Consoles-Fan
21/10/2018

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FireFighter F.D. 18
Quand je serai grand,
je veux devenir pompier !

En nous concotant un jeu de pompier, Konami tente une fois de plus de nous sortir de l’ordinaire. Mais

Les graphismes sont froids, gris, et enfumés mais à la limite c’est plutôt normal. On a presque l’impression de jouer à Silent Hill et son univers granuleux tant on a du mal à distinguer les éléments. Lorsque la fumée s’épaissit, il faut même carrément s’accroupir pour y voir encore quelque chose. Votre rôle est de rejoindre les personnes prisonnières du feu en vous frayant un passage, exactement comme dans burning rangers. Agir vite est votre maître mot et il faudra parfois laisser d’autres éléments brûler derrière vous pour gagner du temps. Et c’est un bien car le déroulement du jeu est déjà lent, si en plus on était obligé de tout éteindre dans les moindres recoins, ce serait vraiment pénible. Dans Burning Rangers, la Sonic Team nous forçait à éteindre les foyers sans quoi la température ambiante devenir beaucoup trop insupportable, mais le combat contre les flammes avait été tellement bien pensé et dynamique que l’on pouvait crier au génie. Dans FireFighter, le combat contre le feu est plus réaliste et lent. Le système de température n’est pas présent non plus. Cependant, ignorer trop de foyers a pour conséquence de provoquer des évènements dangereux dont la plupart se déclencheront malgré tout pour vous donner un peu de fil à retordre !

Ces évènements non négligeables puisqu’ils sont quasiment à eux seuls les responsables de la diminution de votre jauge de vie car normalement, vous n’irez pas vous jeter dans le feu par vous-même à moins d’y être obligé : certains feux récalcitrants ne peuvent être maîtrisés. Jetez-vous aux travers des flammes, mais courrez ! Observez bien la couleur des flammes, certaines sont plus dangereuses que d’autres.

Bourrins s’abstenir !

FireFighter vous emmène dans de courtes aventures au scénario présent mais vraiment pas très intéressant. Armé d’une lance dont vous pouvez régler le jet, vous pourrez également utiliser une hache bien utile pour franchir certaines passages bloqués. Le maniement de la lance est d’ailleurs fort aisé grâce à la présence de la double analogique. L’analogique de droite vous permet de la diriger alors que vous continuez à vous déplacer avec le stick de gauche. Utilisez le plan pour repérer le plus vite possible les personnes à secourir. Celles-ci vous remercieront avec un panel de phrase très limité et pas très recherché. « Oué, je savais que tu viendrais ». « Oh merci, tu m’as sauvé ». Ca doit être l’émotion !

Un conseil : n’avancez pas trop vite, les gros bourrins seront fréquemment punis dans ce jeu ! Il faut vraiment pouvoir analyser idéalement ce qui pourrait arriver dans les décors, en tenant compte du fait qu’il s’agit d’évènements possibles. On ne vous piège pas pour le plaisir de vous piéger avec des évènements impossibles à prévoir ! Des bouts de plafond peuvent s’effondrer, des voitures peuvent exploser, tentez de slalomer entre les zones à risque afin de secourir vos malheureuses victimes. Celles-ci sont généralement tellement bien entourées de flammes qu’on peut se demander comment elles sont encore en vie quand vous venez les délivrer. D’ailleurs, il arrive justement que d’innocentes victimes meurent. Dans ce cas, la mission est automatiquement échec et vous repartez pour un tour ! Tout est donc question de rapidité puisque lorsque vous utilisez votre lance, vous avancez moins rapidement que lorsque vous ne l’utilisez pas ! A vous donc de jauger de l’utilité ou non d’éteindre certaines flammes plutôt que de secourir vos victimes dont la couleur et l’étendue de la jauge de vie vous indiquera si vous les avez récupéré sains et sauf ou si elles ont été blessées.

Utilisez le tir diffus pour avancer doucement au cœur des flammes, utilisez le tir concentré pour éliminer des brasiers lointains ou des brasiers « boss » qui ont même une barre d’énergie vous montrant qu’ils ne sont pas prêt de disparaître ! Utilisez vos énormes gerbes d’eau limitées en quantité pour accélérer le traitement ! Si vous avez perdu un peu trop de vie, il sera parfois nécessaire de faire quelques détours dans l’espoir de trouver des trousses de secours qui seront tout de même aussi parfois disposées sur votre parcours !

Les flammes disparaissent grâce à un effet de distorsion. A l’heure actuelle, et en particulier pour un jeu dont le thème est le feu, je m’attendais à plus de soin. Il est clair que FireFighter n’est pas la claque graphique qu’on pouvait attendre. Toute proportion gardé, j’ai été largement plus bluffé par un Burning Ranger avec ses somptueux effets d’éclairage et ses distorsions de polygones que ce jeu Konami qui se complait dans le pointillisme graphique. Mais si encore ça n’était que ça.... La répétitivité des décors et de l’action renvoient FireFighter si rapidement sur l’étagère que votre PS2 crie déjà famine. Konami passe à côté d’un titre qui aurait pu être bien plus captivant mais Burning Rangers n’a pour l’instant pas frémi un seul instant.

Graphismes : 58%
Grisonnant et... décevant. Konami a vraiment manqué d’audace sur le coup.

Animation : 63%
Je n’ai pas repéré de problèmes mais il est vrai que l’action est assez lente. De plus, le personnage n’a pas été animé avec grand soin.

Jouabilité : 65%
Le gameplay est complet mais ardu et raide.

Bande Son : 58%
Oula : rien de bien exceptionnel parmi les crépitements. Les dialogues sont ultrabasiques.

Intérêt : 53%
Relativement indigeste, FireFighter ne se laisse pas avaler d’une traite. Il faudra de temps en temps repasser à autre chose, puis y revenir.

Note Globale : 57%
Ni plaisir ni torture.


NOTE : 05/10