Consoles-Fan
20/07/2018

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Dragon’s Lair 3D
Le sourire du dragon
Et si le dragon drague la princesse, qu’est-ce qu’on fait ?

Qu’il parle la langue d’Oc ou la langue d’Oil, tout jeune damoiseau se doit de s’int

Quand Dragon’s Lair est sorti en Arcade, j’avais 8 ans, c’était la première fois qu’un jeu vidéo utilisait la technologie du laserdisc afin d’afficher un jeu entièrement réalisé en dessin animé.

Depuis, la 3D a bouleversé le monde du jeu vidéo et puisqu’il faut aujourd’hui obligatoirement céder à l’appel de la mode dans l’industrie des jeux vidéo, les idées les plus étranges germent dans le cerveau des concepteurs qui ressortent les vieux grimoires pour en sortir des formules étranges. C’est ainsi que naquit Dragon’s Lair 3D. Mais pour respecter un minimum le jeu original, le choix se porta immédiatement sur des graphismes en cell shading, histoire de ne point trop choquer les anciens. On reconnaît d’ailleurs étonnamment certains passages tirés du jeu original.

Dessin animé interactif !

A l’époque le jeu consistait plus à choisir différentes directions ou actionner son épée. Mais le jeu était surtout fort injouable et les versions consoles (Mega CD, 3DO) étaient toutes aussi catastrophiques. Pourtant le gameplay se devait d’être simple, mais la marge d’erreur accordée au temps de réaction était visiblement trop faible. Aujourd’hui, Dragon’s Lair est devenu un véritable jeu de plate-forme action à l’ancienne avec des switchs à actionner pour débloquer certains passages. Ce n’est cependant pas la première fois que cette série a été adaptée en tant que jeu de plate-forme, il faut dire que sur SuperNintendo, il aurait été bien difficile d’adapter le jeu d’Arcade original ! Imaginez un peu le nombre de cartouches nécessaires !

Depuis 20 ans, le preux chevalier Dirk est devenu un sacré lambin. Ca doit être l’âge. Heureusement, le bouton L est là pour le faire courir. Le jeu semble alors se dérouler à vitesse normale. Armé de son épée, Dirk pourfendra l’ennemi et actionnera divers éléments dans le décor. La caméra suit notre héros mais lorsqu’on tourne, elle s’adapte trop lentement pour que l’on puisse voir rapidement les pièces qui se dressent devant nous. Heureusement, un bouton vous permet de repositionner sans plus attendre la caméra derrière Dirk. Ce bouton sert aussi à locker les ennemis. Le stick analogique vous permet aussi de positionner la caméra comme bon vous semble afin de scruter les environnements. Ceux-ci sont dans l’ensemble assez peu détaillés même si les textures sont finement colorées. Les effets spéciaux sont présents mais sans exagération. Dragon’s Lair 3D n’est certes pas une révolution technique et la XBox n’a pas trop de difficulté à faire tourner ce soft. Cependant, le plaisir de jeu finit par apparaître au cours du jeu tant les situations que l’on vous soumet sont variées même si elles n’innovent pas vraiment. Ainsi, Dirk va acquérir au fil de la partie de nouvelles aptitudes qui lui permettront de progresser dans sa quête et de résoudre divers puzzles. Ils ne sont pas d’une difficulté monumentale.

Si diriger Dirk s’avère relativement simple, il ne faudra tout de même pas foncer tête baissée. En effet, il n’est pas rare qu’une simple brûlure ou une chute inopinée entraîne la mort immédiate, un peu comme dans le jeu original. Dirk a cependant une jauge de vie qui s’érode lorsqu’il encaisse certains coups au cours des combats la plupart du temps. On meurt donc souvent mais heureusement, les check point sont extrêmement nombreux, et automatiques. Vous ne devez par exemple pas passer sur un cerceau lumineux pour bien valider le check point. Ce sont vos actions qui font office de l’état de votre progression : un switch employé ou des ennemis anéantis feront très bien l’affaire.

Mais ne pensez pas pour autant que la maniabilité soit innée pour autant. Il faudra penser à ranger son épée dans son fourreau pour attraper des objets, s’accrocher aux chaînes ou grimper aux échelles. Il faudra bien entendu redégainer lorsqu’un ennemi approche. Dirk ne dispose donc pas de toutes ses facultés au même moment et une bonne analyse des pièces visitées est donc nécessaire pour déterminer les besoins présents. Je sens par ailleurs que cette gestion non-automatique va en déranger plus d’un.

Sans grande surprise donc, Dragon’s Lair 3D vous propulse dans une aventure sympathique mais qui ne marquera sans doute pas autant les générations que son ancêtre. Dragon’s Lair 3D ne vous étonnera pas, il ne vous décevra pas non plus grâce à son savant dosage en action, agresse et réflexion. Personnellement j’aurais préféré une version originale enfin jouable mais ce titre ravive malgré tout la fibre nostalgique et fait même mouche en plein cœur malgré le concept 100 fois visités du chevalier qui va libérer la princesse.

Graphismes : 67%
Un aspect dessin animé très réussi, des couleurs bien employées mais les décors sont plutôt vides.

Animation : 74%
quelques jolis visuels bien amenés

Jouabilité : 64%
Un gameplay qui aurait vraiment à gagner à être un peu plus clair et intuitif. Face aux productions actuelles, il semble dépassé même si la prise en main ne posera pas de problèmes aux vieux routards du jeu vidéo.

Bande Son : 72%
Les digits sonores sont vraiment excellentes et respectent dans l’ensemble le jeu original.

Intérêt : 78%
Un aspect dessin animé bien fidèle grâce aux vertus du cell shading.

Note Globale : 70%
Pour les nostalgiques qui auront plaisir à redécouvrir des extraits du dessin animé de Don Bluth. Le talent de ce dernier n’est d’ailleurs plus à démontrer puisqu’il a dirigé après Dragon’s Lair des films d’animation aussi prestigieux que All Dogs Go to Heaven, Rock-A-Doodle ou encore plus récemment Anastasia ou Titan A.E. pour la Fox.


NOTE : 07/10