Consoles-Fan
20/11/2018

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Splinter Cell : Pandora Tomorrow
Dites que je suis pas l
Sam Fisher encore plus souple

Apr


Le premier Splinter Cell fut une véritable révolution en matière d’infiltration grâce à son traitement des ombres et lumières qui immergeait totalement le joueur dans l’action. Cette vision très réaliste reprise dans ce second épisode, nous oblige à toujours réfléchir avant d’agir. En effet le moindre faux pas, la moindre ombre peut trahir notre présence. Dans ce second épisode l’ajout d’environnements en plein air offre de nouvelles possibilités de camouflage et d’évolution. En pleine jungle il faudra non seulement faire attention à rester caché mais aussi à ne pas trahir votre présence en effrayant des oiseaux ou en vous déplaçant trop brusquement dans les hautes herbes.

Ce qui caractérise ce second épisode c’est la diversité, alors que le premier Splinter Cell offrait plutôt des environnements familiers intérieurs ou extérieurs. Pandora Tomorrow nous fait voir du pays et nous pousse à jouer différemment dans un environnement que l’on ne connaît pas. Les niveaux sont tout à fait splendides, les rues étroites et sinueuses de Jérusalem, la jungle immense et touffue du sud est Asiatique, ou bien encore les néons de Djakarta sous une pluie battante... Bien que les sensations restent les mêmes, on a vraiment l’impression de découvrir un tout nouveau jeu notamment grâce à ce travail sur les niveaux. Très linéaires, ils donnent pourtant une toute autre vision de jeu entre chaque mission. En effet, alterner entre un train ou un sous marin aux couloirs étroits et une ville aux larges rues vous offrira des situations différentes. Pour résoudre cette nouvelle crise Ubi a offert un léger lifting à Sam. Ce dernier possède désormais quelques capacités très utiles. La première est le sifflement, bien pratique lorsque la situation semble bouchée et qu’aucune ouverture ne s’offre à vous. En sifflant Sam alertera un garde qui se rendra sur les lieux pour jeter un coup d’oeil. Vous pourrez alors le contourner ou l’assommer sournoisement. Il est à noter que le sifflement permet aussi de guider un garde vers l’endroit que l’on souhaite (dans l’ombre de préférence) pour le trucider à l’abri des regards indiscrets. Le second mouvement plus anecdotique mais aussi très utile est le 360° plaqué qui permet de passer furtivement d’un coté d’une porte à l’autre. Le grand écart, gros gadget du premier fait lui aussi son retour et sera un peu plus utile dans ce second opus. Les armes ont elles aussi été légèrement corrigées avec l’adjonction notamment d’un pointeur laser ainsi que d’une option d’interface rapide. Les détracteurs du premier épisode qui reprochait à Splinter Cell son austérité et sa difficulté peuvent d’ores et déjà passer leur chemin. Pandora Tomorrow est similaire voir peut être même plus difficile. Le système de sauvegarde par check point n’a toujours pas été corrigé, il faudra donc à de nombreuses reprises recommencer la même partie d’un niveau pour enfin pouvoir avancer. On aurait pu penser qu’Ubi changerait cet aspect pour le second épisode mais ce système a semble-t’il pour but de gonfler une durée de vie somme toute assez courte (pas bieeen !). Le nombre des missions a en effet raccourci (malgré l’augmentation de la taille des niveaux) et le fait de devoir recommencer une bonne dizaine de fois certains passages augment d’autant la taille du jeu. Néanmoins, c’est aussi très dommage car cela rend la progression parfois très laborieuse surtout que de nombreuses missions ne donnent pas le droit à l’erreur. C’est d’ailleurs ce nouvel aspect qui rend Pandora Tomorrow plus difficile. Désormais vous devrez finir de nombreuses missions ou du moins une très grand partie de missions sans vous faire repérer une seule fois ou sans tuer un seul ennemi. Quand on sait qu’un simple tir dans une ampoule peut nous trahir, avancer dans certains lieux met rapidement sous pression. Il faut également signaler la suppression des medikits, dans ce second opus, vous devrez vous soigner à certains endroits grâce à des trousses murales. L’intelligence artificielle a été aussi revue à la hausse, les gardes sont beaucoup plus teigneux et méfiants et n’hésiterons pas à vous traquer longuement même dans l’ombre. Le système d’alerte du premier épisode a lui aussi été modifié. Les alarmes s’accompagneront d’un renforcement de vigilance des gardes mais aussi d’une modification de leur équipement. En niveau 1 les gardes mettront un gilet pare-balles, en niveau 2 ils enfileront un casque et en niveau 3 la mission sera annulée purement et simplement. Les niveaux de vigilance pourront bien entendu redescendre après un certain temps mais il est tout de même conseillé de ne pas dépasser le niveau 1. En effet, l’ajout d’un casque rendra d’autant plus difficile les tirs mortels et vous n’aurez en plus aucune marge de manoeuvre dans certains endroits. Certaines missions, cela va de soi, demanderont donc une attention toute particulière. Je pense notament à Jérusalem qui grouille de civils craintifs qui ne tarderont pas à donner l’alerte et à faire échouer votre mission. Dans Splinter Cell vous êtes seul et il ne faudra pas l’oublier car une simple erreur de parcours se soldera par un échec. Ce parti pris du je meurs, je recommence, je meurs à nouveau, je recommence... peut devenir rapidement énervant mais incite aussi le joueur à s’impliquer dans sa partie plus qu’il ne le ferait dans un autre jeu.

Techniquement, si on retrouve la claque du premier épisode en ce qui concerne la gestion des ombres et des lumières ou l’animation de Sam et de son environnement, on est aussi face à plusieurs bugs qui détonnent dans ce tableau magistral. En premier lieu, la gestion des collisions n’est pas du tout au point et certains corps traverseront allègrement le décor, de même lorsqu’on dépose un garde au bord d’un gouffre il ne sera pas rare de voir le garde allongé aux 3/4 dans le vide. D’autres part on remarque aussi des bugs au niveau des voix. Que ce soit Sadono répétant 6 fois la même phrase au téléphone ou bien un garde assommé qui continue à s’étonner d’un bruit donne une impression désagréable de scriptage au jeu. Heureusement, qu’il reste quand même énormément de bons points à ce jeu. L’environnement sonore est fantastique, que ce soit les doublures relativement convaincantes et variées en passant par une musique discrète mais parfaitement collée à la progression ou tout simplement la gestion du bruit partie intégrante du gameplay. L’animation n’est pas en reste avec des décors à la fois vivants et interactifs, malgré un framerate que l’on souhaiterait plus élevé. Ceci provient de la caméra totalement libre qui permet de scruter avec efficacité les alentours.

Splinter Cell est aussi doté d’un mode online que je n’aborderai pas ici puisque je ne suis pas équipé Xbox Live mais qui permettra sans aucun doute de prolonger une expérience toujours aussi intéressante en matière d’infiltration. Le mode un joueur lui dispose d’une durée de vie correcte d’environ 7-8h mais qui doit aussi être nuancée notament par la présence du couplé check point/difficulté élevée qui gonfle artificiellement la longueur de certaines missions. Il n’en reste pas moins que Splinter Cell se pose à nouveau comme un titre référence sur Xbox.

Graphismes : 9.0 / 10

C’est vrai qu’on est un peu moins surpris que l’an dernier mais le jeu reste toujours aussi superbe.

Son : 9.0 / 10

Ce n’est pas tant la bande son qui est exceptionnelle mais son intégration dans la progression. Ce qui en fait une partie intégrante du gameplay

Jouabilité : 8.0 / 10

Un parti pris de faire avancer le joueur par check point rend le jeu très difficile et frustrant par moment. On aime ou on déteste... Mais en ce qui concerne le maniement à proprement parler, tout est bien pensé.

Animation : 7.5 / 10

Les décors sont riches et très vivants (le jungle est particulièrement réussie). En revanche le framerate s’il reste constant n’est pas extrêmement fluide et reste similaire à celui du premier épisode.

Intérêt : 7.5 / 10

Le mode un joueur possède une durée de vie correcte servie par un scénario solide. Splinter Cell est un jeu d’infiltration qui ne fait pas de cadeau mais qui ne laissera pas les amateurs du genre indiférents. Par ailleurs le mode online ajoutera sans aucun doute une nouvelle dimension au jeu.

Bo_gilet

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NOTE : 08/10