Consoles-Fan
25/05/2018

Auteur
A Lire Egalement

  

2943 articles en ligne

 
SOS : Final Escape
Un tremblement de terre !!!
AAAAAAAAAAH !!!

Ah ! enfin un peu de fra


L’action se situe sur Stiver Island en 2005, cette île artificielle construite pour désengorger une capitale surpeuplée est le théâtre d’un gigantesque tremblement de Terre qui coupe tout moyen de communication avec l’extérieur. Vous incarnez un journaliste qui se rendait à son premier jour de travail au journal local. Autant dire que cette journée de labeur ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Le héros, prénommé Keith n’est absolument pas charismatique, il s’habille comme un nerd avec un affreux polo violet et après quelques minutes de jeu va s’enticher d’une blonde type californienne qui n’a de cesse de pleurnicher. Lorsque le jeu est sorti au Japon, les héros étaient bruns, mais lorsqu’ils ont traversé le Pacifique, ils sont devenus blonds. Ce choix nuit légèrement à la cohérence de l’histoire étant donné que l’univers à de fortes connotations japonaises. Passons donc sur cette étrange initiative pour nous pencher sur le jeu en lui-même.

Bo_gilet

Vous pouvez dores et déjà dire au revoir au lance-flamme, lance-roquette, fusil à pompe et autres jolies jouets présents dans les jeux de cette catégorie. En effet vous n’aurez qu’un seul "ennemi" durant toute votre progression : Mère Nature. Vous allez donc de voir survivre en milieu hostile avec pour seul talent de pouvoir vous coucher très vite par terre afin de minimiser les risques dûs aux secousses. Il faudra également faire attention aux chutes de pierres, d’immeubles et de véhicules qui se déclencheront tout au long du jeu. Le jeu vous offre une relative liberté d’action avec des environnements plutôt vastes. Les quelques énigmes à résoudre feront appel à vos talents de bricoleur et d’observation et finalement le challenge est plutôt amusant à relever. Vous devrez aussi gérer votre soif et ne pas oublier de vous abreuver régulièrement pour ne pas tomber comme une mouche. Je trouve cette idée très intéressante mais assez énervante à la longue car Keith est un vrai soiffard. En effet, il faudra aller boire toutes les 5 minutes sous peine de ne plus pouvoir courir. Heureusement, on pourra transporter des bouteilles d’eau dans un sac à dos. La gestion du sac à dos, se fait comme dans les autres jeux du même genre, avec un nombre d’espace limité. La seul différence, c’est qu’ici vous pourrez trouver d’autres sacs plus grands afin de porter encore plus de choses. Les objets sont assez variés et ce qui m’a plu dans ce jeu c’est le second degré omniprésent. Ici on est loin du sérieux d’un Silent Hill et on échappe à la mort dans la joie et la bonne humeur. En fait tout au long du jeu vous aurez la possibilité de vous "déguiser" avec des accessoires trouvés au hasard de votre progression et certains donneront lieu à des réactions de la part des différents protagonistes. Par exemple j’ai fait tout une partie de l’aventure avec un faux nez et une fausse moustache, en portant une casquette de chauffeur de bus. Résultat "fashion" garanti. Lors de sa sortie le jeu a été boudé par la presse en raison de sa réalisation très modeste et c’est avec une certaine appréhension que j’ai commencé ma première partie. Cependant, une agréable surprise était au rendez-vous. Certes les personnages sont moches, peu détaillés, absolument pas charismatiques et les scènes cinématiques sont à pleurer de rire tant leur qualité est moyenne. En revanche, j’ai été très impressionné par les décors qui disposent d’une taille plus que conséquente, d’un niveau de détail très au dessus de la moyenne et surtout le clipping est tout à fait absent. Ce dernier point se remarque très bien lors de la scène à vélo puisque le jeu offre un panorama de la ville. La distance d’affichage est plutôt impressionnante pour un jeu que l’on a qualifié de moche. Du côté de l’animation, le bilan est plutôt moyen car le jeu rame très fréquemment et il est évident que le moteur 3D n’est pas très performant. Cet aspect est doublé d’une motion capture plutôt moyenne des personnages qui semblent courir au ralenti. J’ai pu faire abstraction, de cet aspect car le concept novateur m’a scotché littéralement à mon écran (j’ai en fait fini le jeu d’une seule traite), cependant il faut reconnaître que certains joueurs moins indulgents risquent de trouver ça un peu bâclé. La prise en main du titre est très aisée et très similaire aux autres jeux d’action-aventure. En revanche les caméras ne sont pas toujours placées de façon judicieuse et de ce fait la dernière partie de l’aventure qui consiste en des séquences de "cache-cache" sont parfois un peu laborieuses. La musique est quasiment absente du jeu ce qui renforce l’aspect survie du titre. On est soumis simplement au bruit des éléments déchaînés. Enfin les voix digitalisés sont plutôt convaincantes dans l’ensemble. SOS Final Escape est un jeu au concept très original et doté d’un scénario très intéressant. Il apporte un vent de fraîcheur et d’originalité qu’il convient de saluer tout en espérant qu’un éventuel second épisode vienne pallier les défaillances du premier.

Graphismes : 6.5 / 10

Les personnages ne sont pas très beaux et les cinématiques assez peu convaincantes graphiquement. En revanche les décors sont très réussis et les effets de clipping et d’aliasing quasiment absents.

Son : 7.0 / 10

L’absence de musique est un choix délibéré qui vient renforcé l’aspect survie. Les voix digitalisées des différents protagonistes sont assez réussies.

Jouabilité : 7.0 / 10

Le personnage se manie de façon intuitive, les menus sont clairs mais les caméras sont parfois assez pénibles à gérer.

Animation : 5.5 / 10

Les personnages marchent de manière un peu étrange et le jeu rame fréquemment ce qui est assez désagréable.

Intérêt : 8.0 / 10

La durée de vie n’est pas énorme et le jeu enregistre pas mal de défauts. Mais le concept est très original, plusieurs fins sont disponibles et le scénario est très prenant. Si vous le trouvez d’occasion n’hésitez pas ce fut pour ma part une excellent surprise.


NOTE : 07/10