Consoles-Fan
19/04/2018

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Dogville
Une parabole th
qui critique la soci

Lars Von Trier, en grande forme d

Ultracréatif et filmé une fois de plus caméra à l’épaule, ce film surfe sur l’antidogme puisque cette fois-ci, les musiques et les bruitages ont été rajoutées au montage, et pour cause, ils sont là pour combler l’image : le spectateur imagine à sa manière en fonction des sons !

Un fond noir symbolise la nuit, un fond blanc le jour, comme pour rappeler la dualité du bien et du mal largement exploitée dans ce film. Car derrière leur enrobage sucré, les habitants du village de Dogville ont quasi tous les vices que l’on puisse imaginer. Aaaah, le bon père de famille, il nous réserve bien des surprises. En chacun d’eaux y aurait-il un pervers, un violeur, un voleur, un profiteur... ?

Entre la bonne poire et l’idiote

Dogville est un film sur la différence, l’esclavagisme moderne, mais surtout le comportement humain qui turbine à l’opportunisme et à la lâcheté. Il montre une mauvaise facette, un mauvais reflet de l’humanité, certes, mais qui existe bel et bien et qui est magistralement mis en scène grâce à une Nicole Kidman qui interpêtre Grace, une jeune femme complètement fragilisée et soumises aux habitants du village. Pleine de compassion, de naïveté et de bonté, Grace comprend mais veut aussi résoudre, voire éradiquer le mal. Elle semble en tous cas bien seule face à la perversité de l’Homme.

Lars Von Trier nous peint l’Humanité telle qu’elle est, en nous balançant une vérité indécrotable que le spectateur se doit d’accepter tant elle est évidente. Mais bien plus qu’un film d’individus et qu’une étude de comportement, Dogville est soutenu par un scénario pesant mais passionnant et diablement bien ficelé.


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