Consoles-Fan
22/02/2018

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Soul Calibur II
Un petit combat avec Link


Soul Calibur II fut d’abord annoncé sur Gamecube. Pendant quelques temps les Nintendo fans se sont frottés les mains, ils pensaient en avoir l’exclusivité. Finalement multiplateforme, Namco offre à la GC un perso exclusif de haut rang, le superbe hylien Link, dans son apparence adulte des plus classes. La sauce a pris à tel point que la mouture cubesque a été le jeu le plus de vendu de Namco en 2003, tous supports confondus, aux USA.

On ne change pas une formule qui a fait ses preuves

Le gameplay de Soul Calibur sur Dreamcast a longtemps fait office de référence pour des milliers de fans de jeux de castagne. La pression était forte sur les épaules des développeurs, et ceux-ci ont préféré ne pas y toucher plutôt que de l’abîmer. Choix marketing évidemment justifiable, un peu moins du point de vue ludique.

On se trouve donc face à un titre qui a déjà fait ses preuves avant même de le lancer. Certes, certains aspects ont été retouchés, mais une fois le paddle Gamecube apprivoisé, on est à l’aise dans ses charentaises. Les coups ne sortent plus avec les mêmes combinaisons, certains enchaînements sont différents, le 8 WAY RUN (possibilité de se mouvoir dans le plan autour de l’adversaire) a été retravaillé et est plus fluide, mais aucune révolution à l’horizon. C’est toujours très très efficace. Seule petite chose qui pourrait pimenter le jeu, l’apparition de murs sur certaines arènes. Il faudra donc savoir adapter son approche des combats en fonction de ce nouvel élément.

Le mode Mission Battle de la DC laisse ici la place au Weapon Master. Même principe à savoir enchaîner des missions à objectifs définis, mais cette fois au lieu d’acheter des artworks et des dessins, il faudra partir à la recherche de toutes les armes (plus de 200), costumes ou options du Musée.

En terme de performances visuelles, Soul Calibur II se situe dans le haut du panier actuel. Il était de toute façon impossible de reproduire la claque subit sur Dreamcast, cet opus ayant bénéficié d’un réel écart de puissance entre les machines disponibles alors. Il est d’ailleurs encore loin d’être à la ramasse. Pour revenir à notre version, sachez que le titre tourne en 60 images secondes, sans aucun ralentissement. Les protagonistes sont encore mieux modélisés, et les environnements de combats rivalisent d’enchantement. Il y a mieux techniquement, mais esthétiquement c’est très réussi.

Un large panel de combattants

13 des personnages jouables proviennent de Soul Calibur. Et si certains nouveaux ne sont que des clones des disparus, Talim, Necrid ou Raphael apportent leur touche de fraîcheur dans cette bande de manieurs de lames. Pour l’anecdote, sachez que la version japonaise de Soul Calibur II ne dispose pas des Assassins, Berserker et Lizardman comme persos jouables. Il restent cependant débloquables grâce à l’action replay mais sur Gamecube uniquement. Enfin, le look de certains combattants est beaucoup moins classe que sur Dreamcast. Certains costumes rivalisent de mauvais goût ! Ah ! Le casque ailé de Cassandra ! La sobriété n’est plus de mise dans cette suite.

Par contre tout ce petit monde se meut avec beaucoup grâce. C’est un régal de voir les esquives de Raphael par exemple. De plus tous les mouvements paraissent franchement naturel, tout naturel qu’il puisse être d’essayer de fendre la tête de quelqu’un avec une hache.

Les particularités de la mouture GC

Sur Gamecube, c’est Link qui est disposé à en découdre avec les autres protagonistes du titre. Incroyablement charismatique dans son apparence adulte, il semble compenser le choix du cel-shading pour les Zelda traditionnels. Il tranche malgré tout un peu au milieu des Cervantes, Kilik ou Ivy. En terme de gameplay, on pouvait avoir peur de sa faculté à sortir son arc ou son boomerang, mais les petits gars de Namco s’en sont plutôt bien tirés et on joue généralement sans.

La manette GC était celle qui faisait le plus peur niveau jeu de baston, mais il faut croire que les développeurs ont des doigts magiques car tout est parfaitement jouable. Le stick est plus que correct, dommage toutefois que la croix soit si petite et mal placée ! Le pad PS2 reste à mon avis au dessus du lot pour ce jeu.

A l’écran enfin, c’est un festival de couleur ! Sûrement la version la plus coloré. L’affichage est très propre , bref visuellement, c’est très beau. Notons que les temps de chargement qu’on peut remarquer sur PS2 ont disparu.

KO !

Soul Calibur II est donc un excellent titre. Ce n’est pas la gifle du premier, mais Namco a assuré l’essentiel, nous inviter malgré tout à changer de support pour jouer à son jeu de combat fétiche. Finalement les plus heureux seront ceux n’ayant jamais touché au premier, ils se prendront eux une jolie baffe !

Technique/esthétique : 88%
C’est très propre, très fluide et esthétiquement (sauf certain persos) au top. Les couleurs enchantent vraiment l’écran.

Jouabilité : 83%
Le pad GC s’en sort très bien. On pouvait pourtant avoir peur !

Son : 88%
Les ziks sont vraiment entraînantes et les voix jap hyper classes !

Plaisir/Fun : 92%
Avec un tel gameplay, c’est un régal ! Pouvoir manier Link n’est pas non plus étranger au plaisir procuré !

Durée de vie : 95%
Le Weapon Master allonge sacrement la durée de vie solo. A plusieurs, c’est quasiment infini.

Intérêt : 90%
Sur Gamecube, du fait de la pénurie de ce genre - surtout en Europe - , il est tout simplement indispensable !

Note Générale : 89%
Un superbe titre à côté duquel il serait dommage de passer, mais qui ne vous empêchera pas de relancer la Dreamcast de temps en temps ;)


Disponible
NOTE : 08/10