Consoles-Fan
17/08/2018

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James Bond est une licence tr

Lorsqu’on démarre Quitte ou Double pour la première fois, on a l’impression qu’Electronic Arts veut placer son jeu dans la continuité des films. Pour ce faire ils se sont assurés un casting de prestige :
 Pierce Brosnan dans le rôle de 007
 Willem Dafoe (Spiderman, Platoon) dans le rôle de Nikolai Diavolo
 Shanon Elizabeth (American Pie, Scary Movie) dans le rôle de Serena St. Germaine
 Heidi Klum dans le rôle de Katya Nadanova
 Richard Kiel (James Bond) dans le rôle de Requin
 John Cleese (Un poisson nommé Wanda) dans le rôle de Q
 Judy Densh (James Bond) dans le rôle de M
 Mya, chanteuse R&B dans le rôle de Mya Starling Il est évident qu’un effort a été réalisé de ce point de vue et EA n’a pas pris la voie de la facilité en adaptant tout bêtement un des films en jeu vidéo. Pour nous mettre un peu plus dans l’ambiance, le jeu est dépourvu du traditionnel menu d’accueil (en fait c’est uniquement lorsqu’on commence une nouvelle partie). Une fois le disque inséré le générique se lance et le joueur est tout de suite plongé dans l’action. Là encore cette petite originalité n’est pas déplaisante et découle de la volonté de faire du jeu un épisode à part entière de la saga James Bond. D’ailleurs les premières minutes manette en main nous font sentir un changement dans la série.

James Bond est tout d’abord doté d’un panel d’actions bien plus étendu grâce en tout premier lieu à l’abandon du style FPS. James peut faire des roulades, s’embusquer derrière une caisse, plonger pour se mettre à l’abri ou encore évoluer de manière furtive. Les multiples mouvements de l’agent Bond nous sont dévoilés dans le Prologue puis dans une espèce de VR Training tout droit sorti de Metal Gear Solid. Malheureusement, avant même que la première mission ne commence on sent déjà de grosses lacunes au niveau du gameplay. Le panel d’action de James est certes très varié, mais les touches pour effectuer les actions ne sont absolument pas intuitives, on doit sans cesse naviguer dans un menu d’inventaire pour choisir le bon gadget, certaines capacités de l’agent qui peuvent paraître intéressantes sont totalement mises à l’écart, en raison de combinaisons parfois bien complexes à mémoriser. James Bond est un jeu qui n’autorise que peu de marge de manoeuvre car l’action y est quasi constante et perdre quelques secondes pour effectuer une action peut être fatal. Le jeu se décompose en missions qui répondent naturellement à un scénario principal. Sans être particulièrement original celui-ci à la mérite de s’intégrer parfaitement dans la saga, les acteurs sont d’ailleurs pour beaucoup dans cette réussite. Les habitués des précédentes moutures ne seront pas dépaysés, on retrouve les différents niveaux de difficulté, les bonus à débloquer, ainsi que des objectifs variables en fonction du grade choisi. Les différentes missions consistent la plupart du temps en de très courtes sections d’environ 5 minutes où il faudra se frayer un chemin d’un point A à un point B. Bien entendu vous trouverez sur votre route des adversaires de plus en plus coriaces et vous aurez à résoudre parfois des situations critiques. Si les mouvements de James sont nombreux encore une fois leur application se révèle plus que hasardeuse. Le premier problème vient d’un système de lock automatique extrêmement frustrant. En fait il a été programmé n’importe comment et c’est lui qui sera la principale cause de votre mort. Ce problème survient dès la première mission et ne s’arrange pas par la suite. Au lieu de locker les ennemis un par un, l’agent Bond est très indécis et va sans arrêt jouer la girouette. Du coup vous allez mettre un temps fou à abattre tous vos adversaires, puisque finalement vous en blesserez un, puis un second, mais le premier blessé se sera relevé et vous canardera tandis que vous vous appliquerez à blesser le troisième. C’est vraiment très très désagréable. D’autre part, lorsque les premières images sont apparues, on nous présentait Quitte ou Double comme un savant mélange entre action et infiltration. Néanmoins, une fois le pad en main il faut bien avouer que le côté infiltration est totalement absent. Il faut bien reconnaître que James Bond peut attaquer de manière furtive, mais l’agencement des niveaux est tel que jouer finement ne pourra conduire qu’à la mort. Finalement, on se retrouve avec un bête jeu de shoot à la 3ème personne dont le système de visée n’est même pas au point, il y a de quoi être déçu...

Pour diversifier la progression, les programmeurs ont à nouveau mis en place les phases de pilotage de véhicules en tout genre. James Bond est une série connue pour son sponsoring à outrance et chaque film est l’occasion de découvrir en avant première le dernier portable de chez Nokia, le dernier BMW ou encore le nouveau modèle de montre Breitling. Ici c’est Porsche, Triumph et Aston Martin qui ont apporté leur concours et sponsoring oblige, les véhicules sont modélisés à la perfection. Passée la cinématique, vous pourrez donc utiliser ces petits bijoux sur roues. Pourtant qui dit grosse licence, ne dit pas maniabilité irréprochable. Si la conduite en voiture est très agréable et dynamique, il n’en est pas de même pour la progression à moto, qui bien que spectaculaire est beaucoup trop rigide. Je passerais également sur la conduite en hélicoptère ou les phases en char d’assaut qui sont proprement sans intérêt.

Grosse production oblige, les acteurs sont tous passés à la motion capture et les mouvements des personnages sont très réalistes avec une mention spéciale pour les combats à mains nue de James Bond que j’ai trouvé excellents. Les niveaux sont plutôt riches et surtout changent du tout au tout (avec un cimetière, des ruines incas, une mine, un village...). La conduite à la Nouvelle Orléans est également de toute beauté. Les acteurs sont facilement reconnaissables même si la modélisation des visages est parfois moyenne. Enfin, les différentes missions scénarisées à l’extrême donnent lieu à des scènes d’action spectaculaires.

Les niveaux, s’ils brillent par leur diversité, ne brillent pas par leur longueur. Et chaque mission se fini en moyenne en quelques minutes. La progression se résume à du mitraillage en règle agrémenté par quelques passages furtifs (très rares). Du coup, le jeu se boucle en à peine une après midi. Les bonus à débloquer, le mode multijoueurs ou bien les différents niveaux de difficulté peuvent éventuellement rallonger la durée de vie, mais il faudra alors faire avec une maniabilité plus que brouillonne qui gâche un ensemble pourtant convenable. Ce n’est pas encore cette fois, que Goldeneye cédera sa place de « meilleure adaptation vidéoludique de l’agent Bond ».

Graphismes : 7.5 / 10

Les niveaux sont variés mais ultra courts et de qualité très inégale, les personnages ne sont pas modélisés à la perfection mais sont facilement identifiables.

Son : 7.0 / 10

Les doublures officielles rendent les dialogues solides, en dehors de ça beaucoup de bruits de fusil et d’explosions et une musique tout à fait insignifiante.

Jouabilité : 5.0 / 10

Les actions de James sont nombreuses mais sont très mal exploitées notamment à cause d’une configuration trop complexe. L’auto lock est une véritable catastrophe et la difficulté vient plus d’une mauvaise programmation que d’une IA développée. Enfin les pseudo passages infiltration tiennent du gadget tant ils sont inutiles.

Animation : 6.0 / 10

James se bat de façon classieuse sans jamais défaire son brushing ou froisser son costume. Le frame rate est juste correct et chute assez fréquemment lors des fusillades massives.

Intérêt : 5.5 / 10

Le scénario est convaincant et on sent que de ce côté EA s’est donné les moyens pour réussir mais les missions sont courtes et trop faciles et on traverse le jeu très rapidement sans s’amuser. Les bonus sont certes nombreux et le mode multijoueurs est un plus non négligeable, mais aurez vous le courage de surmonter une jouabilité aussi moyenne ?


NOTE : 05/10