Consoles-Fan
22/11/2018

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Spy Fiction
Sam et Snake peuvent trembler
car Sheila et Billy d

Ce n’est pas nouveau les jeux d’infiltration ont la c


Spy Fiction part avec un certain nombre d’atouts dans son jeu. En effet, une partie de l’équipe a auparavant travaillé sur Metal Gear Solid au sein de Konami. De plus Access s’est attaché les services du très talentueux Renji Murata le dessinateur de la série Blue Submarine n°6 pour créer les personnages. Le scénario de Spy Fiction est des plus classique, vous incarnez deux espions d’élite Billy Bishop et Sheila Crawford membres d’une organisation secrète la S.E.A. La paix mondiale est menacée par un groupe terroriste du nom d’Enigma et l’équipe PHANTOM dont vous faites partie est chargée de s’infiltrer au sein de cet organisme et de déjouer ses plans. Au départ vous choisissez d’incarner soit l’agent Bishop soit l’agent Crawford et chacun des deux possède ses capacités propres même si dans l’ensemble le gameplay reste le même. Le jeu se découpe un peu à la manière de Splinter Cell, c’est à dire que vous suivez une trame scénaristique principale tout en effectuant des missions bien distinctes. La première chose qui frappe lorsqu’on parcourt l’aventure, c’est de voir à quel point les concepteurs connaissent leur classiques. En effet Spy Fiction emprunte avec talent à de nombreuses références en la matière. Par exemple, une des missions est la réplique exacte de la scène des lasers dans Mission Impossible. Suspendu à un câble vous allez devoir pirater un ordinateur tout en veillant à ne pas faire monter la température de la pièce et ne pas vous faire toucher par les lasers... Intense !! De même on retrouve de nombreux clins d’oeil tels que les vols de pigeons chers à John Woo (rappelez vous Volte Face et MI2) ou bien les gadgets de 007.

Grâce à ses bases solides, Spy Fiction ne pouvait que continuer sur sa lancée. Heureusement pour nous, la maniabilité est à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer. Spy Fiction est un régal, le personnage est doté de tout le panel classique de l’espion à savoir : la roulade, le plaquage contre le mur, le brisage de nuque furtif, le combat à mains nues... Votre espion est également peut également sauter et s’accrocher aux parois ; en combinant cela avec une filin vous aurez la capacité de descendre en rappel pour obtenir des objets inaccessibles. Emprunté à Metal Gear Solid, votre agent enclenchera un camouflage optique à chaque fois qu’il sera plaqué contre un mur, même si son utilité est relative l’effet graphique est une franche réussite. La partie la plus intéressante du jeu se situe au niveau des gadgets qui donnent au jeu une grande richesse. On en rencontre une bonne trentaine et ces derniers se révèlent d’une utilité variable, mais apportent un plus non négligeable à tous les apprentis James Bond. Les programmeurs ont même poussé la plaisanterie jusqu’à faire intervenir un clone de Q, répondant au nom de Michel. Parmi ces accessoires le plus intéressant est sans aucun doute l’appareil photo 3D qui vous permet à partir d’un cliché de changer l’apparence de votre personnage.

Ce gadget fonctionne de la manière suivante, une fois équipé il suffit de presser la touche R1 pour passer en mode "première personne". A partir de là, vous pouvez zoomer grâce au stick analogique droit. Une fois que vous avez repéré la personne à photographier il ne vous reste qu’à presser le bouton rond. Au moment de prendre la photo, deux icônes apparaissent en bas de l’écran, indiquant si vous avez copié le visage et le corps de la personne. Ce facteur est déterminant dans certaines situations puisqu’une coupe de cheveux mal appropriée peut vous faire repérer. Certains ennemis pousseront le vice jusqu’à vous interroger et il faudra parfois prélever un échantillon de voix pour donner le change. Grâce à ce système les possibilités d’infiltration sont quasiment infinies, mais en contre partie, le jeu de cache-cache perd de son importance.

Bien que la possibilité de vous déguiser vous facilite grandement la tâche, il sera parfois nécessaire de résoudre des situations à l’ancienne. La principale raison, sera la limitation des mouvements lorsque vous vous déguisez. Si vous passez inaperçu, le déguisement vous empêche néanmoins d’effectuer certaines actions telles que sauter, grimper à une échelle ou tirer et certains passages réclameront que vous ôtiez votre costume. Spy Fiction est aussi plaisant, car il autorise une grande liberté dans les décisions. Ce jeu n’est en fait pas réservé aux fans d’infiltration pure comme Splinter Cell. A certains moments et surtout sur les dernières missions la part belle est faite à l’action et là encore la réussite est au rendez-vous. Spy Fiction est doté d’un système de lock similaire à Syphon Filter qui permet au joueur de canarder les ennemis comme un goret sans se soucier vraiment de la direction. Cependant, les programmeurs ont aussi pensé aux techniciens et au snipers qui aiment "travailler" proprement, en incluant une visée manuelle similaire à celle présente dans Metal Gear Solid et qui vous permettra de faire mouche tout en restant caché.

Puisqu’on est dans le domaine des armes, en dehors de "l’hilarant" Philishave électrique, les agents de Spy Fiction disposent d’un arsenal plutôt varié. Clin d’oeil à l’agent Bond, votre arme de service n’est autre que le Walter P99 silencieux similaire à celui que 007 utilise depuis "Tomorrow Never Dies". D’autres armes temporaires viennent également compléter votre arsenal, parmi elles le Glock 17, le fusil d’assaut Mp5, le pistolet mitrailleur Ingram M11 ainsi que des armes plus anecdotiques mais tellement amusantes comme les cartes boomerang (Cat’s Eyes connection...), le stylo explosif ou la chaussure tranchante. Il reste encore énormément de choses à découvrir dans ce jeu et je ne peux malheureusement pas toutes les décrire dans ce test. Je vous propose donc de passer aux aspects plus techniques du jeu. Tout d’abord, Spy Fiction entraîne le joueur dans des environnements et des situations extrêmement variées. Tel un héros de film d’action vous retrouverez tour à tour à bord d’un casino volant, d’une jungle tropicale ou bien d’un labo ultra secret. Chaque cas est différente et nécessite une certaine stratégie. En plus de cela, certaines missions vous laisseront le choix de votre point d’insertion ce qui vous permettra de ne pas revoir le même chemin quand vous recommencerez une partie. Les environnements sont superbement réalisés et ont bénéficié d’une attention particulière (le niveau de la jungle est tout bonnement grandiose). Comme je l’ai dit un peu plus haut les personnages ont été dessinés par Renji Murata et ces derniers ne manquent pas de charisme. Il est d’ailleurs amusant de voir que Metal Gear Solid est passé par là puisque le méchant général Lysander est un clone de Revolver Ocelot. La maniabilité a suffisamment été décrite pour ne pas y revenir. Le seul petit problème pourrait venir d’une caméra un peu trop collée au personnage et qui déroute pendant les premières minutes. Cependant, elle peut être réglée à volonté comme dans Splinter Cell et vous ne vous retrouverez jamais en mauvaise posture à cause d’un angle mort. Spy Fiction bénéficie comme son grand frère Metal Gear Solid, d’un certain nombre de scènes cinématiques superbes mais moins nombreuses (et c’est tant mieux), le scénario y’est petit à petit dévoilé et sont l’occasion de scènes d’action spectaculaires.

Arrivé à ce stade, on peut se dire que l’on tient le jeu parfait, mais pourtant deux choses viennent légèrement gâcher notre plaisir. La première est le scénario, somme toute très convenu et répondant aux grands classiques du genre. Les rebondissements sont nombreux mais assez prévisibles et les personnages bien que charismatiques manquent de profondeur. Enfin la deuxième chose vient du jeu des acteurs bien inégal, si les méchants sont très réussis, l’acteur qui incarne Billy Bishop est tout simplement pitoyable et fait perdre toute crédibilité à certaines scènes. Au cas où vous ne le sauriez pas, le jeu est intégralement joué en anglais et sous titré en japonais, afin sans doutes d’économiser les frais de doublage pour une éventuelle localisation. En dehors de cela, la musique est assez classique et s’intègre de façon correcte à l’ensemble avec certain rythmes très proches du thème de Mission Impossible.

En attendant, la sortie de Metal Gear Solid : Snake Eater, je vous invite à vous plonger dans ce Spy Fiction qui s’avère bien plus intéressant que Metal Gear Solid 2 au niveau du gameplay. Le jeu se termine en 8-10 heures la première fois et propose deux types de scénario différents ainsi que des options supplémentaires à débloquer. Un excellent investissement en import pour les amateurs de jeux d’action-espionnage.

Graphismes : 9.0 / 10

Le chara design est superbe, les différents protagonistes sont charismatiques et disposent d’un style bien particulier. Les environnements sont à la fois vastes et variés, du très joli travail.

Son : 7.0 / 10

La musique est plutôt classique sans être désagréable. En revanche le jeu des acteurs est très inégal avec des méchants très bien interprétés et des héros assez peu convaincants.

Jouabilité : 9.0 / 10

La jouabilité est exemplaire, les espions répondent au doigt et à l’oeil, la multitude de gadgets et de trouvailles en tout genre autorisent toutes les excentricités. Pas une fois on ne peste contre une caméra mal placée ou une erreur due à une maniabilité approximative.

Animation : 8.5 / 10

La ps2 parvient à gérer des environnements riches et une action intense sans faux pas. La motion capture est d’excellente facture et les scènes cinématiques sont joliment réalisées.

Intérêt : 8.5 / 10

Spy Fiction est le premier jeu d’action-infiltration qui propose un gameplay vraiment accrocheur, malgré un scénario convenu, il se place comme une référence en attendant Metal Gear Solid : Snake Eater.


NOTE : 09/10