Consoles-Fan
13/12/2018

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S.W.A.T.
Swat c’est toi
Swat c’est moi

Je n’attendais pas vraiment ce S.W.A.T. au tournant mais ce sont parfois ceux que l’on attend pas qui arrivent

S.W.A.T. est un jeu FPS scénarisé qui peut s’apparenter à Rainbow Six 3 si vous enlevez la tactique et que vous lui rajouter un côté bourrin jouissif par la même occasion. Vous allez donc parcourir des environnements assez répétitifs mais dont la qualité est exemplaire. Les textures sont magnifiques et le bump mapping très au point. Les effets d’éclairage sont de toute beauté et tiennent vraiment bien compte de l’environnement. Par exemple, la lumière est filtrée à travers les escaliers. Ce n’est pas du Splinter Cell, mais c’est déjà un très bon niveau de réalisation que l’on souhaiterait obtenir dans la plupart des jeux. Les cadavres disparaissent des décors afin de ne pas surcharger la console mais les programmeurs ont décidé de laisser à la place le contour à la craie de leur dépouille et quelques taches de sang. La bande-son est excellente, pleine de détails jusqu’à de la musique d’ascenseur… dans les ascenseurs. Les dialogues sont aussi excellents même s’il s’agit de bribes de dialogues plutôt que de véritables discussions. Le jeu est en anglais mais si les terroristes sont français, ils parleront entre eux en Français. De même, pour les autres langages : je n’ai pas pu tous les identifier mais certains viennent clairement des pays de l’est.

Good cop, bad cop

Face à Rainbow Six 3, Swat accuse quand même le coup car les ordres disponibles (avec reconnaissance vocale ou non) restent plus limités. En contrepartie, Swat offre l’originalité qu’il vous est possible de jouer au bon ou au mauvais flic. Un bon flic préviendra toujours de son arrivée en sommant les terroristes de se rendre. S’ils décident de se rendre, vous pouvez leur passer les menottes. S’ils vous répondent avec des objets métalliques qui font « fup », « fup », vous pouvez leur tirer dessus. Attention, si un ennemi belliqueux se rend compte que le combat tourne à son désavantage car il a déjà pas mal encaissé, il peut décider de se rendre en levant les bras en l’air, un bon flic déciderait alors de lui passer les menottes. Bien entendu, vous pouvez décider ou non de suivre ce manuel du savoir-vivre ( par Nadine de Rotchield ) du bon flic. A l’arrivée, vous aurez plus ou moins de médailles mais cela ne mettra pas en péril votre mission.

Le déroulement du jeu se veut très varié car tour à tour, vous incarnerez un des 3 membres de l’équipe, vous pourrez maîtriser différentes armes dont les grenades fumigènes mais aussi le sniper qui fait le bonheur des amateurs du genre. Chaque personne a sa spécialité dans l’équipe. Ainsi, la snipeuse fera table rase d’un périmètre jugé trop dangereux avant que les hommes de terrain n’y pénètrent. Les séances de snipe sont très maniables : un stick analogique vous permet de viser alors que le deuxième vous permet de zoomer ou dézoomer. Ce système de visée est vraiment très au point. Il faut dire que dans l’ensemble, l’auto-aim est assez tolérant ! La snipeuse manie aussi très bien le pick-lock Vous pouvez demander à votre spécialiste en technologie de désamorcer des bombes ou de trouver divers codes vous donnant droit à de nouveaux accès dans un immeuble et pourquoi pas faire sauter des portes avec des explosifs. Pendant ce temps, une barre virtuelle se remplit peu à peu au-dessus de sa tête. Elle indique le temps qu’il lui faut pour terminer son action. Pendant ce temps, tout peut arriver : à vous de couvrir votre homme contre d’éventuels assauts ! Bien entendu, dans le feu de l’action, ils vous aideront à éliminer la vermine ! Tout cela est bien passionnant même si à certains moments, il y a des temps morts. Il faut dire que Swat est un jeu assez facile et que les nombreux stages s’enchaînent tout de même assez rapidement. Ces derniers sont de taille et de difficulté très inégale.

Quelques petites défauts pas bien graves sont enfin à signaler. Lorsqu’il fait noir, vos coéquipiers ne mets ses lunettes de visée nocturne que si vous les mettez. Elles apparaissent automatiquement sur leurs yeux alors que lorsque vous les enlevez, ils font de même mais cette fois-ci, ils les retirent d’un geste de la main. Les programmeurs ont du considérer que lorsqu’on met ses lunettes, on ne regarde pas ses coéquipiers. Pas de chance, je l’ai vu, même si c’est un détail. Il aurait pourtant suffi de créer la même animation mais à l’envers ! L’intelligence artificielle de vos équipiers est d’ailleurs assez moyenne, ils ne savent parfois pas quoi faire.

S.W.A.T. nage dans le plus grand classicisme avec des gadgets rencontrés moultes fois comme la vision nocturne, les jumelles… Mais il propose quelques points d’originalité comme la présence d’un masque à gaz ou encore mieux de sticks fluorescents. Son gameplay agréable et ultraclair, la variété de ses missions et l’impression qu’il donne de vivre une aventure passionnante font qu’il constitue un très bon achat. Surtout que le mode coopératif ( pourtant pas vraiment super interactif) propose des stages inédits ! Avec un peu plus de challenge, Rainbow Six 3 aurait pu trembler.

Graphismes : 92%
Superbement texturé, d’une finesse époustouflante.

Animation : 70%
Le jeu tourne raisonablement à 30 images/seconde.

Jouabilité : 85%
Le gameplay est très abordable. Beaucoup d’actions sont disponibles mais leur sélection a été bien simplifiée.

Bande Son : 76%
Des voix un peu répétées mais une ambiance très soignée.

Intérêt : 74%
Argonaut nous offre là une bien belle surprise. La durée de vie est tout à fait convenable malgré la facilité de ce titre. La présence d’un mode de jeu coopération proposant des stages inédits vient encore relancer l’intérêt.

Note Globale : 77%
Si vous aimez les jeux de lutte anti-terrorisme, vous aimerez S.W.A.T. pour autant que vous n’attendiez pas trop de technicité ni d’infiltration.


NOTE : 07/10