Consoles-Fan
19/09/2020

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Puyo Puyo Fever
C’est la fi
Chauds, chauds les Puyo, chauds !!!

Puyo : n.masc.. Fid

Qui aurait pu penser il y a encore quelques mois qu’un nouveau jeu de la Sonic Team sortirait sur Dreamcast ? Peu de gens certes, mais pourtant et aussi étonnant que cela puisse paraître, la Dreamcast a connu de nouveau une période d’euphorie avec la sortie récente du très coloré Puyo Pop Fever. Tout cela est relatif, étant donné que le jeu n’est sorti qu’au Japon.

Quoi qu’il en soit, la sortie de ce soft est tout de même une double révolution . La première -dont nous venons de parler dans les lignes précédentes- n’est autre que ce nouveau souffle de vie donné à la console de Sega. La seconde est l’apparition d’un nouveau type de jeu totalement prenant -le Fever- et qui risque de vous faire accrocher encore plus à ce soft et délaisser les précédents opus.

F comme Fun et Fever

Le principe de Puyo Pop est on ne peut plus simple. Oubliez tout de suite Tetris et ses formes géométriques. Dans Puyo Pop, vous devez à partir de combinaisons de 2 Puyo de couleur identique ou non former des combinaisons de 4 Puyo ou plus de la même couleur pour les faire disparaître. A partir de là, vous pouvez former des enchaînements avec un peu d’entraînement et d’habilité. Lorsque vous jouez contre un adversaire, ces réactions en chaîne vous permettent d’envoyer à votre ennemi des Puyo rocheux, qui ne peuvent être détruits qu’en faisant un empilement de Puyo de même couleur à proximité. Ainsi, plus les enchaînements réalisés sont importants, plus le nombre de blocs tombant dans le camp adverse est conséquent.

Puyo Puyo Fever s’illustre par la présence de nouveaux Puyo à la forme variée comme par exemple les gros Puyo équivalents à 4 Puyo normaux et qui donc disparaissent de toute façon en tombant.

Mais venons en tout de suite à ce qui nous intéresse le plus ici : le Fever. Comme expliqué précédemment, chaque enchaînement produit envoie à l’adversaire des blocs afin de le déstabiliser. Avant de tomber, leur nombre est indiqué au dessus de l’écran de l’adversaire. Ici, chaque combinaison de 4 Puyo produit par le joueur menacé par une chute de Puyo gris permet d’éliminer peu à peu ces derniers blocs menaçant de tomber sur l’écran. Cela permet par la même occasion de remplir une jauge : la fameuse jauge de Fever. Une fois cette jauge remplie au maximum, l’écran de jeu se met en mode Fever pour le joueur ayant rempli sa jauge. Apparaît alors des Puyo placés arbitrairement, et de façon à réaliser en toute simplicité des réactions en chaîne. Avec donc un peu de chance -suivant les Puyo qui apparaissent- et d’habilité, vous pourrez donc réaliser des enchaînements dévastateurs.

La stratégie se voit donc métamorphosée durant les parties multijoueurs. Libre à vous désormais, d’adopter une stratégie offensive en n’hésitant pas à attaquer directement votre ennemi par des réactions en chaîne ; ou encore de privilégier une attitude défensive dans le but de remplir la jauge de Fever et par la suite déclencher des attaques inhibantes pour vos adversaires.

Les modes de jeu disponibles sont assez variés. Ceux ci sont réunis en trois grands ensembles : les modes 1 et 2 joueurs, et le mode Sans Fin. Le mode 1 Joueur vous permettra d’enchaîner des combats contre différents adversaires en contrôlant le personnage d’Amitié. 3 niveaux de difficulté sont représentés par les 3 différentes épreuves proposées. Seul le nombre de combats varie, ainsi que la sagacité et l’habilité de vos concurrents pour vous déstabiliser. Vous aurez également la possibilité de faire des parties en incarnant le personnage de votre choix, et en choisissant de même votre adversaire. Le mode 2 Joueurs est incontestablement un des plus plaisants, puisque le jeu est ici encore plus captivant en y jouant avec une autre personne. Rien n’est plus agréable que d’entendre les cris de rage de vos potes en se prenant des tonnes de Puyo gris. Un vrai bonheur... Enfin, le mode Sans Fin comme son nom l’indique vous propose de jouer jusqu’à un temps infini (du moins si vous êtes fort, mais je doute toutefois que vos capacités physiques le permettent). Sont disponibles un mode Fever, qui en soixante secondes vous met au défi de réaliser le plus grand score possible avec le Fever. Lorsque vos enchaînements sont réussis et qu’il ne reste plus de Puyo sur l’écran de jeu, du temps vous sera gracieusement alloué en guise de récompense. C’est bien simple, ce mode est certainement l’un des plus intéressants de tous ceux de la catégorie Sans Fin, si ce n’est même du jeu. Le mode Classique, propre aux anciens opus de Puyo Puyo, vous semblera bien tristounet à côté. Pour finir, le mode Mission, vous propose de réaliser différents objectifs, qui à chaque fois vous redonneront du temps supplémentaire. A voir également...

C’est de la bonne Pop

La réalisation de Puyo Puyo Fever est d’un niveau honorable. Les graphismes sont fins et colorés. Les différents effets visuels présents sont globalement bien réussis. La musique, quant à elle, est assez agréable. Rythmée lors de phases difficiles ou douce sinon, celle ci contribue pleinement à accentuer l’émotion lors d’une partie. À noter malgré tout le fait que les morceaux proposés ne sont guère nombreux. Pour la jouabilité, il est inutile d’épiloguer dessus, puisque celle ci est intuitive. En effet, peu de boutons suffisent pour pouvoir jouer. Pour ce qui est de la durée de vie, celle ci est rendue plus longue par une difficulté assez élevée. Un temps d’adaptation sera nécessaire aux néophytes pour comprendre toutes les subtilités du jeu.

En conclusion, ce Puyo Puyo Fever donne un véritable coup de fouet à la Dreamcast. Prenant et intuitif, les joueurs Dreamcast peuvent désormais encore espérer ranger de nouvelles perles dans leur ludothèque. Un jeu qui plaira aux amateurs de puzzle game, et qui devrait séduire les autres joueurs.

Graphismes : 7/10 Très colorés et d’une grande finesse. Pour ce qui est du caracter design, on apprécie les personnages au look particulier.

Son : 6/10 Des musiques qui collent bien au style du jeu, mais qui souffrent d’un manque de variété. A signaler également la qualité des voix des personnages.

Jouabilité : 9/10 Difficile de faire plus simple. La prise en main immédiate de Puyo Puyo Fever contribue à rendre le jeu encore plus fun.

Intérêt : 8/10 Un jeu, qui est donc au final très plaisant et qui fait honneur à la Dreamcast. Les amateurs du genre peuvent se le procurer pour de bons moments de fun. Ceux qui ont osé revendre leur console à spirale, peuvent quant à eux se tourner vers les versions cubiques, Xbox et Playstation2.


Connu en version PAL (PS2,Xbox et GC) sous le nom de Puyo Pop Fever.

D

NOTE : 08/10