Consoles-Fan
22/02/2018

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Gunbird 2
Ma sorci
Marion fait son "come back", dans un shoot aussi color

La s

Un jeu à l’aspect Excentrique

Dans GunBird2, les traditionnels vaisseaux spatiaux et autres avions de chasse brillent par leur absence.
On retrouve avec plaisir Marion, héroïne de la série, confrontée à de vils pirates l’empêchant d’évoluer à travers les stages. Heureusement, notre petite sorcière préférée est accompagnée par ses extravagants amis (en Guest Star : Morrigan des Darkstalkers !!). C’est donc parmi sept personnages que vous ferez votre choix, chacun étant l’objet d’une aventure différente (les levels ne s’enchaînent pas de la même manière).

On est tout de suite conquis par le charisme des protagonistes : il est en effet assez rare d’être aux commandes d’une écolière se propulsant dans les airs à l’aide de son Jet pack, ou, plus loin encore dans la loufoquerie, d’un marchand débonnaire perché sur son tapis magique. Cela nous change agréablement du sempiternel BattleShip désincarné, d’autant plus que les persos possèdent leur propre style de combat (la puissance et la largeur du tir varient). Les niveaux ne sont pas en reste et les ruelles escarpées de Venise ou d’une Cité Asiatique foisonnent de détails amusants qui confèrent à ce shoot une atmosphère enjouée et pleine d’entrain. Vous l’aurez compris, l’univers de GunBird 2 est GAI, je dirais même enthousiasmant. Ce soft constitue une alternative attrayante aux mondes futuristes ou post-apocalyptiques devenus on ne peut plus routiniers.

Techniquement ? Assez ambigu !

Les sept stages composant GunBird2 ont des thèmes pour le moins hétéroclites (du château médiéval aux hauteurs vertigineuses d’une chaîne de montagne). Les décors sont agréables et les sprites bien dessinés.
La vivacité des couleurs nous prouve une fois de plus que la Dreamcast n’a rien a envier aux bornes d’arcade. Ajoutez à cela un joli panel d’effets 3D sur les ennemis et vous obtenez l’un des plus beau shoot 2D sur cette console (en attendant Ikaruga). Mais c’est une certitude, la 128bits peut mieux faire, d’autant que certains défauts, absurdes sur un tel support, enlaidissent ce charmant portrait : Capcom ayant choisi la basse résolution, le soft se révèle outrageusement pixellisé, tramé, et deux désagréables bandes noires dénaturent l’esthétique générale.

En contrepartie, l’animation ne souffre d’aucune convulsion, le scrolling vertical défile sans ralentissements, malgré le florilège d’éléments affichés. Les boss sont gigantesques (parfois plusieurs écrans de taille), et se déplacent de manière convaincante. Il est à noter que tous sont sujets à de multiples transformations des plus impressionnantes. Au final, GunBird2 est techniquement ambigu : on se dit qu’il pourrait tourner sans grosses difficultés sur une autre plate-forme, mais l’opulence irradiant les décors et les graphismes anecdotiques des autres softs du genre, sur Dreamcast, mettent un terme à mes tergiversations.

Un plaisir intense

Ne nous attardons pas davantage sur la petite déception technique de GunBird2 car ce jeu possède une maniabilité exceptionnelle, caractéristique essentielle des shoot-them-up. Les commandes sont instinctives et votre héros vous répondra au doigt et à l’œil. La croix traditionnelle mise à part, trois boutons sont utilisés : un pour le tir normal, susceptible d’être upgradé grâce à des power-up, un pour une attaque rapprochée, et un pour la technique spéciale. Celle-ci, en sus d’être particulièrement dévastatrice, génère de délicieuses saynètes, au « comique de situation » mémorable, tel que l’assaut d’une forteresse volante par des bonbons, ou la destruction d’énormes méchas à l’aide d’une danseuse orientale. De plus, une barre a été intégrée et suivant son état, les dégâts occasionnés par vos tirs deviennent colossaux (notamment votre tir de base chargé).

La jouabilité de GunBird2 est si parfaite que vous vous surprendrez à sortir victorieux de situations désespérées. Cette maniabilité aux petits oignons est agrémentée d’une musique délectable : les mélodies sont entraînantes et siéent idéalement à l’ambiance festive du soft. En ce qui concerne les bruitages, ils sont dans l’ensemble bien rendus. Gageons que des voix digits de qualité interviennent lors de vos attaques et des nombreuses séquences intermédiaires.

Un intérêt indéniable mais de trop courte durée

Plusieurs modes sont présents, même s’ils se différencient peu. Jouer à deux est distrayant, mais il faudra faire abstraction d’une confusion souveraine à l’écran. Vous pourrez recommencer l’aventure avec les sept personnages car chacun d’entre eux offre une approche, une façon de guerroyer relativement unique. Il y a quartorze fins possibles, et des séquences amusantes parsèment votre périple.

Une galerie d’images « kawai » est disponible et un classement sur Internet prolonge un tantinet soit peu la durée de vie du soft. Mais ces subterfuges n’y feront rien : vous viendrez facilement à bout des stages (une demi-heure pour les plus inexpérimentés), malgré quelques passages délicats en difficulté normale. En dépit de cette facilité déconcertante, il serait tout de même regrettable d’éluder ce gd-rom bouffi de pétulance, d’autant que les autres softs du genre ne peuvent se targuer d’être plus longs.

Conclusion

Grâce a son gameplay qui nous rappelle les heures de gloire de ce style de jeu, la 128bits de Sega se dote avec GunBird2 d’un bon shoot-them-up 2D qui ravira à coup sûr les adeptes du genre. Pour les autres, se le procurer en occasion me paraît plus judicieux.

Les Notes ! (roulement de tambour)

Présentation : 6/10
Une succession d’images fixes présentant les différents personnages. La pauvreté de l’introduction est compensée par la sobriété des menus, parfaitement compréhensibles.

Graphismes : 7/10
Des décors variés, colorés et vivants ! Les sprites sont admirablement ébauchés, en particulier ceux des Boss.
Quel dommage que ce joli tableau soit gâché par la basse résolution et les 2 bandes noires sur les côtés.

Animation : 8/10
Elle ne souffre d’aucune trépidation. Pas de ralentissements et des effets 3D de toute beauté pour les transformations des Boss. Du tout bon !

Bruitages : 6/10
Rien d’exceptionnel... Vos tirs et ceux de l’ennemi sont bien rendus, quoiqu’assez répétitifs.
Des digits ornent votre aventure (Aux allergiques des voix japonaises criardes : Baissez le volume de votre Super Trinitron ! :eek : )

Musiques : 7/10
Des petites mélodies sympathiques que vous ne retiendrez pas, mais qui servent avec maestria l’ambiance du soft.

Maniabilité : 9/10
Parfaite ! Vraiment rien a redire. Les commandes sont simples, et il n’y a pas de temps de latence entre le moment où vous appuyez sur le bouton et le tir à l’écran (défaut majeur et habituel dans les shoots).
Trois attaques sont à votre disposition, et vous les utiliserez avec la plus grande facilité pour vous sortir des situations périlleuses.

Durée de vie : 4/10
Les shoots ne jouissent pas d’une grande réputation pour ce critère. GunBird2 ne déroge pas à la règle, en proposant une durée de vie extrêmement courte malgré ses nombreux modes. La possibilité de recommencer l’aventure avec les sept personnages, et de jouer à deux prolonge un peu le plaisir. Mais cela reste insuffisant.

Intérêt : 7/10
Manifeste pour les fadas du genre, l’intérêt de GunBird2 réside dans son gameplay, efficace et frénétique.
Je le conseille aussi aux non-initiés, mais d’occasion, car sa durée de vie vous paraîtra abusive.

Note globale : 7/10

Yonid


Les bandes noires ont
NOTE : 07/10