Consoles-Fan
20/08/2018

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GTO : Great Teacher Onizuka
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Mais j’ai pas boug

Great Teacher Onizuka fait suite


Eikichi Onizuka est un ancien bosozoku qui décide un jour, de devenir professeur pour pouvoir draguer des lycéennes et éventuellement perdre son pucelage. Mais à 22 ans, Onizuka n’a pas vraiment le profil de l’emploi, sorti diplômé d’une université japonaise de 3ème zone ses occupations favorites sont les bagarres, les virées en moto, regarder des films X ou jouer aux jeux vidéo. Après sa formation, il parvient à intégrer miraculeusement une école privée de renom en tant que professeur d’éducation civique. Malheureusement, pour lui la classe qu’on lui confie n’est pas de tout repos et Onizuka va devoir se faire accepter. Great Teacher Onizuka de Fujisawa Tôru a connu un énorme succès au Japon, à tel point que la série fut adaptée en feuilleton live avec dans le rôle de Onizuka Sorimachi Takashi un des membres du boys band SMAP. Ce qui rend Great Teacher Onizuka si intéressant c’est tout d’abord son cadre tout à fait réel qui le démarque de la majorité des production manga éditées en France. L’auteur a choisi de faire évoluer ses personnages dans un Japon contemporain familier du lecteur japonais et sûrement aussi de certains lecteurs français. Tout ceci apporte une très forte cohérence à l’histoire ce qui est un sérieux atout pour une série souvent publiée sur plusieurs années. Il faut ajouter à cela une certaine maîtrise graphique de Fujisawa-san et de ses associés qui sortent avec GTO une oeuvre pleine de maturité. Lorsqu’on lit Bad Company ou Shonen Jun Ai Gumi, on sent que l’auteur se cherche encore et que le trait n’est pas encore définitif. En revanche GTO semble marquer un passage pour Fujisawa Tôru qui se confirme d’ailleurs dans ses mangas suivant Rose Hip Rose et Tokko. Mais surtout ce qui fait qu’on ne peut plus lâcher GTO, ce sont les situations toutes plus hilarantes les unes que les autres. Il est évident, et c’est le lot de toute série, que les 25 volumes de GTO ne sont pas tous de qualité égale et que certains passages paraîtront plus tirés par les cheveux que d’autres. Mais il faut tout de même avouer que pas un volume n’ennuie même lorsque le scénario semble un peu s’essouffler, l’auteur parvient à placer une situation comique qui pousse à continuer. De mémoire de lecteur, je ne crois pas avoir autant ri qu’avec GTO, ce manga est un concentré de bonne humeur, virant parfois un peu dans le graveleux mais sans jamais réellement déraper.

En ce qui concerne l’anime le bilan est un peu moins positif, en premier lieu le graphisme comme souvent dans les anime est beaucoup moins travaillé et on ne retrouve pas la patte de Fujisawa. Le scénario de l’anime est aussi légèrement différent du manga puisqu’il s’arrête à peu près au niveau du volume 12. Dans l’ensemble l’histoire suit la trame du manga avec quelques variantes mais il faut avouer que l’humour du manga n’est plus aussi présent. L’animation des personnages est parfois un peu cheap et finalement GTO s’avère plutôt moyen dans l’ensemble.

Extraits du manga