Consoles-Fan
19/04/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

2926 articles en ligne

 
Bio Hazard Zero
0/10 en Bio !
C’est quoi ce bulletin Jeremy !

Si Bio Hazard Rebirth a

Et comme ce titre se fait attendre depuis la N64, on a le droit d’attendre Capcom au tournant. Un tel temps de préparation a du forcément aboutir à un Bio Hazard exceptionnel ! Malheureusement, si innovation il y a, et sans doute bien plus que d’habitude, Capcom reprend trop souvent ses vieilles recettes et les actualise simplement. Au rayon râleries, je citerai donc les énigmes qui sont toujours aussi faciles mais là n’est pas vraiment le problème. Ce qui me dérange plus c’est qu’on les a déjà croisées maintes fois et que ça commence un peu à bien faire. On devine à l’avance à quoi pourront bien servir certains objets. Il y avait pourtant moyen de se creuser un peu plus. L’énigme de la balance aurait pu être bien plus intéressante qu’un simple positionnement d’objets. Le joueur d’échec aurait pu être très intéressé par l’énigme de l’échiquier mais comme il fallait penser aussi au non-joueur, la réponse de l’énigme ne se trouve pas bien loin… Les objets manquent donc de renouvellement, ainsi on retrouvera les grands classiques comme l’horloge à tripoter ou encore les emblèmes, briquets, manivelles et autres livres contenant des objets cachés… Certes, de nouveaux objets font leur apparition, mais la présence écrasante des anciens est telle…

Les décors sont magnifiques, il est vrai mais après le décor original du train, on se replonge dans un nouveau manoir qui ressemble traits pour traits aux précédents. Le manoir est sans doute un thème récurrent du film d’horreur, Bio Hazard ne serait sans doute plus un Bio Hazard sans son manoir (d’autant plus que le titre occidental Resident Evil perdrait peut-être ici tout son sens) mais du moins, il y avait tout de même la possibilité de créer quelquechose de rigoureusement différent plutôt que ce fameux hall d’entrée habité par un escalier central. Enfin, peut-être que s’ils ne l’avaient pas fait, on aurait crié au scandale…

Ce qui est tout aussi vrai, c’est que les décors du train sont certainement les plus impressionnants du jeu. Ils sont d’un niveau nettement au-dessus de ceux de Bio Hazard Rebirth, en particulier pour la quantité d’animations, mais pour le reste, le niveau de réalisation est similaire. Il fallait bien impressionner dès le début pour convaincre, après, à quoi bon faire des efforts ? Il faut cependant noter que plus il y a d’animations dans les décors, plus on note un temps de latence entre chaque changement de caméra ce qui se taduit par un léger freeze de l’image. On se rappelle à ce propos des freezes lors des cinématiques de Bio Hazard Rebirth. Ce problème a heureusement disparu !

Même pas peur !

Niveau sensation Bio Hazard Zero est très plat. Il ne fait pas vraiment peur. On est loin du stress des autres épisodes. Ce nouvel opus est d’ailleurs peut-être le moins pesant de tous. Le calme avant la tempête avec Bio Hazard 4 ? Possible. Capcom veut peut-être profiter de ce nouveau tournant pour nous impressionnent plus que jamais à tous les niveaux. Mais en attendant, c’est l’épisode zéro qui nous importe.

Bon, j’ai l’air un peu aigri là mais vous verrez qu’il y a tout de même bien suffisamment de nouveautés dans ce Bio Hazard que pour tous les fans et les autres se précipitent dessus.

A deux c’est mieux !

Tout d’abord, la possibilité de jouer à deux apporte un réel plus, avec l’obligation de se séparer de temps-en temps ou d’effectuer des actions séparément afin de résoudre des énigmes. C’est vraiment le gros point fort du jeu, la grande nouveauté. Et Capcom a vraiment bien réussi cela car vous pouvez diriger soit un personnage et prendre plus de risque, soit vous faire suivre par votre équipier qui sera une puissance de feu supplémentaire bienvenue. Vous pouvez par ailleurs diriger les deux personnages en même temps (le second possède bien sûr un panel de mouvements plus limités) grâce au stick C. A tout moment, vous pouvez zapper d’un personnage à l’autre. Chaque personnage ne possède que 6 cases de stockage d’objets + un objet personnel immuable. C’est peu, d’autant plus que certaines armes utilisent deux places. Mais comme vous êtes la plupart du temps à deux, cela vous fait tout de même 12 places de libre. Les seuls moments plus périlleux sont donc lorsque vous êtes séparés.

La deuxième grosse nouveauté est la suppression des coffres. Vous pouvez à présent déposer dans n’importe quelle pièce n’importe quel objet. Les pièces font donc office de coffres. Ce concept est vraiment intéressant car les passages un peu pelant de devoir aller systématiquement déposer des objets dans les coffres pour faire de la place sont révolus. Lorsqu’un objet vous intéresse, il suffit d’en déposer un autre. Les désordonnés auront pas mal de problème car leurs objets seront éparpillés un peu partout. C’est sans doute le mauvais côté de la perte du coffre, mais finalement, il suffit de considérer quelques pièces comme des salles de coffre et vous verrez, tout rentrera dans l’ordre rapidement. D’ailleurs, via les maps qui ne sont malheureusement pas toujours très claires, vous pouvez visualiser tous les objets que vous avez checkés. Il est donc important de le faire même si vous ne désirez pas l’emporter immédiatement avec vous. Vous le retrouverez plus tard d’autant plus facilement. Sachez cependant que chaque pièce possède une capacité maximale et que vous ne pourrez donc pas vous créer une sorte de salle au trésor. Les objets sont bien modélisés car parmi une multitude d’objets étalés sur le sol, on s’y retrouve plutôt bien. A noter que comme d’habitude, les objets majeurs sont brillants, histoire de ne pas les rater.

Le dernier boss vaut le détour même s’il reprend une idée rencontrée ailleurs (Buffy par exemple). Et une fois le jeu terminé, vous aurez droit à une autre version du jeu : Leech Hunter qui permet de redécouvrir l’aventure sous une autre mouture axée plus action.

Bio Hazard est une série qui s’essouffle. Il est heureux que Capcom ait cherché un peu de renouvellement avec le système de coopération mais on nage trop rapidement dans le classicisme. Espérons que le 4eme épisode offre à la série une véritable cure de jouvence.

Graphismes : 93%
Plus joli que le Rebirth.

Animation : 75%
Les problèmes de freeze du Rebirth ont disparu pendant les cinématiques en temps réel.

Jouabilité : 71%
Le gameplay commence à vieillir par rapport à ce que la concurrence nous sert. Il faudrait commencer à pouvoir intéragir un peu plus avec les décors : renverser des bibelots ou encore escalader des barrières.

Bande Son : 74%
Je n’ai pas trouvé l’ambiance aussi pesante et n’ai pas en tête les musiques du jeu alors que celles du Code Veronica hantent encore mon esprit.

Intérêt : 85%
D’un côté, Capcom a essayé de donner un nouveau souffle à sa série et d’un autre côté il se complait tellement dans la récupération qu’il serait temps d’effacer l’ardoise et de repenser intégralement le concept plutôt que d’apporter de légères modifications.

Note Globale : 81%
La coopération est une belle curiosité mais il ne suffit pas de quelques idées nouvelles pour rénover un concept qui vieillit sur place. Reste qu’objectivement, Bio Hazard 0 est un bon titre et ravira les fans et ceux qui n’ont pas encore atteint le stade de l’indigestion.


NOTE : 08/10