Consoles-Fan
16/10/2018

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Puyo Puyo Fever
Je peux vous demander une fever ?
Achetez ce jeu !

Puyo Puyo est une v

Action Against Aids

Le deuxième épisode sur Segasaturn et Pc Engine reprenait finalement le concept de base. Nous sommes alors à l’époque d’une prise de conscience autour du Sida. Il faut informer les jeunes sur le virus. Rien de tel qu’un jeu vidéo populaire pour faire passer le message. Nec et Sega s’unissent le temps d’un concert Puyo Puyo en faveur de la recherche contre le Sida donc des extraits en vidéo de qualité médiocres sont cachées dans les options du jeu. J’adore le chanteur qui a une veste fuchsia : plus kitch que ça tu meurs. Au niveau du gameplay, le système de compensation d’attaques apparaît.

Il faut attendre Puyo Puyo Sun pour voir quelques changements se profiler au niveau du gameplay. Compile joue alors sur le double sens de sun qui signifie trois en japonais et soleil en anglais. Je n’apprécie guère ce système car il rend le système de jeu ultrabourrin. Des soleils se mêlent aux cailloux, mais quand ils disparaissent, l’attaque est exagérément renforcée, si bien que de simples petits coups peuvent devenir ravageurs. Heureusement, Puyo Puyo Sun proposait aussi le mode de jeu classique.

L’arrivée du 4eme opus sur Dreamcast a fait sensation. Tout d’abord, il proposait une quantité impressionnante de mode de jeux. Les minipuyos et les mégapuyos ont fait leur apparition. Mais c’est essentiellement la présence d’un mode 4 joueurs que je retiendrai.

La fièvre du samedi soir

Puyo Puyo Fever se devait donc d’apporter son lot d’innovations et c’est chose faite. Outre l’apparition du mode Fever que je développerai plus loin, Sega a décidé de modifier les assemblages de puyos. Les groupes de deux existent toujours mais les puyos peuvent arriver désormais par groupe de 3 voire de 4, sous la forme d’un gros puyo qui a en plus la faculté de changer de couleur à défaut de pouvoir pivoter sur lui-même, et pour cause.

Je peux vous assurer que ces changements obligent une refonte de la réflexion stratégique. Un vieil adepte du puyo comme moi s’est retrouvé vraiment déboussolé lors des premières parties. Mais l’adaptation est rapide et on est finalement bien content de découvrir un Puyo Puyo flambant neuf qui ne se contente pas de resservir la même soupe à chaque épisode.

Au cours du jeu, une jauge représentée par des bouboules sur le côté de votre écran se remplit peu à peu. Les bouboules s’allument lorsque vous effectuez un contre, c’est à dire que vous effectuez une attaque contre votre ennemi alors que vous êtes assiégé par des cailloux ! Si vous effectuez une cascade, chaque vague allumera une boule supplémentaire pour autant qu’il reste des cailloux ennemis en stock. Choisir le bon moment pour déclencher sa cascade peut donc être stratégique, tout dépend si vous visez le Fever ou l’extermination immédiate de votre ennemi. Celle-ci est tout de même moins évidente que dans les épisodes précédents car il faut déjà effectuer de solides cascades pour mettre votre ennemi en difficulté.

Lorsque la jauge constituée de bouboules est pleine, le mode Fever se déclenche ! Des tableaux déjà construits pour provoquer de solides cascades vous sont proposées. Une pièce suffit pour la déclencher. Vous avez un temps limite pour les réaliser mais celui-ci est crédité à chaque cascade réussie. Votre adversaire voit par contre son stock de cailloux augmenter fortement au-dessus de sa tête ! Sa seule chance est de contrecarrer tant bien que mal les coups. Mais il est clair que le mode Fever équivaut un peu à une mise à mort rapide qui avantage le novice face au spécialiste : les forces sont rééquilibrées. Vos amis ne pesteront plus autant qu’avant lorsque vous leur proposerez une partie de Puyo ! Néanmoins, lorsque les deux joueurs ont la chance d’être en même temps en mode Fever, de solides duels peuvent en découler. Une fois le mode Fever terminé, le joueur retrouve son tableau exactement comme il l’avait laissé. Et ce n’est pas toujours une bonne surprise...

Techniquement, Puyo Puyo Fever tient ses promesses. C’est un très joli puzzle game avec des graphismes très fins mais un peu trop statiques. Heureusement, Sega a rajouté moultes effets spéciaux : rotation, zoom, transparence... Le seul point un peu étrange est la présence dans les phases intermédiaires de décors flous comme si la mise au point avait été faite sur les personnages. Ce n’est pas vraiment très esthétique car l’effet est exagéré jusqu’au barbouillage très coloré.

Graphismes : 80%
Une réalisation très appréciable pour un puzzle game.

Animation : 80%
Ici aussi, le niveau est très correct. C’est essentiellement au niveau des détails que Puyo Puyo Fever se démarque ! Chaque petits puyo a des réactions amusantes dans le tableau.

Jouabilité : 92%
Impeccable comme à l’habitude.

Bande Son : 90%
Le thème original a été abandonné. Mais les nouvelles musiques sont bien entraînantes et frénétiques, on ne regrette absolument pas ce changement.

Intérêt : 95%
Puyo Puyo Fever est un titre excellent à la durée de vie infinie.

Note Globale : 90%
Tous les joueurs qui se respectent se doivent de posséder au moins un Puyo Puyo chez lui. Cet épisode est très bon mais l’absence d’un mode 4 joueurs est dommageable.


NOTE : 09/10