Consoles-Fan
15/08/2018

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Katamari Damashii
♪♪NANA NANANANANA NA NA NA ...
Dont’ Worry Do Your Best ♪♪♪

Katamari Damashii est un de ces jeux OVNI dont je raffole et que le Japon produit de mani

L’histoire est simple. Le grand roi galactique, sous l’emprise de l’alcool a malencontreusement détruit les étoiles du ciel. Se rendant compte de sa gaffe, il charge son fils de réparer les dégâts. Armé d’une boule magnétique et de son courage, le petit prince va devoir rouler pour sauver l’univers. L’attrait de Katamari Damashii vient de son décalage absolu avec tout ce que l’on a connu jusqu’à présent. Ici, point de mitraillette ou de lance missile, il va falloir collectionner, amasser, collecter encore et encore afin de réparer la galaxie. Dès le début du jeu le ton est donné avec une introduction totalement loufoque servie par une bande son qui ne l’est pas moins. Les années 60 ont vraiment fait des ravages !

Katamari Damashii est un puzzle-game, puisque votre petit personnage va devoir collecter tout au long des différents niveaux des objets en tout genre. Au début, des trombones, punaises, taille crayons, pour que sa boule grossisse. Quand on y pense les développeurs ont appliqué le vieux principe de l’effet boule de neige. Une fois un diamètre plus important atteint, de plus gros objets pourront être acquis tels que des pelles, des sceaux, des voitures, des avions et enfin pour finir des immeubles et des îles entières. Vous dirigez la boule à l’aide des deux sticks analogiques en même temps (un peu comme les voitures télécommandées). Il existe aussi d’autres possibilités comme le saut qui vous permet de voir votre environnement depuis l’atmosphère ou encore une fonction photographie une fois que vous aurez obtenu l’appareil photo.

Au départ il faut bien avouer que le gameplay est assez déroutant car on est rarement habitué à jouer de cette manière. Heureusement, la configuration étant plutôt bien pensée on s’adapte relativement vite. Les missions principales reposent toutes sur le même principe, vous allez devoir en un temps limité atteindre un certain diamètre avec votre boule. Bien entendu, le diamètre final augmentera au fur et à mesure de vos missions, et vous passerez rapidement de quelques centimètres à plusieurs dizaines ou centaines de mètres. Toute la difficulté repose donc sur une gestion du temps et de l’espace, puisqu’il faudra appliquer un itinéraire efficace pour pouvoir atteindre l’objectif requis. Cependant, il faut reconnaître que le chronomètre est plutôt généreux et qu’il ne sera pas rare d’atteindre deux fois le diamètre imposé lors d’une partie. D’ailleurs, il est intéressant de noter qu’un record dans certains niveaux vous donnera accès à des bonus ainsi qu’à des modes secrets.

Ce qui est fascinant dans Katamari Damashii, c’est la sensation de puissance grandissante qui se dégage de votre boule. Au début, vous ne serez pas plus gros qu’une cerise et chaque objet sur votre chemin sera un obstacle potentiel. Vous aurez aussi du mal à évaluer les distances et certains endroits vous sembleront hors de portée. Mais, petit à petit votre boule grossit, vous vous apercevez que la souris qui un instant plus tôt vous attaquait fuit désormais devant vous, puis c’est au tour du chat, puis des hommes qui se mettent à hurler. Ce que vous preniez pour une falaise escarpée devient rapidement une simple marche, vous grossissez encore et toujours accrochant tout sur votre passage. Il y’a déjà bien dix minutes que vous jouez, et votre objectif qui semblait hors de portée au début se rapproche inexorablement tandis que vous aspirez ce qui ressemble étrangement à l’aéroport de Narita. Voilà à quoi ressemble une partie de Katamari Damashii.

En substance, le jeu de Namco peut paraître répétitif puisqu’il repose finalement sur le même principe du "je roule jusqu’à ce que le chronomètre atteigne zéro". Mais en réalité, aucun niveau ne ressemble à un autre. Chaque fois vous devrez procéder différemment pour atteindre votre but, privilégiant tel ou tel objet plutôt qu’un autre. De plus, on se laisse rapidement happer par l’ambiance "playmobil" unique de Katamari Damashii. Votre progression est une perpétuelle découverte puisque le niveau dans lequel vous évoluez mute avec vous. Plus vous grandissez et plus la zone d’action augmente découvrant de nouvelles zones inaccessibles. Mais paradoxalement, ces aires de jeu vous apparaitront plus petites et certains objets immenses l’instant d’avant, deviendront totalement dérisoires quelques minutes plus tard.

Graphiquement, le jeu est vraiment agréable et il se dégage une grande fraîcheur des environnements visités. Le design qui rappelle un peu celui des playmobil participe de cet atmosphère à cheval entre l’innocence de l’enfance incarnée par le Prince et l’égoïsme de l’adulte personnifié par le roi. Dépourvu de tout effet graphique superflu, le jeu de Namco brille par le nombre incroyable d’objets à collecter et de la liberté immense offerte au joueur. Malgré une apparente simplicité graphique, on remarque tout de même une certaine performance du moteur de jeu qui parvient à offrir des caméras extrêmement efficaces. Le tout s’adaptant à la perpétuelle transformation de ce monde à la dérive sans jamais recourir à des effets de clipping ou de brouillard visant à conserver la vitesse d’animation. Il faut d’ailleurs saluer, la constance à tout épreuve de ce frame rate qui parvient à gérer un nombre impressionnant d’actions à la seconde sans mollir.

Mais la meilleure partie du jeu reste la bande son qui offre un répertoire totalement atypique très en accord avec l’ambiance du jeu. Voguant de la J-Pop sucrée vers des ballades aux sonorités jazzy tout en s’arrêtant sur des thèmes totalement déjantés au tempo électronique, Katamari Damashii assure. Entre chaque niveau, le jeu se paie également le luxe de cut-scenes totalement débiles résumant la lente désagrégation de la Terre.

Katamari Damashii pêche uniquement par sa durée de vie en solo qui ne sera que de 4-5 heures tout au plus. En raison d’une difficulté plutôt faible et d’un chronomètre généreux, le joueur lambda n’aura aucun mal à terminer rapidement le jeu. Cependant, un fois le jeu fini il reste encore de nombreuses heures de folie en perspective. Tout d’abord les niveaux bonus avec objectifs spéciaux à remplir vous occuperont bien 5 heures de plus. La collecte de la totalité des objets secrets pourra vous prendre des dizaines d’heures, sans oublier le fameux mode deux joueurs qui rend en théorie certains jeux inépuisables. Vous l’aurez compris, Katamary Damashii est un jeu vraiment attachant, doté d’un gameplay particulier et d’une ambiance à toute épreuve. Ainsi, on ne s’étonne pas qu’il ait été récompensé par un prix au dernier CESA.

Graphismes : 7.5 / 10

Des graphismes simples mais plein de charme qui rappellent les jouets de notre enfance.

Son : 9.5 / 10

La meilleure bande son de ces dernières années, totalement déjantée en accord total avec le jeu, tout bonnement fantastique.

Jouabilité : 7.5 / 10

Ce n’est pas évident de manier le jeune prince et sa boule au départ. Mais une fois le coup de main pris, on est vraiment satisfait de la justesse de la configuration.

Animation : 8.0 / 10

Des caméras qui s’adaptent au moindre mouvement, une action très intense pour un puzzle game et un frame rate constant malgré le nombre d’objets à l’ecran.

Intérêt : 8.0 / 10

Le mode solo se parcourt assez vite, mais le mode 2 joueurs, les objets secrets et les missions annexes vous tiendront en haleine un certain temps.


NOTE : 08/10