tous cas, il y a une complémentarité entre les deux personnages qui s’étoffera au fil de l’histoire même si le Prince est très dubitatif lors de leur rencontre : il la considère plus comme une gêneuse.

Prince Of Persia : The Sands Of Time est un mix d’action et d’agilité comme l’est le Prince Of Persia original mais cette nouvelle version reprend comme nous l’avons vu des idées de Shinobi, Blinx, Buffy et Ico. Il est d’ailleurs assez bluffant de voir autant de concepts réunis dans un seul jeu. Pourtant Ubi Soft a réussi le pari d’intégrer autant de possibilités dans un gameplay accessible. Force est de constater que Prince Of Persia possède à ce sujet une longueur d’avance sur la concurrence. Il représente une curiosité technique qui nous montre dès aujourd’hui ce que seront les jeux vidéo de demain en terme d’interactivité étendue et d’univers cohérent.

Graphismes : 95%
Dans Star Wars ou dans Lord Of The Rings, on ne parle plus décors, on parle d’univers. Dans Prince Of Persia, il ne faut donc plus parler de graphismes. Il y a en effet tout un travail qui a été effectué derrière la création de ce palais afin que les différentes pièces ne puissent exister l’une sans l’autre.

Animation : 73%
Le Prince dispose d’une floppée de petites animations dont les transitions ont été réglées parfaitement. Son comportement est bluffant. Le seul problème vient plus du côté du framerate. La PS2 n’arrive pas à assumer.

Jouabilité : 95%
C’est dingue ce qu’on arrive à faire de nos jours avec si peu de boutons ! Prince Of Persia possède un gameplay inné.

Bande Son : 76%
Un jeu d’acteur pas bien terrible et des musiques essentiellement présentes lors des combats. Les bruitages sont eux très présents et rappellent le côté paisible d’Ico.

Intérêt : 98%
Un challenge bien dosé et une aventure captivante pour une durée de vie honorable.

Note Globale : 95%
S’il n’est pas vraiment original puisqu’il reprend des ingrédients glanés ci et là, Prince Of Persia réussit le tour de force d’être un titre ultracomplet avec un degré de réussite qui permet à l’élève de dépasser ses maîtres.


NOTE : 09/10