Consoles-Fan
20/05/2018

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Soul Calibur II
Heihachi dans Soul Calibur ?!
Il y a bien Yoshimitsu dans Tekken...


La borne d’arcade de Soul Calibur II tourne sur System 246, la carte Namco dérivée du hardware de la Playstation 2. L’adaptation sur ladite machine était donc évidente. A tel point d’ailleurs, qu’avec cette fameuse guerre des consoles, les constructeurs prennent un malin plaisir à ce tacler par derrière. Au cours de l’E3 2002, les dirigeants de Sony n’avaient pas hésiter à annoncer une exclu du titre sur leur machine. La réaction des concurrents ne s’était pas fait attendre et les démentis avaient fusés.

Le changement dans la continuité

Globalement, cette suite ne laisse pas beaucoup de place à la surprise. Il faut dire que les bases établies par Soul Calibur premier du nom sur Dreamcast étaient plus que solide. Visuellement d’abord, ce n’est bien entendu pas la claque de l’époque, mais le précédent était tellement joli qu’il était difficile de l’enterrer ! Aujourd’hui encore la mouture DC fait bonne figure.

Les environnements et les arènes sont enchanteurs et invitent au voyage, la modélisation et l’animation des combattants est superbe et le jeu tourne en 60 images secondes, sans aucun accroc. Bref, Soul Calibur II se situe dans le peloton de tête des productions actuelles.

Ce n’est pas non plus une grosse baffe question jouabilité, mais là aussi la référence était tellement haute que les développeurs ne se sont pas risqués à de grands changements. Les habitués ne seront pas perdus : la garde, le coup vertical, le coup horizontal, le coup de pied et enfin la Soul Charge, combinaison des trois boutons d’attaque. Et même si les coups ne sortent plus forcement de la même manière ou si certains enchaînements ont été modifiés, après quelques heures de pratiques on est aussi à l’aise que dans un vieux jean. Le 8 WAY RUN (possibilité de se mouvoir dans le plan autour de l’adversaire) a également été amélioré : les déplacements sont plus fluides et prennent une place plus importante dans les esquives.

Au rayon des vraies nouveautés, il y a l’apparition de murs sur certaines arènes. Le Ring Out n’est donc plus évident, et il faut modifier ses tactiques de jeu en fonction de ce paramètre. Une des rares initiatives de Namco qui fait regretter la frilosité de la firme concernant leur franchise phare.

Une légende a besoin de héros

Presque tous les persos classiques de Soul Calibur sont présents. Les absents laissant même leur place à leur clones ! Si Edge Master disparaît, Charade le remplace et emprunte donc aussi les armes et les coups des autres protagonistes. Hwang devient Yun Sung et Rock s’est transformé en Berserker. Il est agréable de voir aussi débouler quelques nouveaux comme Raphael, Cassandra la petite sœur de Sophitia ou encore Necrid dessiné par Todd Mac Farlane (le papa de Spawn). Enfin, le pauvre Siegfried a définitivement disparu pour laisser la place à son alter-ego maléfique Nightmare ! Celui-ci semble d’ailleurs encore plus rongé par le mal que dans la version DC.

Les mouvements des combattants sont toujours aussi classe. Les affrontements deviennent de véritables chorégraphies et les effets de lumières et visuels sont tout à fait dans le ton : bien intégrés et sans superflus. Par contre, le mauvais goût vestimentaire a envahit le jeu ! Il faut voir certains costumes de Seung Mina pour comprendre. D’ailleurs toutes les demoiselles ont vus leurs protubérances mammaires s’accroîtrent magistralement au cours de ces quelques années…le syndrome Dead Or Alive dirons-nous.

Les particularités de la mouture PS2

Cette version PS2 bénéficie comme personnage exclusif de ce vieil Heihachi, transfuge de Tekken, autre série marquante de l’éditeur. S’il s’intègre bien visuellement, sa panoplie de coup est différente des autres protagonistes et il manque singulièrement d’allonge. Remarquons malheureusement qu’à côté de Link sur Gamecube ou Spawn sur Xbox, le bonhomme n’a pas autant de charisme.

Le pad PS2 s’avère quant à lui excellent. La croix est précise et c’est un régal de sortir les coups. Les quatre boutons de la tranche sont très pratiques pour placer des raccourcis et sont plus efficaces que les gâchettes de la GC ou de la Xbox.

Techniquement enfin, cette version est la moins belle des trois. Le scintillement et l’aliasing sont de la partie mais cela se remarque surtout lorsque que l’on passe d’une console à l’autre. Il faudra aussi compter avec quelques temps de chargements, très courts certes, mais tout de même présents.

KO !

Soul Calibur II est donc un excellent titre. Ce n’est pas la gifle du premier, mais Namco a assuré l’essentiel, nous inviter malgré tout à changer de support pour jouer à son jeu de combat fétiche. Finalement les plus heureux seront ceux n’ayant jamais touché au premier, ils se prendront eux une jolie baffe !

Technique/esthétique : 84%
Léger aliasing, légers scintillements et (courts) temps de chargements pénalisent un tableau presque nickel.

Jouabilité : 90%
Un vrai régal surtout avec la manette PS2 ! Quelques trouvailles ou innovations auraient tout de même été bienvenues.

Son : 88%
Les bruitages et les voix sont très bons. Les musiques épiques donnent envie de se jeter corps et âme dans la bataille.

Plaisir/Fun : 90%
Une vraie jouissance que de réussir des combos tellement leur puissance transperce l’écran.

Durée de vie : 95%
Le mode solo Weapon Master prend pas mal de temps, et c’est toujours un plaisir que de se lancer dans un mode arcade ou dans des duels entre potes. Logiquement, il devrait tourner un moment sur votre bécane.

Intérêt : 75%
Malheureusement, la PS2 est blindé niveau jeu de baston de qualité. Moins bourrin qu’un Tekken, moins technique qu’un VF4 Evo, il devrait pouvoir se faire une petite place. A vous de voir en fonction de vos affinités avec le genre ou avec la série.

Note Générale : 87%
Un superbe titre à côté duquel il serait dommage de passer, mais qui ne vous empêchera pas de relancer la Dreamcast de temps en temps ;)


Disponible
NOTE : 08/10