Consoles-Fan
23/09/2018

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007 : Everything Or Nothing
Maillenaimisebonde
Jaimessebonde

Ces derniers temps avec les jeux Electronic Arts, c’est vraiment tout ou rien. Voil

Après un prégénérique présent dans chacun des films de James Bond, nous sommes immédiatement plongé dans l’action. Une action impressionnante à grand coups de rockets d’avions et de chars, mais rien de très jamesbondien finalement. On ne nage pas encore dans le presque surhumain. Point de rattrape en plein vol d’avion ou de chevauchement de missiles. Maisne vous inquiétez pas : ça va venir ! Quoi qu’il en soit, l’action laisse vite place au générique vraiment classieux, digne de tout film de James Bond qui se respecte, avec une chanson pop un peu bêbête il est vrai mais classieuse pour ce qui est du thème.

Electronic Arts a en tous cas légèrement revu son concept de jeu en permettant aux joueurs de choisir souvent entre plusieurs chemins même s’ils se rejoignent toujours finalement très très vite. Les cut scènes sont largement plus nombreuses, ce qui laisse une place encore meilleure au scénario tournant autour de la nanotechnologie : décidément, sans doute le thème le plus exploité (avec les spéculoos) ces dernières années dans le monde des jeux vidéo ! Pas mal de cut scènes mettent en évidence vos exploits en cours de jeu, un peu comme dans Burnout lorsque vous faites un sérieux carambolage.

James Bond n’est plus un FPS, c’est à présent un TPS. Alors qu’est-ce que ça change pour nous joueurs, pas grand chose si ce n’est que le visuel est plus impressionnant et que le jeu est un peu plus stratégique puisqu’il s’offre un gameplay à la Kill Switch. Ce n’est certes pas aussi développé mais il va tout de même falloir éviter de foncer dans le tas. Utilisez les éléments du décor pour vous protéger. Puis ciblez un ennemi avec la gachette de gauche. Tirez avec celle de droite. Si vous désirez ajuster votre tir car l’ennemi se protège lui aussi, utilisez l’analogique de droite afin d’atteindre une partie du corps qu’il a oublié de protéger. Pan ! Trop tard ! A l’usage, vous vous rendrez rapidement compte que le système de lock a été mal pensé. On ne locke pas toujours ce que l’on veut, ainsi il arrive fréquemment que l’on tire sur un ennemi que l’on souhaitait aborder plus tard car d’autres ennemis plus dangereux sont occupés à nous canarder. Il arrive même que l’on locke des ennemis inatteignables, cachés derrière des éléments du décor, alors que d’autres ennemis moins discrets paradent en vous narguant devant votre nez.

Le reste du jeu est assez analogue à ce qu’on connaît déjà de la série puisqu’il vous sera possible d’utiliser divers véhicules : voiture, moto, hélicoptère… pour faire les 400 coups et si possible le faire dangereusement. Une des scènes en voiture semblent d’ailleurs directement tirée de Need For Speed Underground avec ses bitumes mouillés : un gage de qualité mais de nombreuses baisses de framerate sont à signaler ! La gestion des reflets un peu saccadée m’a aussi déçue même s’il s’agit bien du reflet des décors que l’on voit sur la carrosserie et pas un vulgaire cycle d’images. Tout cela n’est peut-être que détail mais cela a ici donc d’agacer.

Côté attirail de gadgets, vous aurez droit à un rappel, une vue thermique ou des araignées mécaniques bien pratiques pour se faufiler partout mais il est ridicule de penser que James Bond doit se contenter d’une araignée aussi peu perfectionnée alors que ses ennemis ont entre leurs mains des nanorobots bien plus furtifs J. Ces scènes de jeu ne sont en tous cas pas sans rappeler celles de Donald Duck : Who is PK ? Certains passages sont plutôt impressionnants et typiquement jamesbondiens. Qui oserait sauter dans le vide pour rattraper une demoiselle tout en tirant sur tous les ennemis de passage mmm ? J’en vois pas beaucoup qui font un pas en avant !

Les demoiselles sexys sont de la partie. Elles occupent même un rôle plus important que jamais car outre le fait de pouvoir interagir avec certaines ( je vous laisse la surprise ), elles seront mises souvent en danger et il faudra risquer votre vie, plus que jamais, afin de les sauver d’une mort certaine. Aah le sentiment primaire du héros qui sauve la veuve et l’orphelin, il n’y a que ça de vrai !

Tout cela est bien merveilleux, mais ce qui l’est moins, c’est la taille des stages (dont l’intérêt diffère fortement) absolument grotesque. C’est très beau, mais on a jamais le temps de s’imprégner de l’atmosphère du décor. Tout se succède donc sans répit, à une vitesse exagérée et la durée de vie du soft fond comme neige au soleil. Rajoutez à cela un gameplay imparfait et vous verrez que jouer à cet épisode de James Bond sera à la longue irritant. Certainement le moins bon des 3 sur Xbox, malgré le souhait légitime de se renouveler…

Graphismes : 80%
Les James Bond sont de bonne facture mais on commence à s’y habituer.

Animation : 53%
L’animation des personnages est plutôt réussie. Alors pourquoi une note si basse ? Eh bien à cause du framerate désastreux du jeu. De niveau moyen pendant toute la partie, le framerate arrive encore à chuter fréquemment.

Jouabilité : 53%
Un système de visée hasardeux qui nous empêche de nous rendre maître du gameplay.

Bande Son : 84%
Dans la lignée des James Bond : pas mal du tout !

Intérêt : 58%
L’intérêt principal finalement c’est la présence de Shannon Elizabeth Fadal (American Pie, Scary Movie) dans le jeu. Sinon le challenge c’est plus n othing qu’everything : choisissez immédiatement la difficulté la plus élevée où votre jeu s’évaporera en une après-midi.

Note Globale : 61%
Electronic Arts a voulu repositionné une de ses séries fétiches, histoire de ne pas nous resservir la même soupe chaque année, mais le résultat est plutôt mitigé...


NOTE : 06/10